Archives nationales, S
Dis JIGR
de Mesdames les religieuses Ursulines du faubourg Saint-Jacques; mon motif unique est l’attachement aussi pur que respectueux que je leur ai voué et qui ne m’abandonnera jamais.
« Vous avez demandé à ces Dames un état des religieuses existantes actuellement dans leur maison rue Saint-Jacques. J’en ignore le motif; quoi qu’il en soit, je le joins 1c1.
« Connaissant, Monsieur, votre humanité, oseraisje vous prier de vouloir bien me prévenir du moment auquel la liquidation de ces Dames sera terminée; elles ont des besoins pressants, vous savez, Monsieur, l’état de ces Dames, et ce qui leur est dû sur leurs revenus. Permettez que je vous supplie d'accélérer autant qu’il sera en vous cette opération sans laquelle le département ne peut rien leur donner, et sur laquelle il insiste avant de rien donner à ces Dames. M. Vigée m'a fait le plaisir de me dire qu’il vous avait recommandé cette affaire que les besoins de ces Dames, je le répète, rendent très instante. } « Agréez, Je vous supplie, les sentiments d’estime et d’attachement avec lesquels je ne cesserai d’être, Monsieur, votre très humble et très obéissant serviteur,
«CouRsSIN DE GRANDCHAMP,
« ancien représentant de la Commune. »
«rue Saint-Joseph, quartier Montmartre, n° 18, ce 26 juin 1792. »
Quelques jours plus tard, il implorait encore la bienveillance de son correspondant et achevait avec une gentillesse bien persuasive : «il me restera le plaisir d’avoir fait connaissance avec un bon travailleur et qui réunit à des connaissances et à un « ordre de travail que j’ai admirés, les sentiments d'humanité pour ceux qui souffrent ».
Mais la lettre resta sans réponse.