Annales des Ursulines, t. II
LA VIE DANS LE CLOITRE pig)
résolut de Lui confier le monastère du faubourg Sant-Jacques:ils’en fit une consécration le 3octobret.
La perfection de la règle appartenait aussi à la
Supérieure, et l’avertissement aux nouvelles Constitutions de 1646 le répétait encore : «il n’y a point de
premiers essais qui n’aient leurs imperfections, ni de législateurs ou fondateurs qui puissent au commencement prévoir tous les événements qui procéderont ensuite des premières lois et établissements : l'expérience qui est la maîtresse de toutes choses, et le temps qui est le père de la vérité, ont fait reconnaître qu'encore que ceux qui ont rédigé par écrit les premières Constitutions, ayant été personnes de grande science et vertu, et bien expérimentées des choses de régularité, néanmoins ils y ont laissé quelque chose à ajouter, diminuer ou expliquer, soit pour les jJeùnes et abstinences, soit pour la récitation du grand oflice, soit pour les communions et réception de sacrements, soit pour les exercices spirituels et rénovation des vœux, soit pour l’élection et devoir des oflicières, ou pour les fondations. Et notre saint Père le Pape Paul V, en la bulle de l’établissement du monastère de Paris, donne pouvoir... de changer les consttutions quand besoin serait, selon l’occurrence du temps et des occasions ».
Et le 1€T janvier 1641, les Ursulines de Paris reçu-
rent chacune avec Joie le recueil imprimé des Consütutions. Quelques mois plus tôt, le 23 mai, Mon-