‹ Les Ursulines de Québec, depuis leur établissement jusqu'à nos jours [microforme]Chapitre 52 sur 70 · T.—UN COOPÉRATEUR À L'ŒUVRE DE LA BIEN-AIMÉE FONDATRICE · texte numérisé non relu

T.—UN COOPÉRATEUR À L'ŒUVRE DE LA BIEN-AIMÉE FONDATRICE

Nous serait-il permis de laisser s’effacer les divisions de l’ancienne France, et de dire adieu au bel héritage d'Alençon en Normandie, sans mentionner deux des plus dignes coopérateurs de notre vénérée Fondatrice dans ce département de sa bonne œuvre.

Depuis la sage administration de M. de Bernières, les RR. PP. Procureurs (1) du collége des Jésuites, à Paris, avaient bien voulu être aussi les nôtres ; mais étant à 33 lieues de la ferme, ils devaient se substituer sur les lieux quelque j ersonne qui pût veiller sur le fermier et voir à l’entretien de la terre. Les agents qui fureut d’abord choisis dans ce but oubliaient quelque peu, paraît-il, les intérêts des propriétaires d'outre-mer pour s’occuper plus efficacement des leurs propres. Enfin, vers 1717, un gentilhomine normand, Jacques François (2)..…....écuyer, seigneur, patron honoraire et haut Justicier de la paroïsse de St. Aubiu d’Apeney,”’ né vers le temps de la mort des Fondatrices, s’offrit à prendre en main la gestion de ce bien; ce qui donna une nouvelle direction à la correspondance de nos religieuses, surtout à partir de 1742, où ce monsieur

(1) Nous trouvons successivement les noms des RR. PP. Vautier,

de Lamberville, Lafitau, Charlevoix, Mesaiger, et enfin en 1755, le R. P. de Launay, qui remit nos affaires à nos Mères de Paris en 1762.

(2) Il nous a été impossible de déchiffrer ce nom.

reçut une procuration directe de notre communauté, pour agir eu tout pour le mieux.

Il nous reste encore une quinzaine de lettres de cet homme estimable, célibataire par goût et par vertu, qui semblait s'être réservé tout entier pour les bonnes œuvres, et dont pendant de longues années notre communauté éprouva le charitable zèle. Voici quelques fragments de ces lettres; car il nous importe de bien connaître les bienfaiteurs de notre maison, pour lesquels nous offrons journellement et à perpétuité des prières communes. Au reste, nos lectrices jugeront par ellesmêmes si le descendant des seigneurs de St. Aubin usait avec honneur du eüchet de sa famille, à écusson soutenu de deux aigles, et surmonté d’une aiglon dont le regard sûr et perçant se fixe sur l'inscription qui le domine: Sua prole dignus. Elles verront encore si le pieux seigneur portait aussi dignement que le Journal

belge qui s’en décore de nos jours, la croix qu'il traçait invariablement en tête de toutes ses dépêches. Il écrivait donc en date du mois d'avril 1733 :

‘ Madame,--Je profite avec plaisir de l’occasion du bon frère Gournay, originaire du Canada, pour vous remercier de l’honneur de votre lettre, qui me confirme ainsi que les précédentes, du mérite de celles qui composent votre sainte communauté. Je vois, Madame, que ce n’est point à l’ancienne France à donner des modèles à la Nouvelle de bien dire et coucher par écrit, mais plutôt à y aller puiser ia perfection. Je n’en suis pas surpris, Madame, vous êtes sans cesse occupée à demander à Dieu ce degré de vertu, sa bonté peut-elle vous refuser en aucune chose ? Oui, votre communauté est l'exemple que je cite à nos dames, et elles écoutent avec admiration la lecture de vos lettres.

