‹ Les #-Unis au xx' #Chapitre 37 sur 103 · ANIMAUX DOMESTIQUES AUX ÉTATS-UNIS · texte numérisé non relu

ANIMAUX DOMESTIQUES AUX ÉTATS-UNIS

(Nombre en

milliers.)

Espèces.

sur les exploitations rurales.

en dehors

des exploitation^

rurales.

Valeur totale

;cn millions de

dollars).

Chevaline. .

Mulassiére . .

Asine. . . .

Bovine . . .

Ovine. . . .

Caprine . . .

Porcine . . .

L ELEVAGE. — LA PRODUCTION LAITIERE 131

Il ressort en premier lieu de ces chiffres ^ que les Étals-Unis sont à la tête de tous les pays du globe, pour le nombre des mulets, des botes à cornes et des porcs. En ce qui concerne particulièrement les premiers de ces animaux, il est probable que près de la moitié des mulets du monde vivent aux États-Unis. Pour le gros bétail, leur prépondérance n'est pas aussi considérable ; cependant le pays dont la population bovine est la plus nombreuse après la leur, l'Empire russe, n'avait, en 1900, que 43 millions de bêtes à cornes, et la République Argentine, qui se plaçait au troisième rang, en comptait 22 millions. On se rendra d'ailleurs compte de l'importance du nombre des mulets, des bêtes à cornes et des porcs aux États-Unis, si l'on se souvient que, d'après l'enquête agricole de 1892, la France ne comptait que 217.000 mulets, 12.708.000 bœufs, vaches et veaux et 7.422.000 porcs.

Pour la population chevaline, les États-Unis n'arrivent qu'au second rang, après l'Empire Russe, qui aurait 25 millions de chevaux, mais, bien loin en avant de tout autre pays : le plus favorisé, après eux, est encore l'Argentine qui en aurait 4 millions et demi, puis viennent l'Allemagne et l'Autriche-Hongrie avec près de 4 millions chacune, la France avec 2.795.000

1. Ces statistiques du Census diffèrent énormément des évaluations annuelles du Département de l'Agriculture de Washington ; les premières dépassant en général les secondes de près de 50 p. 100. C'est beaucoup plus que l'écart entre nos enquêtes décennales, qui correspondent à peu près aux Census américains, et les évaluations annuelles de notre ministère de l'Agriculture. Il est généralement admis en Amérique que les résultats dos recensements, faits avec beaucoup de soin, chaque exploitation rurale ayant été l'objet en 1900 d'un bulletin individuel, doivent être préférées aux statistiques annuelles, beaucoup plus sommaires, et Ton croit que les erreurs des Census sont relativement faibles.

selon Tenquête de 1892 ; les lies Britanniques n'en ont que 2 millions à peine. Si Ton ajoute aux 21 millions de chevaux des États-Unis les 3 millions et demi de mulets, animaux très peu nombreux en Russie, on voit que l'Union américaine arrive bien près du chiffre de l'Empire des Tsars, et, si Ton réfléchit que le réseau de voies ferrées de la Russie est beaucoup moins serré que celui de l'Amérique du Nord, que par conséquent les chevaux doivent y être, en beaucoup plus grand nombre qu'aux États-Unis, employés aux transports h longue distance, on en conclut que l'agriculture américaine dispose de beaucoup plus de chevaux et de mulets que celle d'aucun pays européen. Cette circonstance, nous l'avons observé déjà, n'est pas étrangère à sa supériorité,

Les États-Unis sont beaucoup moins pourvus de moutons : ils sont dépassés par l'Australie, qui a possédé, il y a dix ans, jusqu'à 120 millions de bêtes à laine, chiffre réduit depuis d'un tiers par des sécheresses prolongées et répétées ; ils viennent également en arrière de la Russie et de l'Argentine, mais très en avant de la France, qui n'a que 22 millions de moutons. Ils ne nous cèdent le pas que pour les ânes et les chèvres : la France compte, en effet, 358.000 des premiers et 1.845.000 des secondes ; encore n'est-elle pas un des pays où ces animaux sont le plus abondants. C'est qu'ils se trouvent surtout dans les contrées montagneuses et pauvres. Aussi n'est-il pas surprenant que les Etats-Unis en soient médiocrement pourvus. Les ânes que l'on y rencontre sont, d'ailleurs, presque exclusivement élevés en vue de la production des mulets.

