‹ Les Ursulines de Québec [microforme] (volume 2)Chapitre 24 sur 95 · MADAME RIVET ENTRE AU MONASTÈRE ET Y MEURT POSTULANTE · texte numérisé non relu

MADAME RIVET ENTRE AU MONASTÈRE ET Y MEURT POSTULANTE

Depuis les jours de nos Fondatrices, aucune veuve n'était entrée au Monastère en qualité de novice, si ce n’est Mme d’Ailleboust, En 1722, nos Mères admirent la jeune veuve de feu M. Rivet, greflier au Conseil Supérieur de cette ville, Après quatre mois d’épreuve, la fervante postulante demanda l’habit de l’ordre ; et comme la Communauté était parfaitement satisfaite de ses dispositions, les suffrages se réunirent en sa faveur. Mais bientôt les choses changèrent de face. Pendant que l'on faisait avec bonheur les apprêts de sa vêture, [me Rivet tomba malude. D'abord, son état ne parut pas alarmant, et les médecins lui prodiguèrent leurs soins, pleins d'espoir en son prompt rétablissement. Tels cependant n'étaient pas les desseins de Dieu ; le mal, qui empirait chaque jour, résista à toutes les ressources de l’art et la mort devint imminente.

Les religieuses firent appeler le R. P. de la Chasse, chapelain de la Communauté, et qui avait aussi été directeur de la pieuse veuve dans le monde. Après avoir recu en d’admirables dispositions les derniers secours de l'Eglise, et avoir obtenu l’assurance qu’elle serait enterrée dans le chœur des religieuses avec l’habit de notre ordre, la pieuse mourante sembla n'avoir plus rien à désirer sur la terre ; se tournant vers Dieu avec une confiance sans bornes, elle lui rendit doucement son âme. C'était au printemps de 1723.

Mme Rivet, se voyant en danger de mort, avait demandé le plus habile notaire de Québec pour régler ses affaires temporelles, et elle avait légué par testament 1500

livres À elle ; m les Urs paix.

Page 1