‹ Les Universités de Franche-ComtéChapitre 39 sur 126 · CCXXVIII · texte numérisé non relu

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gré leur embarras, ne pouvaient plus se dispenser de répondre. Les Vingt-Huit furent convoqués en séance extraordinaire avec les plus zélés promoteurs de l’universi'é, comme Jean Montrivel, Pierre Marquis, Antoine Maréchal, le docteur Malarmey, Bichet, Jouffroy, Chappuis, Casenat, Bénigne de Chaffoy, à qui s’étaient joints quelques professeurs des écoles, et l’on rédigea en commun une réponse ambiguë, où la ville se donnait très-gratuitement le tort de manquer de franchise. « Très-honorez seigneurs, disait-elle aux magistrats de Dole, nous avons receu voz lettres du 27 d’aoust faisant mention d’une révocation, obtenue de Sa Sainteté, de l’accord et concession qu’elle nous auroit auparavant faict ériger en cette cité université et y avoir professeurs. Pour réponse de quoy vous advertissons que par nostre adveu, mandement ou charge aucune concession n’a esté demandée ny obtenue de Sa Saincteté. » Et elle ajoutait avec plus de vraisemblance que cette soudaine querelle n’avait d’autre cause que le différend survenu au sujet de la délimitation des deux territoires.

Cette misérable équivoque n’était pas seulement une inexactitude, mais iine maladresse. Personne, moins que les gouverneurs, n’avait le droit de nier les démarches faites par la ville à Rome pour obtenir le privilège universitaire, personne au contraire n’était plus qu’eux intéressé à revendiquer une initiative qui se justifiait par un besoin réel et leur créait pour l’avenir, s’ils devaient encore succomber, un notable précédent. En déclinant la responsabilité de leurs actes, ils laissaient honteusement protester leurs signatures, dont l’encre était à peine séchée, ils s’aliénaient le pape qu’indignerait cette duplicité et qui ne voudrait plus ajouter foi à leurs doléances. Rien n’était d’ailleurs plus facile que de les démasquer. On possédait à Dole les copies de leurs propres dépêches. Les instructions confidentielles

qu’ils avaient adressées à leurs agents près de la cour romaine étaient entre les mains de leurs rivaux. Il fallait tout contester, tout démentir. Une fois engagés sur cette voie glissante, ils persistèrent néanmoins et, comme pour se fortifier contre les scrupules de leur conscience, pour imposer silence à leurs secrètes alarmes, ils appelèrent à leur aide les lumières d’un docteur en droit canon.

On aurait de la peine à deviner les raisons invoquées par le complaisant jurisconsulte municipal contre la validité du bref apostolique, si le hasard ne nous avait conservé cette pièce étrange où le ridicule le dispute à la mauvaise foi.

Que suppose la décision pontificale, dit-il? Que le sénat de Besançon a sollicité et obtenu du*Saint-Siége l’autorisation d’établir un collège. Mais un collège n’est pas une université. Il y a une grande différence entre la réunion de quelques écoliers sous un toit commun, qu’on appelle collège ( collegium scholarium) , et la réunion des faculiés en un seul corps, que l’on nomme université [univers nias). Dans l’un, les étudiants sont logés, dans l’autre, ils choisissent leur domicile chez les habitants. Et le subtil docteur cite à l’appui des autorités, des aphorismes latins, le Digeste et Ulpien que l’on ne s’attendait guère à voir à cette place, en ajoutant toutefois avec naïveté : « Sur ce néanmoyns ne convient beaucoup insister. »