De tous les animaux domestiques, ce sont donc ceux de l'espèce bovine qui sont le plus nombreux aux Etats- Unis ; ce sont eux aussi qui représentent le capital le

l'élevage. — LA PRODUCTION LAITIÈRE 133

plus considérable puisque leur valeur égale presque la moitié de la valeur totale du cheptel américain ; ce sont eux, enfin, qui ont la plus grande importance au point de vue de Texportation et qui font la plus grande concurrence aux produits de Tagriculture européenne. C'est donc cette branche de l'élevage qui doit attirer d'abord et retenir notre attention.

Le gros bétail se divise généralement, dans les pays d'Europe, et dans le nôtre notamment, en quatre catégories : les bœufs de trait et de labour, les animaux de boucherie, les vaches laitières et les reproducteurs. Aux États-Unis, la première de ces catégories fait presque entièrement défaut : dans le Nord, on se sert à peu près exclusivement de chevaux; dans le Sud, de chevaux et de mulets pour les travaux des champs ; on n'emploie guère les bœufs, et encore en petit nombre, que dans quelques Etats de la Nouvelle-Angleterre, d'ailleurs peu agricoles, et dans deux ou trois États du Sud. On peut donc considérer que l'immense majorité des bœufs, qui sont au nombre de 15.457.000, rentrent dans la classe des bêtes de boucherie ; les 15.333.000 veaux ou élèves dgés de moins d'un an sont destinés, les uns à subir tôt ou tard le même sort, les autres h recruter les vaches et les reproducteurs. Les vaches comprennent 7.184.000 génisses de un à deux ans d'âge, 17.140.000 vaches laitières et 11.559.000 autres vaches plus spécialement destinées à la reproduction ; il y a enfin 1.315.000 taureaux. Ceci pour les animaux qui se trouvent sur les exploitations rurales ; on n'a pas oublié qu'il existe en outre 1.616.000 têtes de gros bétail dans les villes : plus des trois cinquièmes, 973.000, sont (les vaches laitières. La production de la viande de boucherie et celle du laitage sont donc, l'une et l'autre, largement représentées aux Etats-Unis.

Le bétail américain descend tout entier d'animaux introduits d'Europe depuis la découverte du Nouveau- Monde^ qui ne connaissait auparavant aucun de nos animaux de ferme. Deux grands courants lui ont donné naissance : l'un est celui des bœufs importés par les Espagnols au 3Iexique d'abord, puis en Floride, dont sont issues les bétes à cornes des États du Sud- Ouest et d'une partie de ceux du Sud-Est ; l'autre se compose des bœufs amenés par les colons anglais dans le Nord-Est et qui ont peuplé, depuis, les États du Nord, du Centre et du Nord-Ouest. Quelle que fût leur origine, tous ces animaux, dont on n'avait pas grand soin et qu'on laissa longtemps se reproduire au hasard, avaient passablement dégénéré au début du xix* siècle, surtout ceux du Sud-Est dont la race souffrait de l'été humide et semi-tropical. A partir de 1840, sinon môme de 1816, et plus encore de 1870, on s'est mis à introduire des reproducteurs appartenant aux meilleures races anglaises, et l'on a obtenu d'excellents résultats en les croisant avec le bétail indigène, qui s'est ainsi rapidement et largement amélioré, dans le Nord, le Centre et rOucst tout au moins. Dans presque tous les États du Sud, le Texas excepté, la plupart des animaux restent encore de qualité très médiocre.

