PRINCIPAUX PRODUITS DE L ELEVAGE DES ANIMAUX EN
Quantités ' . Valeurs.
<cn n'illions (en millions
(le kilogrammes). de dollars).
Laine W) 46.0
Lait 330II)
Beurre 586 ( 472.4
Fromage 7.4 )
Œufs 1.294 D 144.3
Volailles » 136.9
Miel et cire 27 6.7
Animaux vendus » 722.9
— abailus ..... » 189.9
Total 1.719.0
Si l'on réunit la valeur des animaux, tant vendus qu'abattus sur les exploitations, on atteint un total de près de 913 millions de dollars; c'est plus qu'aucune autre culture prise isolément, mais sensiblement moins que toutes les céréales ensemble.
En additionnant la valeur des produits animaux et des produits végétaux, on obtient un produit brut global
1. Les quantités sont en millions de kilogrammes, sauf pour le lait, où elles sont données en millions d'hectolitres, et pour les œufs, où elles sont en millions de douzaines.
de 4 milliards 739 millions de dollars, soit 24 milliards et demi de francs; si Ton en retranche, pour éviter un double emploi, les produits employés à nourrir le bétail sur l'exploitation même où ils ont été récoltés, il reste encore 3 milliards 764 millions de dollars ou 19 milliards et demi de francs, qui représentent le véritable revenu brut de Tagri culture américaine.
A propos de ces statistiques, une importante question se pose : jusqu'à quel point peut-on compter sur leur exactitude ? On sait combien sont suspectes les statistiques agricoles en France. Les hommes les plus éminents parmi ceux qui ont eu à les manier, comme M. de Foville, l'ont souvent montré, en même temps qu'ils exposaient les projets faits pour les améliorer. Aux Etats-Unis, ces statistiques passent pour être composées avec plus de soin. Celles des Census en particulier, pour lesquelles les « énuméraleurs » questionnent directement chaque cultivateur, paraissent de nature à inspirer une assez grande confiance ; d'ailleurs, les populations rurales américaines semblent moins défiantes devant une enquête de cette nature que les populations européennes, lesquelles y voient parfois des préliminaires d'impôts, et sont moins habituées à faire connaître au public les affaires particulières de chacun. Le rapport sur le Census estime que les erreurs doivent être très faibles en ce qui concerne les principales récoltes : céréales, fourrages, coton, mais qu'elles peuvent être plus considérables pour les productions secondaires, qui ne tiennent sur un grand nombre d'exploitations qu'une place tout à fait accessoire, en sorte que l'exploitant néglige assez souvent de les déclarer. Dans le cas où les bulletins des recenseurs étaient manifestement défectueux, on s'est, du reste, efforcé d'y remédier par correspondance. Mais
Ht LE< ^^xTy-WSlS XU IX* SEÈCLC
les ériloatioDs le? pins sujettes à caution sont certainement f:elles reiatiTeâ aux produits des jardins et Terzers. aux lézmiies. aux fruits, et anssi à tons les produits consommés en notable partie sur Texploitation m^me. anx Tolaiiles, aux œufs, au lait, au beurre. On a eu aussi des di£&caltés sérieuses à obtenir des renseignements précis sur les animaux abattus dans les exploitations, et même sur ks animaux Tendus.
Les erreurs par omission portant sur ces direrses catégories : bétail, basse^our, laitage, fruits, légumes seraient comprises entre 5 et 10 p. 100, dit le rapport du XIl^ Census. Nous inclinerions même à croire que cette éyaluation est plutôt trop faible. N^y a-t-il pas, d'autre part, quelques erreurs proTenant de doubles emplois, par suite de questions mal comprises, voire d'exagérations Tolontaires d'agriculteurs enclins au humbug et à la gloriole ?
Il est nécessaire, en tout cas, de faire observer qu'il y a de sérieuses différences entre les statistiques du Census et les statistiques ordinaires du Département de r Agriculture. En voici des exemples : pour la récolte de blé de 1899, le Census donne 52.588.574 acres embla. vés et 658.534.252 bushels ^ produits. Le Statistical Abstracl des États-Unis donne, d'après le Département de l'Agriculture, 44.592.516 acres emblavés et 547.303.846 bushels produits ; la différence est énorme: 18 p. 100 pour les emblavements, 20 p. 100 pour le grain récolté. Pour le maïs, on trouve de même au Census, 94.916.911 acres et 2.666.440.279 bushels, et au
\ . Nous laissons ici, pour faire ressortir la divergence par les cbin'ros rnùinoH des deux publications, les mesures américaines, en rai)i>clant (lue Yacre vaut 40 ares et le hushel 36 litres. Los cliifrros (lu Stalislical Abslract sont extraits de la dernière édition (publiée on 1903 et relative & 1902), p. 383 et suiv.
IMPORTANCE ET REPARtlTtON DES DIVERSES CULTURES li3
Département de l'Agriculture, 82.108.587 acres et 2.078.143.933 bushels : les premières évaluations dépassent ainsi les secondes de 15 p. 100 en ce qui concerne les surfaces, de 28 p. 100 en ce qui concerne la récolte, ce qui est vraiment colossal. Pour le coton les divergences sont moindres : 24.275.101 acres et 9.534.707 balles au Census, 23.403.497 acres et 9.142.838 balles au Département de TAgricuiture soit moins de 4 p. 100 sur les surfaces et à peine plus sur les quantités. On s'accorde, d'ailleurs, en Amérique, à considérer les données des Census comme plus exactes; mais il résulte de là que les statistiques ordinaires pèchent gravement par omission.
Quoi qu'il en soit, les causes d'erreurs étant à peu près partout et toujours les mômes pour un genre de culture donné, bien qu'elles soient un peu plus fortes, dit le rapport du Census, dans le Sud et l'Ouest que dans le Nord et l'Est, ces statistiques peuvent utilement servir à examiner les variations des diverses récoltes dans le temps et dans l'espace, suivant les années et suivant les régions.
En comparant les valeurs de la production agricole des diverses régions, on obtient le tableau suivant :