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C. — SANDJAK DE DJÉBEL-BÉRÉKET

(Monts Amanus).

Il se divise en cinq cazas :

1° Le Caza de Erzine.

2° Le Caza de Osmanié, (converti actuellement en

Caza de Deurt-Yol).

3° -— Boulanik.

4° — lslahié.

5° — Khassa.

Djèbel-Bérèket se traduit par Monts d'Abondance ; ce sont les monts Amanus des anciens, dénommés aussi Guiavour Dagh (Monts des Chrétiens), appelé par les arméniens, Hay-lere (Monts arméniens) ou bien aussi Monts-Noirs.

Voici les localités du Sandjak :

Erzine (Argheni). Chef-lieu des autorités du Sandjak à trois heures delà mer. (Population : 300 famil-

les islams et 30 familles arméniennes. Ces dernières ont été toutes massacrées impitoyablement. — Le sol n'est pas prospère et l'eau est rare.

Tchork-Marzouan. — Non loin de la mer, anx pieds des monts Amanus, distante de 2 heures 1/2 d'Erzine et de 1 heure de Payas. — Ce nom provient d'une ancienne dénomination arménienne. Les fondateurs de ce village venaient de Zeïtoun et l'avaient baptisé ainsi à cause de quatre notables de la nation arménienne qui le gouvernaient. Tchork-Marzban est un composé de deux mots arméniens, Ichork (quatre), marzban (seigneur ou gouverneur). Ce nom déplaisant au régime hamidien on Fa transformé en Deurt-Yol en turc. Elle possède 1000 familles arméniennes ; c'est une ville essentiellement arménienne. — Son marché possédant quatre rues, on l'a dénommée aussi Deurt-Yol, (Quatre chemins); on l'appelle aussi Tchaï (Rivière) parce qu'une rivière la traverse.

Tchork-Marzouan, avec les villages voisins Odjakli et Euzerli a des jardins magnifiques de citronniers, d'orangers de différents acabits ; la production est abondante. — La qualité de ces oranges est supérieure à celle de Jaffa et de Tripoli. On en envoie par tout l'Empire ottoman et en Russie. Il se fait annuellement une exportation de 50 millions de pièces d'oranges et de citrons. — Son territoire est vaste et très fertile, sa population est très intelligente, valeureuse, courageuse et enclin au progrès. — 40 0/0 de la population s'occupe de commerce, 40 0/0 d'agriculture et le reste de toutes sortes de travaux : il s'y fait un commerce de soie de 275.000 francs.

Elle a profité énormément pendant ces dernières années du commerce des planches de bois qu'on se

procure dans les forêts avoisinantes. — H n'y a pas eu beaucoup de victimes pendant les événements de 1909, grâce à sa fameuse résistance de quinze jours aux bandes armées d'une vingtaine de mille hommes ; les habitants de Odjakli, Euzerli et Nadjarli s'y étaient réfugiés aussi. — Mais les magnifiques fermes qui se trouvaient du côté d'Ayas, Akpounar, Arsus, Hamzali ont été saccagées, dévastées et à peu près 200 cultivateurs métayers qui se trouvaient sur les routes, ont été massacrés parles assaillants musulmans.

Si l'on créait un petit port devant la ville, en y construisant des docks et des douanes et qu'il y ait un service de bateaux, le pays et le gouvernement auraient chacun leurs avantages et leurs profits particuliers.

Tchork-Marzouan possède des écoles pour garçon nets et pour filles. Son commerce est assez florissant, étant presque le chef-lieu de 150 à 200 villages. Si l'on s'avance de 1 à 2 heures à l'intérieur vers les monts Amanus, l'on découvre un splendide panorama, une vue rare et superbe vers Tchoukour Ova, le golfe d'Alexandrette et la Méditerranée. — La classe aisée vient ici passer la saison estivale à Tcheukek, Délioghlan, et Tchinar-Kovouchi.