Mais à peine cet implicite aveu lui est-il échappé qu’il retrouve sa faconde et s’écrie : « Avez vous obtenu ou impétré, faict ou procuré obtenir la permission de fonder un collège? Jamais. Si l’on vous a rendu ce service, c’est malgré vous, à votre insu, sans votre consentement; vous ne l'avez jamaiseu pour agréable.’ C’est donc une concession nulle, car on est libre de décliner une faveur qu’on n’a point sollicitée, comme l’atteste la sagesse romaine au titre deRegulisjum.»Si la permission est nulle, nullefen est la révocation (1. 10

ff. deVerborum obligationibus, Paul, Decius Azolinus, etc.). Nulle est aussi la signification du rescrit apostolique, parce qu’elle a été faite à la requête des gens de Dole, vos adversaires, par un de leurs affidés, qui n’avait aucun pouvoir spécial du Souverain Pontife à cet effet, et qui de plus l’a adressée à un simple docteur, au lieu de remettre la copie au syndic, seul représentant officiel de la cité.

Le pape peut-il d’ailleurs révoquer par un molu proprio une concession dont l’origine est supposée? Les Bisontins ne lui ont rien demandé; il est hors de son pouvoir de rien leur enlever. 11 lui serait loisible de retirer son propre don, mais il doit respecter celui d’autrui. Dans ce cas les censures ecclésiastiques, voire même l’excommunication ipso facto, sont des foudres impuissantes; elles n’ont que la valeur d’un simple avertissement. Du reste, la ville a contre ces sentences la ressource de l’appel. Qu’elle mande un notaire, des témoins, et qu’elle appelle du pape dont la religion a été surprise au pape mieux informé; qu’elle les défère même au futur concile; c'est le droit que lui reconnaissent tous les canonistes, Curtius, Jean Andréa et le cardinal Zabarella, le savant interprète des Clémentines. Puis viennent de compendieux conseils sur la procédure à suivre, sur les délais à observer, avec force citations empruntées aux commentateurs et au concordat de François Ier. Ce curieux mémoire qui se termine par un dernier trait de confiante audace : « Si le sénat le désire, j’escripray plus amplement sur cette matière, » n’est point malheureusement signé, sans quoi nous n’aurions pas manqué d’en nommer l’auteur, afin de rendre à sa rare fécondité tout l’hommage qu’elle mérite. Mais les gouverneurs se tinrent pour satisfaits, et n’abusèrent pas davantage de ses judicieux services.

Bon ou mauvais, le moyen était trouvé : on s’empressa de le mettre à profit. Ce qu’il y a d’étrange, c’est qu’on ne

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craignit pas de s’en servir à Rome même, où, trois années auparavant, les agents de la ville sollicitaient ouvertement l’université. Le gouverneur Bichet et le clerc Rebène dressèrent le 12 septembre 1369, sous l’inspiration du sophiste anonyme, une longue requête qui fut portée au Souverain Pontife par l’écuyer Sauget. Après avoir pompeusement rappelé la ferveur de leur foi et leur dévouement au Saint- Siège, hautement reconnu à plusieurs reprises par le Souverain Pontife lui-même, ils exposaient que l’empereur Ferdinand, touché de leur vif attachement à l'orthodoxie, de l’heureuse situation de la cité et des immenses avantages qu’elle offrait à son peuple (1), leur avait octroyé le privilège d’établir dans leurs murs un gymnase public et général (on se gardait bien de prononcer le mot d’université), où l’on devait enseigner le droit canon, le droit civil et les belles-lettres à la jeunesse allemande qui venait y apprendre la langue française. Cet insigne privilège, ajoutaient-ils, confirmé par l’empereur Maximilien non-seulement dans l’intérêt des finances ( peculiare ) de la petite république bisontine, mais surtout dans l’intérêt de la grande république chrétienne, a été mis en oeuvre aussitôt. D’illustres professeurs ont clé mandés à grands frais et font aujourd’hui des cours. L’école existe, sa fondation est consommée, sa prospérité n’est pas douteuse, et c’est sur des droits acquis, sur des faits accomplis sans résistance que l’on chercherait à revenir! C’est pour satisfaire une puissance étrangère (Burgundice ditionis ) que Pie V dépouillerait une ville libre et révoquerait, sous peine d’excommunication, une libéralité qu’il lui aurait spontanément faite, dit-on (ut fertur), sans songer que cette révocation lèse la majesté impériale, la

