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ces priviléges, et les réunions duftent alors se faire dans l’église paroissiale de Québec. Aucun document ne nous donne de détails sur cette confrérie établie à Québec, à partir de cette époque ; mais il paraît que la ferveur et la piété y régnaient en 1694, puisque les femmes et les filles de la société se refusèrent à toutes les invitations de M. de Frontenac, et qu’elles ne voulurent être ni actrices, ni spectatrices, dans la fameuse comédie du ‘ Tartuffe,” au château St. Louis et ailleurs. Trois seulement des associées assistèrent à ces représentations, et elles furent aussitôt exclues de la confrérie, au témoignage de M. de la Tour.
Les religieuses des communautés de Québec et de Montréal se firent inscrire, paraît-il, à la paroisse de Québec jusqu’à l’année 1759, et il n’a pas été sans intérêt pour nous de trouver, sur le catalogue de la s0ciété, les noms de plusieurs de nos anciennes Mères. Depuis 1759, les dames pieuses seules ont composé cette association, qui tient ses réunions régulièrement à la chapelle de la Ste. Famille une fois par mois: c’est là que ces pieuses dames élisent leurs Directrices, et conviennent des différentes œuvres de charité ordinaires ou extraordinaires.
Les miracles opérés par l’intercession de la Ste. Famille et les bienfaits sans nombre que les fidèles en ont obtenu, ont rendu cette dévotion une des plus populaires du pays. La plupart des anciens tableaux peints dans le pays, ou même en France, ont pour sujet la Ste. Famille de Jésus, Marie, Joseph. Nous avons l’avantage de posséder deux ou trois de ces tableaux, qui dénotent un bon goût chez les artistes. C’était un tableau de la Ste. Famille qu'en 1690 l’on avait placé dans le clocher de la Cathédrale, et qui défia tous les boulets que l'amiral Phipps fit tirer pour l’abattre.
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