Dans une forêt au-dessus de Tchork-Marzouan, sur le versant de F Amanus (Monts Noirs), on découvre les restes et ruines d'une abbaye, vestiges de l'ancien catholicosat cilicien.

Odjakli, situé à un quart d'heure de Tchork- Marzouan (900 habitations dont la moitié arméniennes). — Les arméniens, aussitôt que les massacres ont commencé, ont abandonné leurs maisons et

meubles et se sont réfugiés à Tchork-Marzouan. Tout ce qu'ils possédaient a été pillé, démoli et brûlé. — Une quarantaine de personnes qui n'avaient pu s'échapper, ont été égorgées et éventrées.

Euzerli. — Beau village, entouré de jardins, à 1 heure de la mer et distant d'une demi-heure de Deurt-Yol.

Ses oranges sont renommées, l'eau est excellente. Elle possédait 600 familles dont la moitié arménienne. Celles-ci se sont sauvées à Tchork-Marzouan. Leurs biens ont été brûlés et enlevés; tout est ruine et désolation. Euzerli possédait deux églises et trois écoles arméniennes.

Ayas (Ancien Aegae), à une distance de 6-7 heures de Tchork-Marzouan. C'est le chef-lieu du Nahiè de Youmourtalik. C'est une petite ville historique; Aîexandre-le-Grand s'est battu là contrôles Persans. C'était un petit port très actif dans l'antiquité, faisant le transit du commerce entre l'Orient et l'Occident. Les Egyptiens, les Vénitiens et les Génois y avaient leurs ambassadeurs. On y remarque encore, ainsi que dans les environs, les vestiges d'anciens aqueducs, forteresses, palais et résidences balnéaires aux bords de la mer.

C'est le port d'exportation des blés et produits de Sis, Kars, Osmanié, Hamidié et Tchork-Marzouan ; pendant la saison d'été, quelques bateaux à vapeur viennent charger de la marchandise à destination de l'Occident.

Une partie des 30 familles arméniennes a été victime des troubles.

Kessar. — Petit village tous près d'Ayas.

Nadjarli est le seul village arménien du Nahiè

d'Ayas ; son sol est très fertile. Situé sur une hauteur, à 3 heures d'Ayas, il possède 150-160 familles arméniennes s'adonnant à l'agriculture. C'est le village du liva qui paye le plus de dîme au gouvernement pour sa production ; cette dîme atteint presque 180.000 piastres annuellement (42.000 francs).

Les habitants de ce village après une résistance de 25-30 heures, aux attaques de 15.000 bandits pillards armés se sont enfuis à Tchork-Marzouan, le village fut mis à sac et incendié par les sauvages.

Osmaniè. — Ce village contenait environ 2.000 maisons dont 250 familles arméniennes venues un peu de toutes les provinces de l'Arménie ; elles s'occupaient de commerce et d'industrie, mais elles étaient généralement pauvres. La production dii riz est abondante.

Il y a eu un massacre presque général des arméniens; cependant quelques-uns ont été sauvegardés par quelques musulmans qui ont eu pitié d'eux. Environ 2.000 arméniens, en comptant les ouvriers agricoles ont été immolés dans l'espace de deux heures et brûlés dans leur église. Il ne reste plus que quelques vieilles veuves.

Yarpouz. — 11 y existait une centaine de familles arméniennes, mais elles avaient déjà colonisé ailleurs bien avant les troubles de 1909 ; il n'y a donc presque rien à signaler.

Kichnez* — Centre du nahiè de Kaypak. Toute sa population de 150 familles est arménienne ; ce sont tous des agriculteurs. Il y a eu peu de victimes aux événements.

Rassan-beyïïk (Hay-lère, en arménien), à 6 heures au Nord-Ouest d'Osmanié. C'est la station estivale

d'Osmanié très agréablement située sur des colines. Elle possédait 500 maisons dont la grande partie arménienne. Quoique les arméniens aient résisté pendant quelque temps à la populace armée, ils ont été pourtant obligés de s'enfuir, la moitié a été massacrée.