(1) Tum etiam ratione habita quod ipsa civitas sit lætissimo cœlo et locosita.iata «pat iis et hortis et fluvio peramæna, cæterisque ad vitæ humante traductionem necessariis sert isque modo .necnon magistratu et religione spectabilis.

grande nation allemande et contraindrait les citoyens de Besançon à envoyer leurs enfants dans les universités les plus éloignées, à travers des provinces ravagées par la guerre ou infectées du poison de l’hérésie ! Non, Très-Saint-Père, s’écriaient-ils aux dernières lignes, vous n’affligerez pas à ce point une cité fidèle, célébrée par Ausone, mais qui s’honore moins de sa glorieuse antiquité que de sa soumission aux héritiers des apôtres, une vieille métropole que le pape Nicolas V avait dotée d’une faculté des arts, et qui regretterait profondément de ne pouvoir obéir à son successeur, si elle n’avait la confiance que l’exemple des universités d’Italie, toutes autorisées par les poutifes romains malgré leur voisinage réciproque, réfutera victorieusement le principal argument des Dolois, et qu’éclairée par ses justes représentations, comme l’écrivait Alexandre III à l’archevêque de Ravenne, Votre Sainteté lui rendra une liberté dont elle ne veut user que pour la plus grande gloire de l’Eglise.

A cette requête étaient jointes les copies des diplômes obtenus par la ville et des lettres du sénat pour le cardinal d’Augsbourg, protecteur de l’Empire, et pour l’archevêque de Besançon, Claude de la Baume, qui se trouvait alors à Rome(l).

Un Anglais, Bolingbroke, je crois, a dit qu’il faut un peu de ruse dans les affaires humaines, comme il faut un peu d’alliage dans les monnaies d’or et d'argent, mais que la monnaie devient fausse, si l’on dépasse la dose. Ici, évidemment, la dose était dépassée. Un alliage aussi grossier ne pouvait avoir cours nulle part. Si bienveillante qu’elle soit pour les personnes, la cour romaine accueillit très-froide-

(1) •* Du 12 septembre 1569. — Les lettres dressées pour sa Saincteté, NN. SS. le cardinal d'Augsbourg et rarehevesque, sont esté leues et reveues au présent conseil et délivrées à messire Estienne Saulget, estant sur son parlement , avec instructions de ce qu’il debvra négocier, et copies du privilège de l’université et de la révocation apportée par ceulx de Dole. » ( Registres de la ville.)

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ment Sauget. A peine eut-il ouvert la bouche que presque toutes les portes se fermèrent devant lui. Le cardinal d’Augsbourg refusa d’abord de le recevoir et ne se décida à le présenter au Souverain Pontife qu’après un mois d’hésitations, dont l’ambassadeur impérial et l’archevêque de Besançon eurent peine à triompher. Mais il n’accorda son patronage qu’en se réservant de transporter la défense de la cité sur un autre terrain. « Envoyez-moi, écrivit-il au sénat, une liste détaillée de vos professeurs, avec l’indication de leur origine et de leurs travaux, afin que je puisse démontrer qu’ils ne sont ni hérétiques ni suspects d’hérésie ( 1). » La présence de Théodore de Bèze et de Farel qui s'étaient fait un parti à Besançon et excitaient sourdement les citoyens contre leur archevêque, n’était pas en effet de nature à rassurer les congrégations romaines sur l’orthodoxie de la nouvelle école. Claude de la Baume lui-même, tout dévoué qu’il fut aux intérêts de la cité, n’osa pas insister sur les étranges arguments dont elle le constituait l’interprète officiel. 11 eut la pudeur de ne pas y faire la moindre allusion dans sa correspondance avec les gouverneurs, afin de leur faire comprendre qu’ils s’étaient fourvoyés. « On a faict en cest •endroit, leur dit-il, beaucoup de mauvais offices, » ou en d’autres termes, vous avez été mal conseillés. Pie V fit meilleur visage à Sauget, mais lorsque les protecteurs de la ville impériale le prièrent de rapporter son bref, il répondit par un refus, tout en leur promettant avec bonté de lire leurs mémoires et de s’éclairer encore.

