Annales des Ursulines, t. I
perpétuelle de trois cents livres pour une fondation de messes (elle fut payée jusqu’en 1639); Mme de Sainte-Beuve aussi avait accordé mille livres de rente perpétuelle, avec ses fermes du Plessis-Gazo; et sa sœur Gabrielle, femme de Messire Jean Deschamps, seigneur de Marailly, cinq cents livres de rente annuelle !.
. En 1620, il fallut encore faire appel aux maçons, tant on affluait au grand couvent : le nouveau bâtiment comprendrait un cloître, des cellules au-dessus, qu’encadreraient d’une part une chambre de communauté, d’autre part une salle pour le chapitre et une sacristie; car la Reine allait poser la première pierre d’une « église » fort solennelle et digne des reliques précieuses que M. le président de Luynes et le recteur du collège des Jésuites envoyaient aux Ursulines. Cette église fut consacrée à la Toussaint de l’année 1625, et la description que nous conservent les Annales (t. [) peint assez clairement l’un des monuments du fameux style jésuite cher à la contre- Réforme : l’autel somptueux, avec un retable entre des piliers, et les lambris dorés, sont sans doute pareils à la décoration du Val-de-Grâce, de Saint- Paul-Saint-Louis qui fut le noviciat de la Compagnie de Jésus, ou même encore de Saint-Nicolas des Champs où fut inhumée « l’illustre Sapho », Madeleine de Scudéry :
- « Cette chapelle est un des plus beaux lieux du « monastère situé au-dessus de l’avant-chœur des