Bahdjè au caza de Boulanik, à 10 heures à l'Est d'Osmanié, sur la route de Marache. Le chemin de fer de Konia à Bagdad passera par là. Elle possédait 500 maisons, dont 100 maisons arméniennes. La populace a incendié ces dernières et massacré leurs habitants entièrement. Le mufti de ce village a été le plus sauvage des barbares de la région, ses méfaits monstrueux sont innombrables.

Islahié, situé au Nord-Ouest d'Osmanié. C'est une sous-préfecture à 18 heures de cette première. Elle possède 500 maisons entièrement turques. Les habitants sont tous dans la misère.

Payas, ancien petit port historique Baïac. 11 ne sert actuellement que de bagne pour les condamnés criminels. Sur la Méditerranée. Il s'appelait également Layas.

Akbès (ancien Akbar) ou Àk-bache, toute petite ville, non loin d'Alexandrette, pas très loin de Beïlan ; sur le versant oriental des Monts Amanus. Il y existe un couvent des Pères Lazaristes.

D. SANDJAK DE SÉLEPKÉ, se divise en quatre Cazas (Sous-Préfecture). C'est-à-dire Anamour y Gulnar, Mo ut et Arménak.

Ce Sandjak se trouve situé à l'Ouest du Sandjak

de Mersine et longe les bords de la Méditerranée. La ville principale est Sélefké.

Sèlefkèy est une ville très insignifiante, assise sur les ruines de l'ancienne ville historique de Sèleucie. Elle possède environ 500 maisons dont la moitié islams et Fautre moitié grecques et arméniennes. Comme elle est située à deux heures de la mer, son port, Tache-oudjou, ne possède que peu d'habitations. Elle est aussi bâtie sur remplacement d'une ancienne ville et d'une forteresse en ruines.

Sélefké est sortie indemne des derniers massacres. Le nombre des arméniens y était tout à fait insignifiant, on n'a pas pris la peine de s'occuper d'eux; au contraire les autres citoyens les ont pris sous leur protection.

Ainsi nous n'aurons pas à nous étendre longuement dans la description de ce sandjak, puisqu'il ne contient rien d'intéressant concernant les troubles ni la géographie commerciale.

E. SANDJAK DE KOZAN. — Chef-lieu Sis, est un mutessariflik (préfecture) divisé en quatre Cazas (sous-préfecture).

1° Caza de Sis

2° — — Hadjine

3° — — Fekké

4« — — Kars-bazar.

1° Caza de Sis. — Ce Sandjak s'appelle Kozan parce que, il y a trente-cinq ans environ quelques beys nommés Kozanoglou s'étaient emparé de ce coin

de terre et Pavaient gouverné pour leur compte propre pendant l'espace de six mois; ils furent finalement vaincus, faits prisonniers et tués (on trouve encore de leurs descendants à Constantinopie qui vivotent de quelques revenus de terres dont ils sont restés propriétaires dans ce sandjak).

Voilà pourquoi le gouvernement Ottoman préfère quand même appliquer le nom de Kozan à ce sandjak, pour faire disparaître la vraie dénomination arménienne de Sis. Ce sandjak est donc reconnu administrativement, sous le nom de Kozan.

Sis (Ville), était la dernière capitale du dernier royaume arménien de Gilicie ; il ne lui reste rien de sa splendeur d'il y a cinq cent cinquante ans environ. Cette ancienne capitale arménienne est presque un amas de ruines et son aspect est une tristesse morne.

Elle se trouve au Nord-Est d'Àdana à une distance de dix huit heures à cheval. La forteresse arménienne de Sis est célèbre dans toute l'Asie Mineure. Construite au milieu de Fimmense plaine de Tchoukour- Ova si fertile en productions, elle contient plusieurs vestiges des anciennes splendeurs royales arméniennes. De toutes parts on rencontre à Sis les vestiges et les tombeaux d'une ville ancienne, ornementés de versets de psaume et de croix gentiment dessinées.

