‹ Les Ursulines de Québec, depuis leur établissement jusqu'à nos jours [microforme]Chapitre 63 sur 70 · IMAGE EVALUATION TEST TARGET (MT · texte numérisé non relu

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subséquentes. Si la multitude des affaires extéricures est déjà. onéreuse aux âmes qui aspirent à perfectionner en elles la vie de l'esprit, quel surcroît de sacrifices n'offre pas une administration où l’on se voit sans cesse à bout d’expédients et de ressources! Nous avons déjà parlé de la Mère Genev. de la Grange de St. Louis, dépositaire lors de la guerre de sept ans ; nous allons nous occuper maintenant de la Mère Antoinette Poulin de St. François, qui, de 1760 à 1790, fut presque constamment dépositaire. Le nom de la Mère St. François n’est pas nouveau pour nos lectrices, car c’est celle de nos religieuses dont la correspondance a été le plus souvent citée, dans l'étude que nous avons essayé de faire des difficultés de l’époque. Obligée par son emploi à de continuels rapports avec le dehors, soit pour les pensions des élèves, soit pour les revenus et autres affaires de la maison, elle en parle nécessairement dans ses relations avec la France et donne des détails que nous n'avons trouvés nulle part ailleurs. Esprit vaste et sûr, elle dit les choses avec la précision et le jugement qu’elle apportait dans toutes ses transactions; parfois son style serait même incisif, si sa grande bonté de cœur ne venait aussitôt corriger le trait tant soit peu aigu de sa plume. Quand elle traite d’affaires, pas un mot de trop; mais donne-t-elle carrière à l’expansion de ses sentiments, elle découvre toute la sensibilité de son fime.

La Mère St. François était une de ces personnes qui, à leur insu et par la portée naturelle de leur esprit, observent tout, apprécient tout, prêtes à faire face aux événements dans les cas les plus imprévus. Cependant, ce qui lui était d’une ressource plus infaillible encore, c'était cette attention continuelle à mettre le ciel de son côté par une ferveur inaltérable au milieu des affaires les plus décourageantes. Elle savait que “si le Seigneur n’édifie Jui-même une maison, c’est en vain que travaillent ceux qui l’édifient : inutilement devanceront-ils le lever de l'aurore pour gagner le pain de la douleur.” Pénétrée de la nécessité du concours divin pour atteindre au but de ses efforts, elle n’en travaillait que plus infatigaklement. De même que dans la vie spirituelle, il faut compléter en nous, pat notre coopération et nos sacrifices, les

mérites de la Passion du Sauveur; de même aussi, pensait-elle,

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