LES URSULINES DE QUÉ2EO
une petite Dile Bégon, fille de M. Bégon, Capitaine et Chevalier de St. Louis qui s’envola au ciel en 1732, à peine aysée de six ans, et précédemment Mlle Louise Perthuis, fille de M. Charles Perthuis, marchand à Québec et frère aîné de M. le Conseiller. ”
Angéliques petites âmes |! en mêlant ainsi vos cendres aux cendres de nos Mères, ea confondant les lis de votre irnocence à ceux de la virginité, vous nous êtes devenues doublement chères, et nous espérons vous reconnaître un jour, au milieu de la brillante et virginale phaiange d'Ursule. Vous y drvez briller d’uu nouvel éclat, auprès de celles qui versaient des larmes de tendresse sur vos précieuses dépouilles, tout en bénissant l’Agneau de vous avoir appelées sitôt à le suivre partout où il va. Voilà pourquoi sans doute, notre cœur s'est attendri en recontrant vos noms sur ces pages : nous sentions que vous étiez plus que les autres nos filles et nos sœurs |
Alle, de Brouague et ses Compagnes de classe,
Vers le commencement des guerres qui finirent par la conquête du pays, on vit passer au pensionnat une foule d'élèves, dont la pluplart furent mariées à des officiers supérieurs, tant anglais que français. Une famille surtout avait fourni de ces élèves pieuses, intéressantes et studieuses, dont la mémoire se perpétue aux lieux aimés de leur enfance, et dont les verts ainsi que les qualités du cœur et de l'esprit, restent à leurs eniants comme un précieux héritage. Nous voulons parler de la famille de Brouague, dont la descendance se retrouve aujourd’hui dans les familles de Léry, de Beaujeu ete. Le 3 octobre 1747, M. de Brouague, Intendant sur les côtes du Labrador, amenait au pensionnat sa fille Louise âgée de 10 ans. Ses Sœurs Madeleine et Catherine étaient ici en 1751, Angélique en 1754; nous donnerons les noms des compagnes de classe de cette dernière: Mlles. de Léry, de Boisclair, de (annes, de Lusignan, G. des Meloises, V. La Force, Louise de Muy, Françoise de Boucherville, Miles. Boucher de Grosbois et Raymond, Ursule Baby, Gabrielle de la Jonquière, Miles. Douville, du Plessis, (1), Le Duc, Le Mieux, Couillard, Durocher, Rhodes,
(1) La Mère du Plesis de Ste. Héléne, Supérieure de l'Hotel-Dieu
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Berthelot, Le Mire, Girard, Baudoin, Le Vasseur, ( de Louisbourg), deux Dlles de Blainville, (1), M. A. Varin, de Vincelot, de Chavigny, du Four, St. Hubert, Charlotte Aubert, Hertel de Rouville. Mile, Voyer, Marie Jos et M. Lse. Poulin, Le Blane, Taschereau, Berment de la Martinière, Bedard, Rabby, Roussel, de l'Isle, Philibert, de Lantagnac, Chaunazard, St, Germain, deux Dlles, Fleury d‘Eschambault, trois Dlles. de Nicolet, deux Dlles. de Verchères, Mlle. de Grey, Marie-Louise Chauveau, Miles, Lanolois, Taschereau.
Nous aurons à reveair plus tard sur bon nombre de ces Dlles, Nous ferons aussi connaître les vingt-huit courageuses élèves qui se trouvaient encore au Monastère à la veille du grand siége de
Si quelques unes de nos lectrices ont l'avantage de pouvoir jeter le: yeux sur les cartes de feu le Colonel Jos. Bouchette, dans sa l'opographie du Canada, ouvrage (1) devenu malheureusement très-rare, nous leur assurons qu'elles seront tout à fait en pays de connaissance depuis Rimouski jusqu'à Vaudreuil. Si elles n'y découvrent pas précisément le site des maïisors qu'ont habitées les anciennes élèves, elles y verront en toutes lettres les possessions et les propriétés de leurs familles.
de Québec, écrivant en France en 1740, parlait ainsi de sa nièce : ‘ Mon jeune frère a une petite fille qu’on dit qui nous resemble, dont le père et la mère sont fous; c’est uu petit bijou, tant elle est déliée et gentille. Dieu veuille en faire une prédéstinée./” En septembre 1750, elle ajoutait; ‘Ma petite nièce âgée de dix ans, a fait sa première communion le jour de Pâques chez les dames Ursulines.’ Le jeune frère dont elle parle était alors Grand Prévot à Québec ; celui à qui elle s'adresse était le R. P. François-Xavier du Plessis, né à Québec en 1693. Il eutra chez les Jésuites et devint célèbre en France par ses prédications, surtout à Arras.
(1) Les Annales de l’Hotel-Dieu de Montréal font un grand éloge de l’une de ces Dlles. qui s'y est faite religieuse.
(1) Publié en 1815.