Le couvent arménien de Sis est le siège des Catholicos de Cilicie ; c'est encore une antiquité bien renommée comme la forteresse même et elle est bâtie sur le flanc d'une riche colline. C'est dans la crypte de la belle église de ce couvent que se trouvent les tombeaux des derniers rois arméniens de Cilicie. Le dernier roi Léon VI de la dynastie des Lusignan

fut l'hôte de la France, il a demeuré six ans au Palais des Tournelles à Paris cherchant aide et protection pour rentrer en Gilicie, mais la mort Ta emporté dans ses chagrins quotidiens et il fût enterré dans la basilique de Saint-Denis, près de Paris. Les amateurs d'antiquité trouveraient des objets bien curieux dans ce couvent de Sis, concernant l'époque arménienne de Cilicie.

Sis possède 1.000 maisons dont 800 arméniennes et 200 islams. Aux événements d'avril 1909, les arméniens de cette ville ont fait une belle résistance soutenue pendant cinq jours contre une nombreuse populace assaillante. Grâce à cette attitude courageuse des habitants la ville a été sauvée de l'anéantissemant et il y a eu peu de pertes d'hommes.

Les villages à proximité de la ville sont Hadjilar, Soulou-han, Bechehuyiz, Ak-Kaya, Akdam, Tehoak, Tchétchène Say-Guetchid, Ayvali (Kurd).

Anavarza (ancien Anarzapa), se trouve à trois heures vers le Sud de Sis. C'est une magnifique forteresse restant du temps du royaume cilicien. Tout près de là se trouve la belle et productive ferme de Telan, dépendant du couvent du catholicosat arménien de Sis ; cependant le gouvernement suscite continuellement des misères pour enlever tôt ou tard cet apanage au couvent.

2° Caza de Hadjine. — Ville principale Hadjine.

Hadjine (Ville) est située à quarante heures au Nord-Est d'Adana et à vingt heures à cheval de la ville de Sis. Ville essentiellement arménienne de 25.000 âmes environ près des monts Taurus ; elle possède seulement une cinquantaine de familles islams

qui parlent aussi l'arménien. Elle est bâtie sur le versant d'une colline, en forme d'amphithéâtre. Au centre de la ville, à l'extrémité d'un précipice terrible, se trouve une formidable forteresse restant du temps des rois de Cilicie, dans son enceinte on a construit une magnifique et solide cathédrale ; c'est une antiquité à visiter.

Hadjine possède en outre deux églises grégoriennes, une arméno-catholique^eux églises des arméniens protestants, ainsi qiTune mosquée. La communauté arménienne possède en plus au versant d'une montagne en face de la ville le beau couvent renommé de Saint-Jacques.

Les habitants sont des agriculteurs et des travailleurs acharnés. En été il y fait frais, on respire l'air sain de la montagne, mais en hiver la plupart des hommes s'en vont vers les régions plus tempérées, du côté de la plaine d'Adana pour y chercher du travail et leur subsistance; ils sont presque tous pauvres. Voilà pourquoi la grande partie des massacrés aux environs d'Adana se trouvaient être des originaires de Hadjine. Actuellement il y a à Hadjine des quartiers pleins de veuves et d'orphelins où Ton ne voit pas un seul homme vaillant. Hadjine est la ville la plus importante de Cilicie et celle où il existe le plus d'arméniens. Cette ville a fait une résistance opiniâtre pendant treize jours consécutifs en avril 1909, contre 12 à 15.000 hommes de populace armée et les soldats réguliers de Fekké, qui ne demandaient qu'à démolir et brûler toute la ville et anéantir les arméniens. Miss Rose Lambred s'y est dévouée corps et âme pendant et après les événements en question.

Hadjine est une ville qui a beaucoup d'avenir, si

l'on ne lui porte pas un coup. L'école des filles des Pères Jésuites et trois maisons seulement ont brûlé.

