‹ Les Ursulines de Paris sous l'Ancien RégimeChapitre 8 sur 87 · Chroniques des Ursulines, première partie · texte numérisé non relu

Chroniques des Ursulines, première partie

largement accueil. Au même moment, une cousine de Mme de Sainte-Beuve, Barbe Avrillot, fille de Marie Lhuilhier et de Nicolas Avrillot, épousait Messire Pierre Acarie, vicomte de Villemot, et maître des comptes en la chambre de Paris. Trois ans s’écoulèrent ainsi, dans la plus tranquille et la plus heureuse union; qui donc eût pu croire que cet heur fût si orand «et si tôt se perdît »? Claude Le Roux mourut presque subitement, laissant au désespoir celle qui dans ce mariage «à peine avait eu le temps de cueillir quelques roses et dont elle n’avait pu encore ressentir les épines. Ce lui fut une affliction très sensible; et au fort de la douleur (avant même que le corps de son cher mari fut enterré), reconnaissant la fragilité et l’inconstance des choses de ce monde, elle prit une ferme résolution de ne se point remarier et de n’avoir jamais d'amour que pour celui qu’elle ne pourrait perdre ». Ses parents, auprès de qui elle avait désiré vivre alors, moururent à peu d’années l’un de l’autre; et Mne de Sainte-Beuve revint en son hôtel.

La FonTaINE a fort bien dit :

« Entre la veuve d’une année Et la veuve d’une Journée

La difjérence est grande; on ne croirait jamais Que ce fût la même personne »".

Henri de Guise, maître de Paris, chef de la Ligue, ne dissimulait plus rien de ses prétentions à la cou-

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