‹ Les Ulcères Juxta-Cardiaques de l'EstomacChapitre 24 sur 29 · GORE · texte numérisé non relu

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collatéraux. Personnellement bonne santé habituelle; est mère de quatre enfants vivants et bien portants.

Il y a huit ans, la malade commenca à souffrir de l'estomac. Les douleurs eonsistaient en crampes, en sensations de brûlures survenant une heure après les repas. Elle n'a jamais eu de gêne à la déglutition. Depuis trois mois, les douleurs gastriques sont devenues transfixiantes, c'est une véritable douleur en broche. Ces douleurs étaient nettement ealmées par des vomissements survenant soit une heure et demie, soit trois ‘heures après le repas. En août 1917, hématémèse assez abondante, elle dit avoir vomi du sang rouge avec des aliments; à partir de cette époque le médecin qui la soignait a pu constater, à différentes reprises, des Weber positifs. Elle n'aurait pas eu d'autre hématémèse, n1 de vomissements marc de café. Elle attire l'attention sur son amaigrissement considérable, Elle pesait, dit-elle, 82 kilogrammes en 1912, elle n'en pèse plus à son entrée que 52. Somme toute, amaigrissement de 30 kilogrammes en cinq ans.

À l'examen, malade assez amaigrie, au facies pâle. L'examen de la région gastrique ne permet pas de déceler d'ondes péristaltiques, pas de clapotage à jeun; l’estomac, cependant, semble un peu dilaté à la percussion. La malade est très constipée, le Weber est négatif. Somme toute, pas de signes de sténose vraie. Depuis le mois d'août 1917, la malade ne s’alimente qu'avec des potages.

L'examen des poumons permet d'affirmer qu'on est en présence d'une bacillaire. On trouve, en effet, un ramollissement du sommet droit avec râles humides, un peu de retentissement de la voix et de la toux, et un souffle cavitaire sous la clavicule gauche. La malade, interrogée soigneusement à ce sujet, dit qu’elle n'a jamais eu d’hémoptysie et décrit bien le rejet de sang qu'elle a fait par la bouche en août 1917 comme une hématémèse,

Intervention, le 4 décembre 1917. — Laparotomie susombilicale. On tombe sur un ulcère Juxta-cardiaque de la

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petite courbure silué à peine à 1 centimètre au-dessous du cardia et adhérant intimement au pancréas. La région est relativement mobilisable, aussi se décide-t-on à tenter l’ablation. On décolle l’uleus du pancréas et on l’excise largement. On fait la suture longitudinale qui ne rétrécit pas Le cardia. Cautérisation de la surface pancréatique qui était adhérente et formait le fond de l'uleus.

Le 8 décembre la malade eut une hémoptysie assez abondante. Cependant, le 30 décembre, sa plaie opératoire était guérie et elle pouvait prendre quelques potages. Elle était dans un très grand état de faiblesse.

Le 2 janvier 1918, mort de cachexie tuberculeuse.

B. L’exérèse au thermo-cautère ou procédé de Balfour. — Balfour!, dans l'article où 1l expose sa méthode, pose en principe que le traitement idéal de l'ulcère gastrique est la résection au bistouri. Mais, dit-1l, le problème-à résoudre est de savoir si l'ulcère peut être excisé sans dangers. Or il ne voit pas dans l'acte opératoire de la résection au bistouri de véritable difficulté, sauf cependant le cas oir l’ulcère est très haut situé sur la petite courbure, mais 1l prétend que, même entre les mains d'un chirurgien expérimenté, l'excision fait courir au malade des risques sérieux. Ces risques sont surtout l'hémorragie post-opératoire, peu abondante mais persistante qui survient, soit dans les vingt-quatre premières heures, soil dans les sept ou huit jours après l'intervention. Il ajoute qu'ayant observé cette complication tardive un assez grand nombre de fois, il fut amené à chercher une méthode nouvelle pouvant l’éviter.

1 Traitement de l’ulcère gastrique par la cautérisation /Surgery- Gynecology and obstetrics, oct. 1914, p. 528-530).

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