“ Je vous suis bien obligé, Madame, de vouloir vous ressouvenir d'un serviteur inutile comme moi dans vos prières et communions; c’est à ce secours que j'attribue ce qui m'arrive de plus heureux, mes prières ne méritant pas d’être exaucées. Je

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vous fais aussi, Madame, mille remercîments de l'excellent capillaire et du sucre d'érable que vous m'avez adressés. J'en ai promis à une dame abbesse de grande vertu et condition, qui a la poitrine faible et malade. J'ai ménagé de mon mieux la bonne provision de capillaire que les Rév. Mères de la Conception et de St. Jean avaient eu la bonté de m'envoyer, et qui m'a été d’un grand secours dans la multitude de rhumes et fluxions de poitrine, qui ont redoublé avec une fureur excessive l’hiver dernier, nou-seulement en France, mais quasi dans toute l'Europe, emportant un très-grand nombre de personnes, surtout les avancées en âge. Si j'avais cru les principales dames du pays, elles auraient seules profité de vos libéralités ; mais je leur ai dit que cet excellent secours me venait de mains qui pouvaient autant contribuer à la guérison des malades que la vertu naturelle du simple, et que sans le leur refuser, il fallait que les plus pauvres eussent la première portion. C’est vous, Madame, qui aurez le premier fruit de leurs prières, puisque vous leur fournissez le remède, et que je ne fais que le préparer ct le distribuer sous votre nom. Ainsi, vous voyez que vos bonnes œuvres et le bien que vous faites au prochain se répandent loin, par la bénédiction que Dieu attache à ce qui vient e votre maison, Enfin, les membres de J. C. en sont soulagés, cela sufit.

# Le bon frère Gournay m'a dit dans la conversation, qu'il était originaire de Montréal, où vous me mandiez qu'il y avait eu l'automne dernier des tremblements de terre. On lui a écrit du même lieu que depuis cet avertissement du ciel, on avait quitté en Canada l’infâme et détestable mode des paniers. Sur ce pied, il serait en vérité à souhaiter que Dieu en permît autant en chaque ville, villasse, bourgade, village de cette ancienne France, où cette horrible, incommode et impertinente mode règne à un degré de fureur inconcevable. Mais en fait de mode, tout va à l'excès ; il se trouvera quelque folle à Paris, qui détruira celle-là pour en introduire quelque autre qui ne vaudra guère mieux. Je suis surpris que le Canada se laisse aller à l’inconstance d’un climat aussi pétillant et changeant que le nôtre où on ne saurait compter sur rien de fixe: le tempérament, les goûts, les manières,

les termes, la religion, la mode attaque tout, il n’y a que l'arrêt de mort que Dieu a prononcé qu’on ne saurait changer. Heureux, Madame, qui quitte tout comme vous avez fait dans votre respectuble communauté, pour s'attacher au souverain bonheur où il n’y aura jamais aucun changement |

‘ J'enverrai après demain au R. P. Lafitau, une lettre de change de 850 liv., et peu après 400 liv. que le fermier m'a promises aussitôt qu'il aurait vendu ses bœufs gras, ce qui est ici le commerce le plus lucratif pour les fermiers. La fermière m'a prié de la recommander à vos prières, et de vous dire qu’elle exigeait de la communauté quelque petite marque de son attention, comme chapelet etc., qu'elle conserverait le reste de ses jours comme une relique, venant d’une avssi sainte part.

“ Votre terre est bien tenue. Elle manquait d'arbres fruitiers qui sont ici pommiers et poiriers, dont on fait grande abondance de boissons dont tout le monde use, et qui après le vin, est la meilleure de sous le soleil. J'ai fait planter beaucoup de jeunes arbres qui vont venir de jour en jour...

“ La continuation s’il vous plaît de vos prières auprès de Dieu,

afin qu’il fasse connaître sa sainte volonté et accorde la grâce de l’accomplir, à celui qui a l’honneur d’être avec une vénération infinie ete. De St. Aubin.”

