‹ Les Ursulines de Paris sous l'Ancien RégimeChapitre 35 sur 87 · Annales des Ursulines, t. II · texte numérisé non relu

Annales des Ursulines, t. II

2. Constitutions, t. IT : de la réception des postulantes à la religion, habit et profession.

LA VIE DANS LE CLOITRE 70 coiffure, et sur les conseils du Visiteur les guimpes avaient été déchargées de « gros plis en godrons » !; sur une robe de serge noire unie, une ceinture de cuir était fermée d’une boucle de fer à la manière franciscaine. Le linge était de toile commune, et les chaussures de cuir noir; un bandeau de toile blanche dissimulait le front et les cheveux; le voile noir se doublait de toile de lin blanche, sans empoix, comme celle de la guimpe; et par-dessus se plaçait Le petit voile d’étamine que l’on abaisse au parloir. Le erand manteau noir était réservé aux Offices; et pour témoin de tous ces détails, on conservait aux archives « la forme d’une religieuse habillée de même étoffe et en la manière qui est présentement en usage » ?,

À Paris, comme à Caen, la charge de portière ? est confiée à une religieuse des plus prudentes, aidée autant qu'il est nécessaire pour ne point tarder à satisfaire les visiteurs; la première portière a part au conseil des discrètes, qui assistent la Supérieure. C’est elle en effet qui introduit au parloir parents et amis, qui laisse pénétrer tailleurs et couturières, chirurgiens et entrepreneurs, le confesseur aussi pour une maladie grave. Mais la clôture est si étroite chez les Ursulines que l’entrée n’en est point donnée aux rehgieuses des autres ordres. Et tout un céré-

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