‹ Les Turcs, ce que fut leur empireChapitre 5 sur 31 · XII PREFACE · texte numérisé non relu

XII PREFACE

les provinces byzantines dont la réputation d'opulence était parvenue jusqu'aux extrêmes limites du monde oriental.

Deux voies s'offraient aux Turcs et aux Mongols, à ce flot qui débordait sur le monde civilisé : embrasser l'Islam ou se faire chrétiens. L'âme grossière des Djagathaïs ne pouvait comprendre les spéculations philosophiques du monde civilisé, elle opta pour la religion la plus tolérante, l'interpréta suivant les instincts brutaux de sa race et c'est à corps perdu qu'elle se plongea dans la barbarie.

Par ses fautes et ses faiblesses, la pourpre romaine avait compromis la civilisation et l'Empire au moment oia Mahomet s'était levé, faisant renaître les principes asiatiques des vieux âges. La Loi avait anéanti le Mazdéisme, religion pure, et converti par la force les Aryens de l'Iran à ses vues. Elle allait peu à peu dominer sur le monde grec quand les Turcs sont apparus, avides de conquêtes et de jouissances, musulmans eux aussi, mais Turcs avant tout, c'est-à-dire égoïstes, cruels, ne possédant aucun autre idéal que les jouissances matérielles. Et le moi de la race était dominé par le moi de ses maîtres, il le sera jusqu'à nos jours.

Les Turcs en tant que Turcs étaient peu nombreux ; car la majeure partie de la nation était restée dans la Transoxiane et dans les pays de la Caspienne, et le flot qui marcha vers l Occident se divisa lui-même en deux branches ; celle de la Russie méridionale et celle qui

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