La sollicitude du bon seigneur pour les intérêts des pauvres religieuses des pay: lointains, le rendait plus sensible à leurs pertes qu'aux siennes propres. En 1738, l’année avait été mauvaise, par conséquent, maigre revenu. ‘Je souffre de n'avoir que misère à vous chanter; mais quand l'épreuve vient par l’ordre et la main visible du Tout-Puissant, que pouvonsnous faire que de nous humilier et le bénir? Votre terre est dans une situation plate, terre franche mais froide et marécageuse qui demande un grand travail et produit beaucoup dans une année sèche, mais dans des années de pluie continuelle, on perd tout. (1)

(1) Ailleurs, on trouve les détails suivants sur ce souvenir précieux des bienfaits de Mme. de la Peltrie.

‘ La cour est quasi carrée, pouvant contenir 18 à 20 toises, toute close et entourée de bâtiments. La maison manable est fort ancienne avec plusieurs petites tours ou tourelles, le tout couvert d’ardoise,

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Nous ne gagnerions rien à poursuivre le fermier; ces pauvres gens vivent d'orge au lieu de vendre du blé froment. Le renvoyer? Tous ces gens là sont de concert; nous tomberions de mal en pis. Il faut souffrir ce qu'on ne peut empêcher.”

Un accident déplorable survient au fermier :—“ Les bons fermiers sont très-rares, surtout depuis que Dieu afllige une partie des provinces du Royaume d’une contagion sans remède sur les animaux, que l’on qualifie de vérole. Cette province a souffert un tort de plus de 30,000 liv. La terre de Harenvilliers et quelques villages voisins jusqu'ici ont été exempts de ce mal, quoiqu'il ait ravagé tout autour.

‘“ La fermière se recommande avec sa petite famille et l’âme de son défunt mari, aux prières de votre sainte communauté. Comme il y a près de 100 ans (1) que cette famille, de père en fils, se succèdent comme fermiers de Harenvilliers, ils se sont attachés à ce bien et le regardent comme le leur propre, ce qui fait que la fermière et ses parents voudraient continuer à cultiver la terre, jusqu’à ce que les enfants du défunt soient en état de lo remplacer. Le temps fera connaître si Dieu veut et approuve ce dessein; car l’homme propose et Dieu dispose.”

En 1749, il renouvelait le bail avec la fermière, ‘ faisant tout pour le bien de la chose, ayant toujours devant les yeux le grand compte final et sans réplique qu’il faudra rendre au divin Créateur de toutes choses qui n'ignore rien, tout étant écrit dans le livre qui nous sera présenté à la fin des siècles et sur lequel tout l'univers sera jugé.”

avec une espèce de pavillon sur la grande porte en entrant. Il y avait anciennement une petite chapelle au coin de la cour, du côté du midi.’ Nous ajouterons pour l'instruction de nos jeunes botanistes que ‘{ parmi les herbages et plantes potagères, il y avait les choux, les artichaux etc., thym couviers, romarins, rue, lavendes etc., dont l’espèce se trouvait parfois éteinte au printemps par suite de faux dégels qui couvraient la terre d'une glace universelle qui durait longtemps.’

(1) Ces fermiers fidèles méritent que nous les connaissions par leur nom. Le dernier était Jacques Garnier dit l’Arcangerie qui mourut presque subitement. ‘ Heureusement, il avait été à confesse et avait communié le dimanche précédent. C’était un fort bon et honnête homme craignant Dieu.”?

Avec ces considérations toujours présentes à l'esprit, il n'y avait aucun danger que M. de St. Aubin agît à la manière des administrateurs dont il est parlé dans nos correspondances précédentes : “ Ils avaient 100 liv., par an et les bonnes dames Ursulines n’en étaient pas mieux, Un de ma connaissance fut même assez avaricieux, (pour ne pas dire fripon), une heure avant d’expirer et rendre son dernier compte à Dieu, que d'exiger 300 liv., de pots de vin de l'ancien bonhomme de fermier, sous prétexte de ne lui point hausser la terre en lui renouvelant son bail. Ces friponneries ne se pratiquent que trop communément en France.”

