FAITS EXPÉRIMENTAUX
Nos expériences ont porté sur 9 chiens dont l’un n’a pas été encore sacrifié afin de suivre plus longtemps les processus de réparation.
Pour chacun de ces chiens, nous citerons les particularités de l'intervention, le nombre de greffes, le temps au bout duquel l’animal a été sacrifié, puis l'examen macroscopique et microscopique de la pièce. Ces derniers sont dus à la plume autorisée de notre maître le D" Carnot, qui les a formulés, tout en examinant méthodiquement la coupe.
Nous y ajouterons quelques dessins qui n’ont la prétention que d’être des schémas, et que nous souhaitons assez clairs pour la compréhension du texte.
Expérience I.
Chien n° 1. — Chien à longs poils, ulcère et greffes au 10° jour.
Opéré le 13 janvier 1908. — On fait à la face postérieure de la grande courbure une incision transversale, qui intéresse la couche séreuse et la couche musculeuse de l'estomac, mais en laissant intacte la muqueuse. On saisit celle-ci avec une pince et on la décolle sur une large étendue en clivant le tissu cellulaire sous-muqueux qui est très lâche. On attire de la sorte un sac de muqueuse au travers de la boutonnière formée, simulant une hernie. On sectionne enfin celle-ci au ras du collet, sur une partie équivalant à peu près à une pièce de 5 francs. Par sa propre élasticité la muqueuse sectionnée rentre dans la plaie, lais-