‹ Les Universités de Franche-ComtéChapitre 49 sur 126 · CCLXXXVIII · texte numérisé non relu

CCLXXXVIII

vaient pas dans les prébendes ou l’exercice de professions libérales une compensation à l'insuffisance notoire de leurs honoraires. Pour dédommager les deux professeurs de théologie de la perte des canonicats dont ils étaient pourvus à l’église collégiale de Dole et qu’ils ne pouvaient plus desservir depuis le déplacement de l’école, Louis XIV leur assigna, en 1701, une pension de 500 livres sur les octrois de la ville, et, quelques années plus tard, en 1708, leur lit don du prieuré conventuel de Mouthier Hautepierre, de l’ordre de Gluny, à la charge d’en verser les revenus à l’Hôtel-Dieu de Besançon , déduction faite des mille livres que la ferme des octrois payait mal. Celle libéralité fut complétée en 1725 par l'union du prieuré des bénédictins de Vaucluse, dans le bailliage de Baume, qui rapportait 2,100 livres environ, et qui fut annexé à l'université dans le but de l’indemniser du préjudice que lui avait causé la création de la faculté de droit de Dijon. Mais comme ce bénéfice n’était pas vacant au moment de l’union, Louis XV y suppléa le 25 décembre 1731 par une pension de 2,500 livres assignée sur les rentes de l’archevêché. Cette pension fut payée jusqu’au décès de son titulaire, le docteur Bullct, régent de théologie, qui mourut en 1746. Malheureusement, le conseil des dépêches crut devoir supprimer en même temps deux chaires de la faculté de droit dont il partagea les émoluments entre les autres professeurs. Les cinq lectures conservées furent celles du Digeste, du Code, des Institutes, du droit canon et du droit français (1). On y joignit, en 1745, un régent de droit public dont les gages furent égaux à ceux de ses collègues. Enfin l’exemple donné par l’abbé Legendre, le pieux fondateur des concours généraux inaugurés à l’université de

(1) Arrêt du conseil du 23 septembre 1724 qui supprime la chaire de rubriques et la seconde de droit canon.

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