Il est intéressant pour nous de voir notre économe ct fidèle seigneur, aux prises avec des ouvriers devenus ‘ fiers et hautains,'” qui quoique bien payés prenaient plaisir à laisser traîner l'ouvrage, n’obtenant rien “qu'à force d'envoyer et d'aller lui-même chez l'un et chez l’autre, éperonner, prier et menacer.”

Tantôt, il était en difficulté avec Mme, la Marquise de l’Aigle, ‘femme puissante en ces cantons,” :u sujet des bornes de nos propriétés ; tantôt avec un seigneur voisin, au sujet des constructions limitrophes, M. de St. Aubin en tout cela se montrait toujours le même, tâchant de concilier la modération et la charité avec le zèle le plus vif pour nos intérêts. “J'ai suivi le conseil de Salomon qui a dit: ‘“ Abstenez-vous de plaider, et vous diminuerez vos péchés,” et encore: “ C’est gloire à l’homme de s'interdire les contestations.” Aux prétentions de celui qui exigeait que l'on fit passer un chemin à travers la prairie, il opposait l'absence du seigneur voisin; “et puis, quand celui-ci sera de retour, écrivait-il, il faudra encore que je vous consulte, ce qui allongera le parchemin d'autant, et donnera au chicaneur le temps de se refroidir.”

Les exigences toujours croissantes des maltôtiers vinrent lui donner des transes mortelles. On demandait la déclaration des biens de gens de main morte. ‘“Tôt ou tard, écrivait-il en 1773, cela aura son effet, les maltôtiers (1) ne s’amendent guère à vieillir. On ne s'aperçoit des bruits de la paix que par le nom-

(1) Un triste système d’exactions pesait déjà sur le peuple, puisqu'il fallait payer le dixième du revenu en temps de guerre et le vingtième en temps de paix.

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HISTOIRE DU MONASTÈRE. 313 bre prodigieux de mendiants et de pauvres honteux, avec des légions d'enfants demi-nus qui crient la faim, et qui ont à peine un peu de paille pour se coucher, moins bien que les bêtes et les chiens des maltôtiers qui possèdent toutes les richesses du Royaume avec une dureté étonnante, sans aucune pitié ni commisération pour qui que ce puisse être, Comme on ne paraît pas avoir connaissance de vos biens, le mieux pour le moment est de se tenir clos, et dans le secret, de crainte de fournir des armes contre nous ; On craint d'éveiller le chat qui dort.”

Nos Mères sentaient le prix de tant de dévouement et de charité, et prenaient le plus tendre intérêt à tout ce qui se rattachait au pieux célibataire, qui se livrait à toute sorte de bonnes œuvres, ayant pris et soigné chez lui de la petite vérole l'enfant d'un marquis son ami, et l'ayant ensuite fait élever sous ses yeux dans une grande piété, ‘“ Ma situation est toujours la même, c’est-àdire, de garçon, répondait-il en 1738; mais mon frère vient d’épouser une jeune Dlle. élevée dans une communauté de Caen et d’un fort bon caractère; elle a aussi du bien, ayant hérité d'un frère qui servait dans la maison du Roi, qui a laissé deux terres nobles. Elle a deux sœurs qui ont aussi beaucoup de mérite et de religion, ayant été élevées en différentes communautés, qui est la meilleure école que l'on puisse donner à des filles de condition.” Plus tard : ‘ Pour rendre compte à la Rév. Mère de la Nativité de la situation de ma famille, je lui dirai que ma belle-sœur a été très-malade et j'ai eu la dernière peur. Ses six enfants promettent et s'élèvent à merveille. Le Roi a la bonté de lui placer une de ses filles à St. Cyr, comme fille d'officier et de qualité, feu mon frère ayant servi 30 ans dans la maison du Roi. Il y à un si grand nombre à récompenser qu’on a bien de la peine à obtenir une de ces places. Ma vue .s’affaiblit beaucoup; je suis menacé d’une cataracte sur l'œil droit. Il faut en tout bénir le Tout-Puissant et se soumettre à sa sainte volonté.”