Dans ses environs se trouvent deux beaux villages arméniens Char-dêré et Roumlou, ainsi que plusieurs villages habités par l'islam, c'est-à dire Maghara, Yaghbassan y Panlik, Gurlochène , Imam-colon, Karsavourarij Changza, Heuketdji, Bolad, Akpounar , Kaya-pounar y Iydebel, Tchamourlou , ChortdjagheZy Hastahanè, Damlali y Doghanli, Kayardjikli KazekU, etc., etc , etc. Ce sont les populations de ces villages, réunies aux montagnards qui qui se sont ruées à main armée sur la ville de Hadjine.

Char-déré (village, près de Hadjine mérite une mention toute spéciale à cause de ses antiquités ; c'est l'ancien Comana des Romains. C'était une station estivale recherchée ; on y rencontre les vestiges d'un temple païen ainsi que d'un amphithéâtre et des catacombes ayant des pièces souterraines en marbre.

Parmi les antiquités on remarque également une immense pierre en forme de porte qu'on appelle Tache-capou. La grande partie des constructions de ce village sont des restes d'anciens palais en marbre du temps des romains, les cours sont dallées de superbes pierres ornementées de dessins agréables, les murailles des chambres sont en faïence et en pierres de couleur. Les vestiges de palais et de bains romains sont nombreux. Les habitants font le commerce de monnaies antiques et d'antiquités précieuses. Les antiquaires feraient bien de visiter une fois ces parages pour examiner des trésors qui y sont enfouis.

t 3° Caza de Fekké. — Chef-lieu Fekké.

Fekkê (Ville) ancien Vahga des arméniens. Elle est située entre Sis et Hadjine à six heures au Sud de cette dernière ville, dans les chaînes du Taurus. Assis sur un effrayant précipice, à Fextrémité de Ja ville, le fort de Vahga domine les plaines et cause de l'effroi aux voyageurs qui passent par là.

Quand à la suite de la fin tragique du roi Kakig de la branche Pakradouni, la royauté arménienne des bagratiens s'éteignit à jamais, le prince Roupène proche parent du défunt émigra delà grande Arménie et vint planter la base de sa principauté dans un village nommé Coromozol [Gurumdjé des turcs) à huit heures de distance de Vahga. Après sa mort, son fils Constantin 1 er a choisi Vahga comme capitale de la principauté.

Par conséquent le premier berceau du royaume cilicien fut Coromozol, ensuite Vahga, plus tard Sis et Tarse et en tout dernier lieu encore Sis. Le fort de Vahga était un fort beau monument antique aujourd'hui en ruines.

La ville se compose de 500 maisons dont 300 arméniennes. Les arméniens ont été épargnés aux derniers événements, grâce à l'humanité et à l'intelligence du caïmacam qui a su les préserver.

Aux environs de Fekké se trouvent les, villages arméniens de Gurumdjé (Coromozol) Yerébakan, Carakeuy , Tachdji, Bechkardache, Sati, Yénidjé, etc., etc.

4° Caza de Kars-bazar. — Chef- lieu Kars.

Kars est situé à 18 heures à l'Est d'Adana et à

6 heures au Sud de Sis ; son nom officiel est Kars*

Zulkadri. Elle possède 400 maisons, moitié islam, moitié arménienne. Aux environs on compte 67 villages; c'est ici qu'un marché se tient où les villageois se pressent pour trafiquer du commerce des produits de leur sol. Les arméniens y possèdent une église et deux écoles ; les prêtres latins ont également une petite école. Ce village a échappé au carnage grâce à sa belle résistance dirigée par Djine Torosse, arménien originaire de Hadjine. Ce héros de cœur a sauvé 6.000 arméniens accourus là de tous les environs ; malgré cela, plusieurs maisons ont été détruites.

Le château-fort du prince Ochine Lampronatzi se trouve dans un état délabré, sur la route de Marache.

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