‹ Les Universités de Franche-ComtéChapitre 64 sur 126 · ANTOINE DE GRANVELLE · texte numérisé non relu

ANTOINE DE GRANVELLE

AU CONSEIL DE LA VILLE DE DOLE

{31 Mars 1560/1.)

Messieurs, l’indisposition du duc de Sessa et ce que (quoy que j’eusse envoyé moyen et commodité afin que l’on me despescheast bougette expresse avec la responce de l’Alcialin que je n'ay heu jusques à oyres) a esté cause que vous avez esté si long temps sans avoir de moy résolution sur ce que vous désiriez sçavoir si ledit Alciatin iroit lire ou non à Dole, etenfinsa responce est qu’il y fut très voluntiers venu, mais que ledit duc et ceulx du conseil ayantz mis plusieurs fois en délibération, s’ilz luy donneroyent congé ou non.finablement, pour n’avoir à présent docteur à Pavye plus estimé, et allégantz la playe que l’on feroit à l’estât de Milan d’endommager l’estude de Pavye, se sont excusez de pouvoir donner audit Alciatin ladite licence, et en ceste

conformité m’a escript ledit duc de Sessa par et voyant

aussi que ledit Alciatin prétendoit (oullre les gaiges que je luy avoye . faict ouffrir) aulcunes préhéminences en l’estât de Milan et exemption pour ses biens comme s’il eust leu à Pavye, et choses semblables, je luy ay coppé le lil et respondu que en son lieu vous en prendriez UDg aultre; par où il me semble que si vous pouviez avoir le docteur Plantio (puisque es lectures qu’il a faict à Dole, il

s’est monstre homme sçavant et que pour tel l’extiment monsieur le président etaultres qui l’ont ouy, selon qu’ilz me l’escripvent.oultre que le docteur BoccabarriledePlaisance, qui est icy auditeur de Madame la Duchesse, le louhe grandement),le mieulxseraque vous vous en servez, vouspriant d’excuser ce retardement advenu sans ma faulte et vous asseurer que je désire austant que aultre qui que ce soit le bien de la ville de Dole et de l'université. Et pour lin de ceste. après m’estre recommandé à voz bonnes souvenances, je prie le Créateur qu’il. Messieurs, vous doiut l’entier accomplissement de voz désirs. De Bruxelles, ce dernier de mars 1560.

Votre bon amy,

L’evesque d’Arras.

A Messieurs les mayeur et eschevins de la ville de Dole.

{Arc h. mimicip. de Dole.)

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