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récit.” ‘Quand nous nous trouvions à la fin de la journée, dit la Vén. Mère, nous nous mettions dans la disposition d’être englouties en quelque abyme durant la nuit ; et le jour étant venu, nous attendions continuellement la mort, ne voyant pas un moment assuré à notre vie : en un mot, on séchait dans l'attente de quelque malheur universel.”
Cependant Dieu inspirait à la Mère de l’Incarnation des sentiments bien différents de ceux de la crainte. ‘ Je désirais être chargée de tous les péchés qui nous attiraient ces malheurs, disait-elle confideminent à son fils, afin d'en recevoir seule le châtiment. J'’eusse voulu même que toutes ces abominations eussent paru aux yeux des hommes comme mes propres crimes... Je ne pouvais que bénir sans cesse le souverain pouvoir de la Majesté divine sur toute la nature. Les grosses montagnes et tout ce grand fond de marbre dont ces contrées sont composées, ne lui sont que des pailles à mouvoir, et tant de personnes qui ne s'étaient pas laïssées toucher par les foudres de l'Eglise, (l’excommunication), se sont amollies et changées en un moment.” (1)