La valeur moyenne d'un animal demeure très inférieure aux États-Unis, même à qualité égale, à ce qu'elle est en Europe. Pour un bœuf de boucherie de 2 à 3 ans elle est, en moyenne, de 29 dollars 12 cents, soit 150 francs environ; pour une vache laitière, de 29 dollars 68 cents ; pour un veau d'un peu moins de 9 dollars. 11 va sans dire que cette valeur varie beaucoup d'un point à l'autre du territoire. Pour les bœufs de l'dge indiqué, elle est maxima dans la région du Centre- Nord, où la moyenne est 34 dollars 47 et s'élève jus-

L ELEVAGE. — LA PRODUCTION LAITIERE i35

qu'à près de 40 dollars, soit 200 francs, dans Tlowa ; elle est minima dans les deux régions du Sud, avec un peu moins de 20 dollars dans TAtlantique-Sud, et près de 21 dans le Centre-Sud; elle descend jusqu'à 7 dollars et demi, moins de 40 francs en Géorgie. Pour les vaches laitières, les prix les plus élevés se trouvent dans l'Ouest, où elles sont rares : 35 dollars et demi en moyenne, avec maximum de près de 42 dollars dans le Montana; puis viennent l'Atlantique-Nord et le Centre- Nord avec 32 dollars et 31 dollars et demi, ensuite les deux régions du Sud avec 23 dollars pour l'une et moins de 22 dollars pour l'autre ; le minimum de 13 dollars est atteint en Floride.

Ces variations de prix correspondent dans une large mesure à des variations de poids. Valeur et poids moyen des animaux ont, d'ailleurs, sensiblement augmenté sous l'influence des croisements avec des reproducteurs sélectionnés. La meilleure preuve en est que, dans l'intervalle des deux derniers Census, de 1890 à 1900, la valeur totale du gros bétail a augmenté, d'après les évaluations de ces Census, de 426 millions de dollars, alors que le nombre des têtes a diminué de 5.159.000. C'est un accroissement de 46 p. 100 par tête. Or, si les prix rapportés au poids ont été plus élevés en 1890 qu'en 1900, ce qui s'explique par l'augmentation de la demande de viande due à la grande prospérité générale, ils sont loin d'avoir haussé dans une pareille proportion. Sur le marché de Chicago le prix des bœufs de premier choix a varié, ou cours des années 1889-90, de 4 dollars et demi à 5 dollars 45 par htmdredweight (50 kilogr.) ; en 1899-1900, il a varié de 5 dollars 80 à 7 dollars ; l'augmentation n'est que de 30 p. 100 environ; une grande partie de l'accroissement de valeur provient donc du poids plus considérable des animaux.

Cet accroissement de poids est d'autant plus digne de remarque, qu'il s'est produit un abaissement assez sensible dans l'âge moyen des bêtes de boucherie. Nous venons de dire que l'ensemble de la population bovine a diminué de 1890 à 4900. 11 ne faudrait pas conclure de là que l'élevage américain soit en décadence. Bien que la comparaison directe entre les chiffres des deux Census de 1890 et de 1900 ne soit pas possible, h cause des différences dans le mode de classification des animaux et dans les questions posées aux éleveurs, nourrisseurs et laitiers, le rapport sur le Census établit très nettement, en interprétant ces chiffres, que le nombre des vaches laitières a augmenté d'une manière appréciable sans doute de 10 p. 100 au moins, au cours des dix dernières années, et que celui des autres vaches s'est accru aussi, et peut-être davantage encore ; il en est de même du nombre des veaux. Par contre, le nombre des bœufs est en diminution très, marquée, probablement de près de 20 p. 100. Gela tient à ce qu'on vend et qu'on abat aujourd'hui les animaux de boucherie plus jeunes qu'il y a une dizaine d'années; l'âge moyen aurait décru de 6 mois environ dans cet intervalle ; il serait maintenant voisin de deux ans. L'abaissement de l'âge de vente paraît provenir lui-même de deux causes : l'amélioration des races et les soins donnés au bétail, grâce auxquels un bœuf de deux ans pèse souvent, aujourd'hui, autant qu'un animal sensiblement plus âgé naguère ; et, d'autre part, le très grand accroissement de la consommation auquel nous avons déjà fait allusion et qui, entraînant la hausse des prix, a déterminé les éleveurs à se défaire d'animaux qu'en d'autres circonstances ils auraient gardés plus longtemps.

