XL VIII
municipe. Quand une élection est faite, l’élu est appelé devant le notaire de l’université , qui lui demande s’il accepte : refuse t-il? on l’avertit avec douceur; persiste-til? on le menace, et c’est sous des peines formidables, formidabilibus pamis, qu’à moins de motifs exceptionnels il est forcé d’accepter (1).
La forme de l’élection mériterait à elle seule un chapitre séparé. Nous connaissons peu de lois modernes qui aient poussé plus loin le respect du vote et le désir d’en assurer l’intégrité.
Convoquée la veille par son bedeau général et par des affiches apposées sur la porte des églises, l’université se réunit dans la salle des lois ou dans tout autre lieu convenable, sous la présidence du recteur en exercice, qui ouvre la séance par un discours sur l’importance du choix à faire et la nécessité d’élire un candidat honorable, dont le mérite puisse s’imposera tous (2). Il reçoit ensuite sur les Evangiles le serment des électeurs (3), désigne ceux qui dépouilleront le scrutin et invite les premiers à serendre, sans désemparer, dans une salle particulière qui prend le nom de conclave. Au moment où ils en franchissent le seuil, on leur intime la défense d’en sortir avant d’avoir fait l’élection sous peine d’être exclus pendant un mois du sein de l’université. Si la majorité est indécise, le recteur en exercice prend part au vote, et termine le partage. .Mais il peut seul pénétrer dans la chambre des délibérations, qui doivent en tous les cas se clore au bout d’une heure (4). Pendant ce temps, l’assem-
(1) Niai évident issimam cum juramento allegaverit eau sam... (Statuts, ch. xn.)
(2) Kxhortando attendus eos et eorurn singulos quatenus virum commodahilem et accommodum ad rectoris ollicium eligant, qui propter sua mérita merito debeat ornniu capita inclinure. (IJ.)
(3) J a raturas quod ornai remoto favore, odio vel amoro aliave affcctione illicita, procèdent fideliter et æquaniiniter in propria rectoris electionc celcbranda, quem viderunt propitiuin, utiletn et idoneum ad illuin oflicium eligendo. (IJ.)
(4) La combustion d’une chandelle servait i\ mesurer le temps.