Quand Sauget, un peu honteux de son échec, reparut & Besançon, les mains vides, ce fut une colère universelle. On ne parlait rien moins, même dans le grave consistoire, que de se passer du pape et de braver ses foudres. Cette idée

(1) Lettre du 3 novembre <569.

avait déjà germé dans les têtes les plus chaudes, surtout depuis la fameuse consultation de l'avocat anonyme (1). Elle ne déplut point aux gouverneurs qui, négligeant Rome, se tournèrent brusquement du côté de l'Empire. C’ttait la première fois peut-être qu’une cité fortement et sincèrement religieuse, qui se glorifiait à bon droit de sa vieille fidélité à l’Eglise, rompait avec ses traditions d’obéissance pour se jeter dans les bras du pouvoir laïque. Le vent de la réforme n’avait-il pas soufflé jusque-là? Toutefois, par un reste de déférence, en négociant à Vienne, en mettant en mouvement tous ses alliés (2), en appelant à son secours les villes impériales au nom de leurs intérêts communs (3), en saisissant de sa plainte la diète de Spire, elle ferma ses cours jusqu’à ce que l’empereur se fût prononcé (4).

Vains efforts, prudence inutile! Ce changement de front

(1) - Si l'on pouvoit obtenir confirmation du privilège impérial selon sa forme et teneur, l’on passera oultre. * (Délibération du 10 septembre 1569.)

(2) « Il nous a souvenir, écrit-elle au sr Herlandt, dont nous avons déjà parlé, de la bonne affection que de vostre grâce nous avez ouffert en temps qu'estiez résidant deçà, que nous pourroit beaucoup ayder, que mesme que selon que l’on nous adverty, vous avez Mgr le chancelier de Bohème vostre uncle suyvanl la court de Sa Majesté Impériale, par le moyen duquel noz affaires pourroicnt estre acheminées et en recommandation devers S. M. » Elle s’adressa également, mais comme à un simple intermédiaire, au dr Martin Reychard, avocat impérial à Spire, qui transmettait ses dépêches à la Cour. Ici nous rencontrons un détail assez curieux qu’on nous pardonnera de reproduire. Le 16 novembre, ce Reychard lui écrivait qu’il n’oubliera pas de mettre ses lettres à la poste, posta fideliter trwlere , et lui demandait le remboursement de l'affranchissement, une couronne ou un thaler et demi par lettre.

(3) « Dujeudy 11 mai 1570. — On donne des instructions sommaires à noble homme et sage Messire Simon d’Anvers, docteur en droits, co-gouverneur de la cité, pour se présenter à la diette de Spire. » Entr’autres instructions il est dit : « Sera advisé se en cas il est nécessaire s’ayder de l’assistance des citez impériales, escrire conjointement à icelles de par Messieurs, en substance, que comme les membres s’aydent l’ung à l'aultre, pour cette considération ladictecité requiert les députez desdictes citez impériales, requérir sa juste pétition luy estre concédée par Sa Majesté, niesme pour le regard de l’université en toutes facultés, laquelle est singulièrement profitable à la nation d’Allemagne pour les raisons contenues en la requeste, lesquelles ledict député fera entendre particulièrement, s’il cognoit estre utile àladicte cité, et non aultrement. » {Registres de Besançon .)

