LE BARON DIESKAU ; —ECIEC DU 8 SEPTEMBRE
“ En 1755, le Roi, toujours rempli de bonté pour ce pauvre pays, a envoyé 3000 hommes en + régiments, pour nous secourir, Ils étaient commandés par M. le baron Dieskau, homme d’une bravoure reconnue, muis dont Disu n’a pas béni les armes en Canada.
Saint-Louis. Sa mère était Mme Louise - Thérèse - Catherine Migeon de Bransac, sœur de notre Mère Migeon de la Nativité, Il avait épousé Mile Michelle-Elisabeih de Foucault, dont il eut uu fils qui passa en France à la Conquête ; sa file épousa M. Charles de Noyau, gouverneur de lu Guyuue française,
heal homn M. D adver pour quel trois fuite, plusi 1] que :
essa et comqui adoncit eu lui aura tite famille
s célébrée à fants apprene dans les tits poèmes, feuilles du
TEMBRE,
té pour ce ments, pour . le baron dont Disu
:. Catherine la Nativité, dout il eut épousa M.
“ Malgré la grande victoire remportée à la Belle-Rivière, l'ennemi ne se décourageait pas ; poursuivant au contraire son entreprise, il s'était campé ‘près du lac Saint- Sacrement, pour venir plus tard prendre les forts de Saint- Frédéric, Niagara et Frontenac. M. le baron Dieskau, maréchal de camp, se mit en devoir de les aller combattre, Tout était rangé selon les règles de la guerre, et on avait droit d'attendre un heureux succès d’un homme aussi expérimenté, Mais comme on ne se bat pas en ce pays comme en France, les choses changèrent bien de face!
“ Un espion métis, qui avait passé plusieurs jours dans le camp enneni, viut dire que s’il avait eu seulement 500 hommes avec lui, il eût défait les Anglais. Cela fit croire à M. Dieskau qu'une partie de son armée lui suffrait. Il laisse 1500 hommes au fort Carillon pour les appeler au premier besvin. Mais lorsqu'il eut gravi des montagnes fort escarpées, et que tout son monde fut trèsfatigué, il se trouva tout à coup en vue de l'ennemi, qui s'était bastionné avec des bois de construction et des beaux, et qui se trouvaient là an nombre de 6000 hommes ! Il n’y avait cependant pas moyen de reculer. M. Dieskau voulut se battre, mais la supériorité de nos adversaires effraya notre petite armée qui n’était que de 1500 hommes. M. Dieskau se jeta en vain dans les rangs pour leur donner l'exemple et les animer; on se battit quelque temps ; mais le commandant ayant été blessé à trois reprises et mis hors de combat, notre armée prit la fuite, et on pense même qu’en fuyant, ils ont tué ou blessé plusieurs des nôtres croyant tirer sur les ennemis.
“ Nous perdimes environ 100 personnes, tant blessés que restés sur le champ de bataille, M. de Saint-Pierre,
capitaine, qui commandait les sauvages, est de ce nombre ; M. de Longueuil, qui était blessé, est aussi mort, car il ne se trouve point parmi les prisonniers ; M. du Sablé, lieut., a aussi succombé à sa blessure, ainsi que plusieurs officiers des régiments. Quant à M. Dieskau, il n’a pas voulu qu’on le sauvât, sans doute par la peine que lui causait cette déroute ; il a été pris avec 30 Français. Nous avons malgré tout, fait plus de tort à nos ennemis qu’ils ne nous en ont fait; ils ont perdu 500 hommes, et nous leur avons fait environ 20 prisonniers. Cela est arrivé le 8 septembre de l’année 1755. La victoire n’a été d'aucun côté; nous nous sommes retirés en attendant la protection de Dieu, qui inspirera à M. notre Général les mesures à prendre, pour faire plier les ennemis de l’Eglise Catholique.”
Il est bon de faire remarquer que cette guerre, déjà si vivement allumée en Amérique, ne fut déclarée en Europe que l’année suivante. Cependant on n’était pas plus en sûreté sur mer que dans la colonie; un vrai système de piraterie s’exerçait à cette époque.
“ Dans le cours de la même année, les Anglais ayant mis plusieurs vaisseaux sur mer pour guetter les nôtres, nous ont pris deux vaisseaux du Roi venant en ce pays, et environ six autres, tant marchands que pêcheurs, ce qui nous à fait un grand tort. M. de Rigaud, (1) gouverneur
(1) Lé Récit dit, en date du 4 mai de l'année suivante : M. Rigaud de Vaudreuil, gouvernenr des Trois-Rivières, est arrivé à Québec, après avoir été pris par les Anglais. Il a reçu d'eux beaucoup d'insultes et a essuyé bien de la misère. Il est parvenu en France par nn miracle de la très-puissante main de Dieu, et de la protection de ia très-sainte Vierge et du glorieux saint Joseph, qui nous l'ont enfin ramené après bien des prières et des inquiétudes.”
ince vint sam mun réun men en € la fe se ré milit des ]
Le milie sœur mala la m:
ce nombre ; ort, car il ne Sablé, lieut., eurs officiers , pas voulu » lui causait Nous avons w’ils ne nous 18 leur avons 8 septembre | côté; nous on de Dieu, s à prendre, ique.” erre, déjà si ée en Europe pas plus en i système de
nglais ayant r les nôtres, en ce pays, eurs, Ce qui gouverneur
ivante : ‘ M. k, est arrivé à a reçu d'eux
l'est parvenu de Dieu, et lorieux saint rières et des
des Trois-Tivières, a été pris dans cette occasion, ainsi que des soldats canonniers, grenadiers et bombardiers des régiments qu’on nous envoyait, et qui nous auraient été trèsutiles.” Un peu plus tard, l’annaliste enregistrait la prise de 300 vaisseaux au nombre desquels se trouvaient le Saint-Ursin, l’Elisabeth et les Deux-Frères, qui portaient les approvisionnements du Monastère. (Ces pertes mettaient le pays dans une gêne extrême, aussi commençaiton à ressentir les souffrances de la disette. Un accident des plus déplorables vint encore ajouter aux maux qui pesaient sur la population de cette ville; nous allons en retracer les douloureuses circonstances.