CHAPITRE V
L'activité indépendante des phénomènes dans les esprits logiques.
Divers procédés imparfaits conduisent à l'harmonie.
lûil b es" "'"^'^ -'"-»-ent ou volontairemen équilibres a peu près en tout, d'autres conservent eur aplomb au moyen de chutes évitées et se fonrune
résolues. Tous ces procédés imparfaits, en tant au'ils
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par contraste , par contiguïté ou par ressemblance supposent nécessairement une certaine activTté indl' pendante des éléments psychiques - ,e manqu Tha monie de , ensemble étant le même fait, eon^déré seu-
acttvilé ind"' "f "*"'"* ''" ^"^'''"^^ -°*« d« -tte activité indépendante, considérée en elle-même à un
point de vue très général, et en tant qu'elle sert"
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roublee. Nous verrons comment elle peut préparer
une harmonie future, ou bien utiliser une harmoi L
passée ^quand l'esprit, malgré ses troubles, res^i!
paM'activité'"*, ""r* ^^ '''"-'^--ce relative, par 1 activité indépendante des éléments, que comi
mence la formation d'une harmonie supérieure à ceHe qui existe déjà. Toute la période de traLitio;! dept
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LES ESPRITS LOGIQUES
le moment où le germe nouveau est né ou s'est, au moms, manifesté, jusqu'au moment où il aura pu détermmer une nouvelle orientation de l'esprit et produire ou contribuer à produire un équilibre plus complexe sera occupée par le jeu indépendant de plusieurs ten^ dances, par une activité mal dirigée, sous laquelle pourtant, on devine des sources d'énergie non encore épuisées qui permettent d'espérer l'ordre futur
Il est rare qu'un équilibre s'établisse par des procédes harmonieux et sages, il faut donc s'attendre à ce que tout développement marqué, tout changement du système général, s'accompagne de troubles divers et d'une sorte de révolte des idées et des sentiments' L'anarchze éclate quand un principe directeur disparait sans qu'un autre le remplace - nos systèmes psychiques n'ont pas toujours la sagesse de se bien conduire spontanément. Mais ce trouble varie beaucoup d'un esprit à l'autre. Chez les équilibrés il sera presque imperceptible, ou du moins, très vite corrigé. Au contraire, chez des esprits logiques, en somme, mais un peu troublés, le désordre relatif s'accentuera et pourra se prolonger quelque temps.
Dans un esprit apparemment équilibré un projet se forme, une nouvelle conception de la vie se dessine une Idée naît, une invention germe, sans que celui en qui cet état nouveau apparaît et se développe ait conscience de l'avoir semé, de l'avoir voulu ou préparé II nous est arrivé à tous, surtout à des moments de crise quand l'harmonie de l'esprit est encore indécise et superficielle, à la puberté, ou, plus tard, dans les circonstances plus ou moins reconnues où une vocation peut se décider, d'apercevoir en nous avec surprise des Idées que nous ne nous connaissions pas, ou même
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d'agir sous l'influence de sentiments encore incompris et dont nous ne voudrions pas admettre l'existence.
Ces idées qui viennent ainsi rompre la régularité de la vie mentale, ce sont quelquefois des impulsions morbides qui vont détruire l'unité de la vie, tourmenter l'individu et l'amoindrir sans pouvoir ni établir une orientation définitive de l'esprit, ni se ranger sous quelque autre système dominant. Ce sont quelquefois aussi des inspirations fécondes qui tout en restant d'abord en dehors de la personnalité constituée, en formant un système isolé, peuvent lui être utiles, contribuer à la développer, à la rendre éminente ou supérieure, et, peu à peu s'immiscer en elle et arriver à la diriger, à la constituer pour une bonne part.
Nous examinerons plus tard en elle-même l'invention qui nous servira à différencier les esprits et à introduire parmi eux de nouvelles catégories. Considérons un peu les rapports des idées littéraires, par exemple, de celles qui vont devenir le point de départ d'une œuvre, avec l'ensemble de l'esprit. Elles sont, pour ainsi dire, isolées, tout d'abord, dans la personnalité qui les reçoit, elles constituent une sorte de superfétation, une petite personnalité greffée sur l'autre. Assez souvent elles s'harmonisent mal avec l'ensemble du moi. Elles sont à la fois acceptées et rejetées par lui, acceptées comme thème littéraire, comme système d'idées à faire vivre, à développer ainsi qu'une plante dans une serre, rejetées — en bien des cas, —en tant qu'harmonie vivante qui tendrait à s'imposer à l'esprit, à le dominer, à le pétrir à sa guise, à diriger la conduite. C'est ainsi que nous pouvons remarquer assez souvent une discordance manifeste entre l'œuvre d'un
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homme et sa vie, entre les sentiments qu'il exprime dans ses œuvres et ceux qui ont inspiré ses actes. LW
d un dehcatesse insuffisante. Les poètes qui chantent e plus volontiers dans leurs vers les émotions
faire n"f"r' f" '" """""^"'^ ^" '^« *-L„t de faire naître chez leur lecteur et tous les prêcheurs de morale ne sont pas vertueux.
Sans doute, les sentiments exprimés dans les livres correspondent bien à quelque réalité. Ils indique" parfois une revanche d'une partie de la nature qui se
hbre al autre. Inversement un homme d'esprit sage inquiète par quelques tendances moins bonnes qu'il ré pnme pourra laisser ces tendances se satisfaire par imagination, et, s'il écrit, quelque chose en passera dans ses œuvres. Les êtres les moins tendre et es moins pitoyables se laisseront émouvoir, au thélt e par les malheurs de la vertu et des criminels soup^ reront même après la punition du crime. Il se peut ainsi que la personnalité esthétique - qu'elle crée des œuvres ou qu'elle prenne connaissant des œ" vres des autres - soit, en certains cas, et dans une mesure qu'il ne faut pas exagérer, complément le e„ qudque sorte de la personnalité active. Et dans a personnahte esthétique nous ferions entrer celle qui se dépense en projets non réalisés, en intentions' sa:!
Il y a là une sorte de dédoublement de la personnahte, et une activité indépendante et contradictoire d systèmes dont les uns devraient soumettre, ré! duire et s'assimiler les autres. La logique de l'e prH