L'INSTRUCTION RELIGIEUSE IL
et visitaient les oratoires du couvent. La veille, elles allaient remercier la Supérieure et leurs Maîtresses de tous leurs soins, et leur demandaient leur bénédiction et le pardon de toutes les négligences qu’elles avaient commises; elles s’accusaient aussi auprès de leurs compagnes. Enfin, à la grille du chœur, on les exerçait à recevoir la communion t
« Les pensionnaires qui communieront pour la « prenuère fois seront, s’il se peut, vêtues le jour de « leur communion, d’une robe de toile blanche et « auront une coiffe de taffetas blanc sur la tête, et « une ceinture de même » ?, Ce détail des Règlements a constitué en son temps une nouveauté qui ajoutait à la grandeur de la Première Communion : elle fut très favorablement accueillie et s’est prolongée Jjusqu’à nos Jours. Les enfants ainsi revêtues étaient réunies une demi-heure avant la Messe et recevaient les points de méditation. La cérémonie avait lieu, sans doute, très solennellement, mais les Annales ne nous en ont point transmis le récit. Nous savons seulement que les premières communiantes prenaient ce jour-là leurs repas à une table séparée, avec la maîtresse générale, et qu’elles chantaïent pour grâces le Laudate Dominum.
I y avait aussi une réunion de toute la communauté : les religieuses y chantaient des psaumes, les
1. Règlements, ch. v : de la préparation la plus proche de la communion.
2. Id,, x1v : l’ordre que les pensionnaires doivent garder aux jours extraordinaires : de ce qui s’observe à la Première Communion des pensionnaires.
enfants quelque cantique spirituel; puis, les communiantes s’embrassaient entre elles et recevaient la bénédiction de la Mère Supérieure. Le lendemain, après une messe d’action de grâces et une exhortation, elles retournaient parmi leurs compagnes ?.
Les fêtes liturgiques *.
« J'entends chanter de Dieu les grandeurs infinies. Je vois l’ordre pompeux de ses cérémonies. »
(Racine)
Les dimanches ordinaires, les pensionnaires assistaient à la messe basse et à une partie de la grand” messe qui avait lieu à huit heures; ou bien, s’il n’y avait point de messe basse au monastère, le lever était retardé jusqu’à six heures et demue. L’aprèsmidi, toutes allaient à Vêpres; les plus âgées demeuraient. à Complies, écoutaient après le goûter une lecture pieuse. Mais s’il y avait une homélie, toutes l’entendaient, le goûter se faisant pendant les Complies.
La fête de Noël apportait un grand bouleversement dans la vie des élèves; la veille, en effet, le souper était à quatre heures et demie, l’examen à six heures moins le quart, immédiatement suivi du coucher. Des sœurs converses avaient la charge Le Règlements, ch. v : de la préparation la plus proche de la communion.
2. Id., ch. x, 3 : pour les dimanches et les fêtes. — Ch. xrv :
l’ordre que les pensionnaires doivent garder aux jours extraordinaires.