AU PARLEMENT DE DOLE
(12 octobre 1556)
A nos très chiers et féaulx, les président et gens tenant notre cour de parlement à Dole.
Le Roy.
Très chiers et féaulx, estant dernièrement devant nous à
(1) L’abbaye et Pères Folies. On appolait ainsi des assemblées où les écoliers 6e divertissaient, sous la présidence d’un abbé ou Père Fol. Ces assemblées, qui donnaient lieu à beaucoup de scandales, furent, ainsi que l’usage des Valentines. interdites par une ordonnance des archiducs, citée par Petremand, p. 281.
Bruxelles les députés des Estats de Bourgoigne, nous fut présentée requeste de la part des habitants de Dole et ceulx de l’université illec, alin de permettre à ung maistre Charles de Molin, docteur natif de France, qui s’estoit retiré audict Dole, de povoir lire ordinairement en ladicte université, ce que paraulcunes considérations refusasmes et ordonnasmes que l’on regarda de le faire gracieusement retirer, pour ce que non semble sa résidence bien convenableaudict Dole, et toutes fois cenonobstant avons entendu qu’ilv fustencoires lisani ordinairement et publicquement au monastère de Morteau. Et n’entendant ny ne veullaut le permettre, raesme pour estre ses ouvres assez suspectz et sa doctrine non trop convenable à l’institution des jeunes gens, avec ce qu'il est estrangier comme dict est, nous vous ordonnons et en chargeons de, incontinent et sans délay, regarder de le faire retirer le plus gracieusement et sans scandale ny démonstrance d’aulcun setilement que faire pourrez , sans y faillir pour cause ny occasion quelle qu’elle soit. A tout, très chiers et féaulx, Nostre Seigneur vous ait en sa garde.
De Gand, ce XII d’octobre 1556.
PHLE.
de Philippe II, données à Gand le 7 août 1559, par lesquelles le Roi accorde à l’université de Dole 800 livres par an, pendant huit années, pour les gages d’un professeur extraordinaire.