Règlements
« aura été pris sur les classes. Et pour les récom- « penses qu’elle-même peut donner, elle pourra pren- « dre un écu sur le général des pensionnaires, chaque « classe y contribuant également ». Elle a aussi la charge de la correction, « car c’est à elle proprement « qu'appartient de faire faire la correction de la main « qui doit toujours être faite d’un esprit serein et tran- « quille, avec un zèle dépouillé de toute passion, se « servant pour ce sujet de celle que la Supérieure aura « ordonnée. Et d'autant que des jeunes filles les unes « se corrigent par la crainte, les autres par la dou- « ceur, les unes avec le silence, les autres en les regar- « dant et par le seul maintien, les maîtresses de cha- « que classe s’étudieront à remarquer le naturel et « inchination des élèves, et leur capacité, afin de les « conduire et traiter avec prudence et discrétion » 1. Elle fournit elle-même les maîtresses des récompenses à donner une fois l’an et des livres dont elles ont besoin.
Enfin, si quelque jeune fille se sent attirée par Papostolat des Ursulines, c’est à la Maîtresse Générale qu’elle confie son désir; on délibère alors de la recevoir et de l’instruire; parfois même on la renvoie un temps dans le monde « pour éprouver et affermir son dessein » ?.
Les Maîtresses des classes. — Il y avait pour chaque classe deux maîtresses; la plus âgée était la 1. Constitutions, 1V, 1-2.