DÉFENSE FAITE AUX OFFICIERS ANGLAIS DE FRANCHIR LA CLÔTURE
L'ordre se rétablissait peu à peu dans Québec, le Monastère aussi reprenait le train accoutumé ; les militaires cependant semblaient se faire moins vite à la vie des casernes. Ils revenaient de temps en temps, paraîtil, dans les enclos des communautés religieuses, attirés
(1) Ces corps furent relevés l’année suivante, et transportés au grand cimetière des Picotés, près de l'Hôtel-Dieu.
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sans doute par les parfums de vertus qu'ils y avaient respirés. C’est du moins ce que nous a portée à croire un document officiel du temps, assez singulier dans sou genre. Le voici.
‘{ Mesdames les Supérieures des Couvents dans cette ville, nous ayant représenté que leurs religieuses étaient privées du libre usage de leur récréation ordinaire dans les jardins de leurs maisons, à cause des officiers qui s’y promènent, et qu’elles ne peuvent point pratiquer les règles de leur Institut, à cause des officiers qui y entrent à tout moment; Il est expressément défendu à tout officier ou soldat de visiter dorénavant ces communautés, se promener dans leurs jardins, etc.
(Signé) THOMAS MILLS, Aide-de-Camp.
‘ Pour les dames Ursulines,
Québec, 8 juin, 1761.”