(4) « L’on attendra réponse du cousté de l’Empereur avant que de passer à aultre chose concernant l’université. » (Délibération du 10 décembre 1569 )

ne rappela point l’ingrate fortune et ne rendit pas à la cité ce qu’elle avait perdu. A Spire comme à Rome, elle se retrouva en présence de l'Espagne, ou plutôt de Dole, son éternelle ennemie. Simon d’Anvers, qu’elle y avait envoyé, ne fut pas plus heureux que l’écuyer Sauget. Si les Etats lui accordèrent tout d’abord une apostille favorable, voire même un vote qui invitait l’empereur à laisser la république jouir en paix de son université et à solliciter du pape la révocation de son bref, « sans qu’il se meslât désormais de choses qui ne le regardoient pas, » les représentants de Philippe II accoururent à la rescousse et accusèrent le pauvre député d’avoir surpris « à faulx narré » la religion de l’auguste assemblée. Ils le mirent au défi de montrer les lettres patentes de confirmation que ses concitoyens prétendaient avoir obtenues du successeur de Ferdinand I". Ils soutinrent même que celui-ci avait, sur la demande de leur maître, suspendu l’effet de sa concession primitive. Ils protestèrent avec une' telle énergie et une telle violence qu’étourdi par leurs clameurs (la question des limites avait été habilement mêlée à celle de l’université), le faible Maximilien, si jaloux qu’il fût de la suprématie impériale, fit comme les Bisontins ; il n’osa passer outre et répondit qu’il « n’estoit d’intention d’en ordonner ultérieurement aulcune chose, » mais que, s’il venait un jour à changer d’avis, il ne déciderait rien sans consulter l’ambassadeur du roi catholique^). Vienne devenait la vassale de Madrid, l’héritier des Césars ployait le genou devant Philippe II.

(1) V. aux Pitres justifie., p. 107. — Il faut ajouter ici qu’une autre question beaucoup plus grave s’agitait alors entre l’empereur d’un côté, le Souverain Pontife et le roi d’Espagne de l’autre, et qu'elle influa peut-être sur le sort de l’université. C'était la question du célibat ecclésiastique. Maximilien II demandait au pape d’autoriser le mariage des prêtres, et Philippe II soutenait très-vivement la résistance pont ific&le. Il est probable que le premier céda sur le chapitre de l'école, dans l’espoir que son beau-frère céderait à son tour sur lo chapitre de l’Eglise

Cette réponse parvint aux gouverneurs à la fin d’avril 1 570. L’orgueil et la confiance des premiers jours avaient depuis plusieurs mois fait place dans leur âme à un profond découragement. Ils se voyaient abandonnés, accablés de toutes parts. Ceux-là même qui leur avaient prodigué le plus de promesses, les trahissaient impudemment à la dernière heure, comme Baudouin. Leurs plus chères, leurs plus solides espérances s’enfuyaient une à une, à tire d’aile. Ils étaient devenus la risée de leurs adversaires qui leur inspiraient naguère tant de dédain. Comment sortir de la lice sans trop de désavantage, comment surtout dissimuler cette humiliation suprême qui avait eu de si nombreux témoins et dont la cour de l’empereur était presque tout entière la confidente? On le tenta néanmoins. Deux conseillers du parlement de Dole, MM. de Champvans et de Leucourt, munis de lettres de créance de leur compagnie, s’étant présentés le 29 octobre devant les membres du sénat réunis aux Vingt-IIuit et aux notables, pour les sommer au nom du duc d’Albe de <■ se déporter entièrement des sollicitations, poursuytes et érection de l’université, » en les invitant de donner « par escript » leur réponse, afin de la transmettre à Son Excellence, on feignit de ne pas connaître encore la volonté impériale et d’attendre par le retour de Simon d’Anvers une décision favorable. Mais combien le ton a baissé et comme, en attendant, on se fait doux et modeste vis-à-vis ces importuns visiteurs! « Assurez les vôtres, répètent d’une bouche onctueuse les gouverneurs Lambert et Maréchal, assurez-les bien que la ville ne fera jamais rien au préjudice du comté, et qu’elle s’efforcera de maintenir la bonne intelligence des deux peuples (1). » Oui sans doute, la paix se maintiendra, mais à la condition que

(IJ Registres de la ville de Besançon.

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