Il est donc très vraisemblable que, dans rintervalle des deux derniers Census, l'effeclif du bétail américain

L ELEVAGE. — LA PRODUCTION LAlTJÊRE 137

s'est trouvé à certains moments plus élevé qu'aujourd'hui, où une consommation exceptionnelle a contribué à le réduire.

L'élevage est, comme Tagriculture, pratiqué en Ahk^rique d'une manière très extensive. La surface moyenne des live stock farms, des exploitations dont la principale ressource est l'élève du bétail, n'est pas moindre do 91 hectares, dont 34 seulement de terres améliorées, improved land. Encore faut-il remarquer que, dans l'Ouest et dans les parties du Centre-Nord et du Centre- Sud qui y confinent, on trouve un certain nombre d'exploitations de très petite étendue en apparence et ayant un très grand nombre de tôtes de bétail : ce qui semble incompréhensible à première vue, mais s'explique facilement par le fait que, si la /*a7'm proprement dite, la portion de terrain appartenant à l'exploitant ou détenue par lui suivant un titre régulier, est très peu étendue, son bétail pâture sur les terres du domaine public, sur les vastes surfaces non appropriées qui se trouvent dans le voisinage. Il y a même des cas où aucune portion du sol d'un élevage n'est régulièrement appropriée, mais où l'exploitant a simplement fait quelques installations très sommaires sur les terres domaniales. Toutefois, ce mode d'exploitation, qualifie de range, a beaucoup diminué, vu la raréfaction des bonnes terres sans maître. Au Census de 1900, il n'existait plus, même dans les Etats de l'Ouest, que 422.000 bêtes à cornes (soit moins de 5 p. 100 de TefTectif de cette région) sur les ranges n'ayant aucune parcelle ou, du moins, aucune parcelle de plus de 120 ares régulièrement appropriée.

Parmi les 67.822.000 bêtes a cornes des États-Unis, iî s'en trouvait 821.000 sur les exploitations de moins de 120 ares de superficie, lesquelles comptaient, chacune

en moyenne, 41 têtes de bétail, c'est-à-dire, représentaient, en fait, les ranges que nous venons de définir; 1 .100.000 étaient sur des farms de 120 ares à 8 hectares, avec une moyenne de 3 par exploitation ; 3.625.000 sur les farms de 8 à 20 hectares, à raison de 4 par farm; 8.025.000 sur celles de 20 à 40 hectares, moyenne de 6, 7. C'est là ce qu'on peut appeler de petites exploitations, mais il convient d'observer que, sur ces 12.700.000 bêtes (non compris celles des ranges), les vaches laitières figuraient pour 4 millions. Sur les exploitations de 40 à 70 hectares, on comptait 15.605.000 têtes de bétail, dont 5 millions et demi de vaches laitières, moyenne de 12 animaux par exploitation. Sur celles de 70 à 104 hectares, il y avait 8.350.000 têtes, dont encore plus de 2.650.000 vaches laitières, moyenne de 18 par farm. Ces deux catégories forment les moyennes exploitations. Passant maintenant aux grandes exploitations, nous avons 10. 333. 000 bêtes à cornes, dont un peu moins de 2.300.000 vaches laitières, sur celles de 104 à 200 hectares, soit 29 animaux pour chacune. De 200 à 400 hectares nous trouvons 5.358.000 têtes de bétail, dont 689.000 vaches laitières seulement et la moyenne s'élève à 55 par exploitation. Enfin les très grands élevages, de plus de 400 hectares, comptent 14.605.000 bêtes à cornes, sur lesquelles il n'y a plus que 375.000 vaches laitières, et la moyenne par exploitation atteint ici 329 animaux. En somme un tiers environ des 17 millions de vaches laitières des États- Unis se trouve sur des farms de moins de 40 hectares, un autre tiers sur celles de 40 à 70, et la grande majorité du reste sur celles de 70 à 200 ; la moyenne des exploitations se consacrant spécialement à la production du lait n'est du reste que de 48 hectares. Au contraire, si l'on retranche les vaches laitières, on voit que la

