‹ Les Ursulines de Québec, depuis leur établissement jusqu'à nos jours [microforme]Chapitre 58 sur 70 · ENT 7 SN EST TS OS TOR TP CS ST PES · texte numérisé non relu

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après quoi le corps fut déposé et inhumé au pied de l'escalier de la chaire. Les regrets, les larmes des pauvres, la tristesse peinte sur le visage de tous, prouvent combien il était aimé et combien il est regretté. Le P. de Glapion était de ces hommes qui devraient toujours vivre.”

En date du 16 mars 1800, M. le G. V. Desjardins adressait à notre communauté les lignes suivantes: “ Ma très-révérende Mère, —Je recommande à vos ferventes prières l’âme du R, P. Casot. Il est décédé ce soir vers les 5 heures. Sa mort laisse bien des orphelins. J'espère qu’il a déjà reçu la récompense de ses grandes aumônes. Néanmoins nous offrirons des prières pour le repos de son âme, Vous n'ignorez pas l'attachement et la grande estime qu'il portait à votre communauté qui, j'en suis persuadé, donnera des bénédictions à sa mémoire.

Les Annales ajoutent les détails snivants : ‘ Dans ce mois de mars s’est éteint à l’âge de 71 ans et 6 mois, le R. P. J. Joseph Casot, dernier rejeton des enfants d’Ignace en ce pays, et qui a laissé autant d’orphelins qu’il y a de pauvr:s et d’indigents. La charité et la compassion pour les malheureux faisaient le fond de son caractère. Il employait tous ses revenus, que l’on sait être grands, à les soulager, pendant qu’il se refusait le nécessaire. Sa mort a été pleurée par tous les gens de bien. Par son Testament, il nous à luissé tout le linge de sa sacristie, que nous avons donné, à l'exception de quelques pièces, aux plus pauvres églises de la campagne et aux missions de la Baie des Chaleurs. Selon son intention, les ornements ont été donnés à différentes paroisses (1).

(1) L’inventaire de ces biens meubles et immeubles étant fait, le gouverneur, suivant les intentions bien connues du R. P. Casot, fit distribuer jusqu’à nouvel ordre, les vases et meubles d'église entre la cathédrale et les autres églises de Québec. Voici la forme officielle de cette distribution des biens d'autrui, dans la part qui nous échut: ‘11 a plu à Son Excellence d’ordonner que les articles suivants d’argenterie d'église soient déposés chez les Ursulines de cette ville, jusqu'à ce que l’on connaisse à ce sujet le bon plaisir de Sa Majesté Viz: Un moyen calice, un ciboire, une piscine. Par ordre de Son Excellence, Herman Witsius Ryland, Sec.” La cathédrale reçut le grand crucifix, les chandeliers, le grand calice et la belle statue de St. François- Xavier.

“ Le Gouvernement a pris possession des biens de la Société ; le collége sert de casernes aux troupes, et l’église, au culte protestant.…...”

Tout le monde sait quec’est en 1842, que les RR. PP. Jésuites sont revenus en Canada, remplissant comme auparavant avec le plus grand zèle les fonctions de leur Ordre. Ils possèdent un collége à Mont”éal, et une résidence à Québec ainsi qu’à Sandwich dans le Haut-Canada. De même que par le passé, les RR. PP. Jésuites sont toujours prêts à nous obliger en toute circonstance.

Peu *: temps après la mort du R. P. Casot, le Récit annonçait celle du bon religieux qui venait de rendre à son frère et son ami, les derniers devoirs de l’amité chrétienne. ‘“ Dans le cours de ce. mois de juin, 1800, le Seigneur a encore retiré de ce monde le KR. P. Berey, Récollet, dernier rejeton de son ordre en cepays. C'est ainsi qu’en moins de trois mois, le Canada voit s’éteindre deux ordres religieux qui ont planté la foi (1) en ces contrées et qui les ont arrosées de leur sang. C’est un résultat des guerres et du

(1) Les Récollets vinrent à Québec en 1615, et alors fut bâtie la première chapelle à la Basse-Ville. Six ans pius tard, ils bénissaient leur couvent de N. D. des Anges, où l’on avait d’abord établi un noviciat et un séminaire dans le but de former les #borigènes à l’état ecclésiastique. Personne n'ignore l'inutilité de ces essais. Le couvent de N. D. des Anges fut généreusement partagé avec les Pères Jésuites, dans les deux années qui suivirent l’arrivée de ces derniers religieux à Québec en 1625, époque où ils se bâtirent à quelque distance au delà de la rivière St. Charles. Des deux communautés de religieux parties en 1629, les Jésuites seuls revinrent, à la reddition du pays, et occupèrent de nouveau N. D. des Anges jusqu’à la construction de leur collége de Québec en 1635. Ce fut vers 1730 que fut complété le collége des Jésuites qui sert à présent de caserne. Le couvent des Recollets, alors abandonné, se détériora tellement qu'il leur fallut rebâtir sur des ruines à leur retour en 1670. C’est vers ce temps que le célèbre frère Luc, diacre, s’occupa nendant 15 mois à peindre ses tableaux pour les différentes églises. En 1681, les Recollets obtinrent un emplacement dans Québec et ils y bâtirent ce grand couvent dont les Annales constatent comme suit la destruction en 1796 : 4 Le 5 sept. il est arrivé un fâcheux incendie qui a failli réduire la

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“ Le terrain des P. Récollets est actuellement employé à bâtir une église protestante et des salles d'audience...”

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