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elles les attendaient avec une impatience et une sympathie, que comprennent ceux qui se rappellent les services impayables que les Ursulines avaient reçus de ces généreuses Hospitalières, en 1650 et en 1686.
‘ Nous les reçumes au nombre de 49, dit le Récit, et nous versämes des larmes bien abondantes sur leurs malheurs. La Mère Marie-Joseph Mailloux de St. André, alors mourante, fut aussitôt logée dans notre infirmerie, où elle décéda le lundi suivant, 9 de juin. Les deux Communautés réunies firent pour le repos de son âme les prières prescrites ; nous recitâmes ensemble le grand office et chantâmes le service solennel. La Mère St. André a été enterrée dans notre caveau, où ses cendres se mêleront aux nôtres, pour cimenter les nœuds de charité qui nous unissent, depuis cent seize ans que nous sommes en ce pays.
‘ Trois semaines se passèrent ainsi réunies ; nous vivions ensemble comme une seule et même famille, la ferveur de nos chères Hospitalières ajoutant à la beauté du saint Office, et ranimant notre zèle au service du divin Maître.”
Les RR. PP. Jésuites avaient aussi une dette de reconnaissance à acquitter envers l'Hôtel-Dieu qui, plus d’un siècle auparavant, leur avait offert l'hospitalité dans un semblable malheur (1). Ils s’empressèrent d'offrir leur collége pour le service des malades, et Mgr. de Pontbriand y fit conduire les Hospitalières le 28 juin. ‘“ Cette séparation se fit en versant bien des larmes, ” dit le Récit. ‘ Nous avons fait notre possible pour adoucir leurs peines et leurs croix, leur donnant des témoignages sincères et efficaces de notre par-
(1) La maison des RR. PP. Jésuites fut incendiée en 1640, en même temps que la chapelle de Champlain,
faite amitié. Elles ont partagé avec nous le peu de
ine bien que le Seigneur veut bien nous donner, et que sa les bonté nous suscitera. Puissions-nous les aider à 8e jus rétablir ! ”
Nous verrons plus tard que les Hospitalières n'étaient cit, pas à la fin de leurs épreuves.
“à 616.—MLLE. BESANÇON ET LES DERNIÈRES PROFESSES SOUS LA