Aux Ursulines, on s’évertuait à trouver ce qui pourrait faire plaisir à ce bienfaiteur qui ne voulait accepter aucune rétribution.

On redoublait les envois de sucre d'érable pour les neveux ; on adressait des boîtes de fleurs aux nièces ; enfin, on imagina d’envoyer au vieil oncle quelques ustensiles de la cuisine sauvage.

“ Mille très-humbles remercîments. (Cette gamelle et vaisselle sauvage sont des ouvrages curieux et un bel échantillon de leur adresse, J'admire comment ces hommes qui n'ont pas apparemment les outils nécessaires, puissent rendre des nœuds d'arbres aussi polis et aussi proportionnés ; il ne reste pas la moindre trace d'aucun outil. Comme la divine Providence s'étend à toute chose ! La fermière vous remercie également du chapelet et du joli étui dont vous lui avez fait présent.”

Dans sa dernière lettre en 1756, cet homme désintéressé disait à nos Mères: ‘“ Comment vous remercier du magnifique loupcervier que vous m'avez fait tenir ? Cependant, la réflexion que vous l'avez acheté et payé très-cher sans doute, me fait de la peine, ne méritant aucunement cette dépense pour mon particulier. Il n’en est pas ainsi du capillaire et du sucre d'érable que je distribue aux malades et qui, je suppose, vous coûte moins. Je vous en supplie ainsi que votre communauté, aucun extraordinaire pour moi.”

Le vénérable octogénaire s'occupait alurs de préparer un plan exact de nos propriétés de Normandie, ‘“ dans la pensée qu'il pourrait être utile dans la suite, et que cela serait curieux à voir ici et à conserver dans nos archives.” Nous avons reçu, écrivait en 1757 la Mère de la Nativité, les lettres et le plan de la terre de Harenvilliers. Noüûs summes infiniment redevables à M. de St. Aubin du zèle et des mouvements qu’il se donne pour la conservation et l'augmentation de ce bien, ce qu’il fait depuis un grand nombre d'années gratuitement et avec une affection sans exemple dans le siècle où nous vivons. €’est un ancien seigneur et gentilhomme plein de vertus, de mérite et de charité, qui joint à cela la droiture d’un vrai Israélite qui se sanctifie au milieu du monde sans en avoir l'esprit ni les maxhnes. Je suis toujours charmée du style humble de ses lettres.”

Quelques années auparavant, le R. P. Mesaiger lui rendait le témoignage suivant: “ M. de St. Aubin est un grand homme de bien. Ayez soin de lui envoyer les pièces qu’il vous demande pour conclure à chaux et à ciment votre affaire; il prend plus vos intérêts à cœur que vous ne feriez vous-même. Il est encore de ces anciens Français, gens d'honneur, de piété et de probité. Je

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La guerre avait interrompu la correspondance, En 1763 parvint ici la triste nouvelle de la perte de ce vénérable ami, décédé dans sa 88e année, au mois d'août de l'année précédente, ayant plus illustré son écusson par ses vertus que s'il se fût attaché à s'entourer du prestige de la gloire mondaine, ‘ Nous avons fuit pour cet insigne bienfaiteur, disent les Annales, un service solennel, avec l'office à neuf leçons, chaque religieuse lui ayant appliqué trois vigiles en particulier, en reconnaissance de tant de soins et de fatigues qu'il s'est données pour la conservation de notre terre de Harenvilliers : ce qu'il a fait pendant près de 45 ans, sans autre récompense que le sentiment de la charité qui le faisait agir.”

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