ARCHEVÊQUE DE BESANÇON, A S. A. S. LE GOUVERNEUR DES PAYS-BAS
( lit août 1611.)
Monseigneur, aiant este adverty par les P. Provincial et Recteur du collège des Jésuites en la cité de Besançon et de la part des gouverneurs eu icelle, que l’université de la ville de Dole aiant lieu de sa Sainctelé confirmation de ses privilèges, aurait aussi par inesme moien obtenu delFense particulière de continuer les lectures de théologie et philosophie qui se faisoient audit Besançon, tant audit collège qu’au couvent des P. Minimes, me requérans de supplier très humblement avec eulx V. A. S"' de faire lever telle interdiction, pour avoir esLé obtenue sans les avoir ouy, et plusieurs aultres raisons fort considérables qu’ils luy debvoient représenter, dont ils m’ont fait part, et bien que la qualité de chancelier que je porte en ladicte université me debvroit retenir et incliner à l’advancement d’icelle plutost qu’aultreraent, si est ce qu’après avoir examiné fort curieusement la conséquence de ladicte interdiction, et pesé le proulüt qui provient desdictes lectures audict Besançon, ville métropoli laine de mon diocèse, et spécialement celluy qu’en reçoit le clergé qui par ce moien se rend plus capable à l’exercice de la charge des âmes qui lui est commise, et l’évidente perle qu’il en recepvroit, si elles y eessoient et telle deffense avoit lieu, jd me suis enlin porté à leur désir et joinct fort volontiers mes prières très humbles à celles qu’ils font à V. A. Sm*, afin qu’il luy plaise de faire lever ladicte deffense, jusques à ce qu’elle ayt entendu toutes parties sur ce qui despend d’ung affaire de telle considération que le présent, la suppliant très-humblement recepvoir de bonne part ceste mienne supplication, fondée sur ledebvoirde ma charge principalement, et sur ce, luy
baisant en toute humilité les mains, je prie le Souverain Créateur conserver longuement V. A. Sm', Monseigneur, en toute santé et prospérité. D'Arbois, ce 18e(l’aoust 1611.
De V. A. S”", très humble et très obéissant vassal, orateur et serviteur
Fern. Arch. de Besançon.
LES ARCHIDUCQS, DUCQS ET CONTES
DE BOURGOINGNE AUX CONSEILLERS GARNIER ET FELLETET. (Bruxelles, 14 septembre 1616.)
Chiers et féaulx. Sur advis et plainctes que nous sont faictes des manquemens et désordres glissez à succession de temps en nostre université de Dole, nous avons à meure délibération et soubz espoir d’y remédier, prins les résolutions que voirez par le double de l’acte cy joinct, lequel vous avons bien voulu envoyer afin de l’examiner, et nous advertir si sur le retranchement des lectures et distribution des gaiges, eusamble sur la création du recteur es formes portées par ledict acte, pouroit survenir quelque difficulté notable, et comme à icelle l’on pourrait obvier et pourveoir en mieulx, afin d’y prendre la considération que nous semblera convenir. Chiers et féaulx etc. De Bruxelles le xtm'jou r de septembre 1616.