‹ Les Ulcères Juxta-Cardiaques de l'EstomacChapitre 25 sur 29 · LEP ONE · texte numérisé non relu

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Ces dangers post-opératoires, et particulièrement l'hémorragie sur lesquels Balfour insiste longuement, nous paraissent à l'heure actuelle de peu d'intérêt, si les sutures des tranches gastriques sont faites convenablement. Il faut surtout s’attacher à faire avec beaucoup de soin la suture muco-muqueuse qui est la véritable suture hémostatique. Les sutures étant bien faites, nous n'avons jamais rencontré cette complication, et si, dans deux ou trois observations de notre maître, 1l est noté que des hémorragies tardives sont survenues, elles ne tenaient nullement au procédé opératoire employé, mais toujours à un ulcère en évolution qui n’avait pas été remarqué au moment de l'intervention. Balfour ajoute : « La cauthérisation est une méthode qui donne les résultats les plus .satisfaisants pour traiter de nombreux ulcères superficiels, non seulement par la destruction des tissus qu'elle provoque, mais encore par l’empêchement de l’hémorragie. L'application du principe ci-joint a été mis en application à la Clinique Mayo, dans un assez grand nombre de cas, cependant nous ne sommes pas encore en position pour fixer comment la dimension, le caractère et la situation de l’ulcère limiteront la méthode. »

A notre avis cette méthode ne peut et ne doit vivre

que des contre-indications de la résection. Parmi ces contre-indications la hauteur sur la petite courbure et les adhérences serrées au pancréas nous ont semblé un empêchement à la gastrectomie ;: dans ce cas l’exérèse au thermocaulère nous semble indiquée. Voici la technique employée par M. Delore qui se rapproche assez

ce 40 de celle de Balfour, pour pratiquer cette intervention.

Laparotomie sus ombilicale médiane. On reconnait avec le doigt la position haute de l’ulcère et les adhérences qui l’unissent au plan profond.

Dans un premier temps on décolle lentement, et progressivement, les adhérences avec le doigt de façon à libérer la petite courbure.

Dans un deuxième temps, cautérisation de l’ulcère, Jusqu'à ce que la perforation artificielle produite ait dépassé largement les limites de la lésion.

On pratique alors la fermeture de la brèche gastrique par deux plans de suture au catgut. L'epiploon gastrohépatique en dernier lieu est replacé sur la suture et fixé par deux ou trois points séparés.

Les suites opératoires d’une telle intervention sont très simples. Cepéndant, si nous nous plaçons au point de vue du malade, il souffre encore pendant plusieurs semaines ainsi que l’atteste l'observation ci-après.

En résumé la méthode de Balfour nous parait un procédé à conseiller pour l'exérèse des ulcères juxtacardiaques, et notre maître la préfère de beaucoup à la cautérisation à lravers une gastrotomie ainsi que l’indique M. Müller, chirurgien des hôpitaux de Saint-Étienne, dans la Loire médicale du 15 février 1920. Pour M. Müller, il est des cas d’ulcères de l'estomac où les adhérences avec les organes voisins sont telles que le décollement et la libération de l’estomac sont impossibles. Il pratique alors une gastrotomie de 7 à 8 centimètres sur la face antérieure de l’organe. Par cette brèche il thermocautérise l’ulcère, puis l’enfouit sous un plan muqueux. Outre que cet enfouissement

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