L£LBVÂGE. — LA PRODUCTION LAITIEnB 139

majorité des autres bêtes à cornes (reproducteurs et animaux de boucherie, au nombre total de 50.700.000) se trouve sur des exploitations de plus de 104 hectares. La prédominance des très grandes exploitations est surtout marquée pour l'élevage proprement dit : en effet, parmi les 11.592.000 vaches autres que les vaches laitières on en compte 5.141.000, près de la moitié, sur les exploitations de plus de 400 hectares, 1.193.000 sur celles de 200 k 400 et 1.573.000 sur celles de 104 à 200, soit ensemble les deux tiers sur les grandes exploitations.

L'élevage et la production du lait sont donc, aux États-Unis, comme du reste en la plupart des pays et peut-être plus encore qu'ailleurs, deux industries bien distinctes. Le premier est très extensif, la seconde est nécessairement intensive. Les mêmes exploitations, on vient de le voir, se consacrent rarement à l'un et à l'autre, bien que sur presque toutes les farmSy quelle que soit d'ailleurs, leur principale source de revenu, sauf sur les terres à coton du Sud, il se trouve au moins une ou deux vaches ; mais celles-ci sont alors destinées surtout à subvenir au besoin du personnel même de l'exploitation. De même, l'élevage et la production laitière ont chacun leur aire géographique très distincte, et l'on doit même distinguer entre les régions d'élevage proprement dit, où l'on fait naître les animaux, et les contrées où on les engraisse.

Si Ton considère l'ensemble du gros bétail, 45 p. 100 de son effectif et plus de la moitié de sa valeur se trouvent dans les États du Centre-Nord qui ont 30.621.000 têtes, valant 753 millions de dollars ; vient ensuite le Centre- Sud avec 17.870.000 têtes et 313 millions de dollars, puis l'Ouest, 8.455.000 têtes et 191 millions de dollars. L'Atlantique-Nord n'a que 6.340.000 têtes valant 152 mil-

lions (le dollars, et TAtlantiquo-Sud arrive au dernier rang, avec 4.43:2.000 têtes estimées à 66 millions de dollars seulement, ce qui montre à la fois le peu de développement et le peu de perfectionnement de l'élevage et de la production laitière en cette région.

Parmi les États particuliers, le Texas, qui fait partie du Centre-Sud, vient de très loin en tête, avec près de 9 millions et demi de bêtes à corne valant 163 millions de dollars; c'est un septième de Teffectif etun neuvième (le la valeur globale du gros bétail américain . Il est suivi par Tlowa, situé bien plus au Nord, qui a plus de 5 millions de têtes, d'une valeur de 142 millions et demi de dollars : c'est là, par excellence, et à presque tous les points de vue, le grand État agricole. Le Kansas est au troisième rang avec 4 millions et demi de têtes et 117 millions et demi de dollars, le Nebraska (3.176.000 têtes et 82 millions de dollars) au quatrième; rillinois (3.104.000 têtes et 82 millions de dollars) au cinquième. Le tout géographique formé par rOklahoma et le Territoire Indien, destinés h être prochainement réunis en un seul État, serait classé avant le Nebraska et l'Illinois avec 3.200.000 têtes, mais ce nombreux bétail ne vaut que 57 millions de dollars; puis viennent le Missouri (près de 3 millions de têtes et 75 millions de dollars), le New-York (2.596.000 têtes et 62 millions de dollars), l'Ohio (2 millions de têtes et 46 millions de dollars), le Wisconsin (2.300.000 têtes et 46 millions de dollars). Ce sont là les dix grands États producteurs. La Pennsylvanie, le Minnesota, l'Indiana, le Dakota du Sud ont encore de 1.500.000 à 2 millions de têtes de gios bétail chacun.

En somme, la région des grands centres de production du béiciil se trouve surtout à l'ouest du Mississipi un pou plus au sud et à l'ouest que les principales ré-

Page 1