DITS
jourd'hui Kingston), il amena à Québec trois petites Iroquoises qu'il plaça dans notre séminaire,
‘ Le 8 août 1674, dit notre régistre, le R. P. Chaumonot vint avec M. le Chasseur, Officier de l’Etat-major du Comte de Frontenac, et accompagné de plusieurs sauvages, nous amener trois petites Iroquoises, Marie-Ursule, Marie-Françoise et Marie-Made- EM leine, pour être instruites au séminaire.
‘ L'année suivante, au mois de juillet, le Gouverneur devant faire le voyage de Catarak8i, emmena avec lui ces trois petites Iroquoises pour voir leurs parents. Au retour du Comte de Frontenac, au mois de septembre, ces enfants sont revenues avec lui ; elles furent ramenées au séminaire dimanche au soir par le Capitaine des gardes.”
Ces petites Iroquoises étaient d’une douceur et d’:ne docilité al ravissante, aussi ce ne fut qu'avec regret qu’on les vit partir : du Monastère le 19 juin 1676, pour n’y plus revenir; M. de Frontenac, charmé de leur progrès, les ramena alors à leurs parents.
“ Enr 1675, le Comte de Frontenac plaga au séminaire, Barbe Corlar et Cecile-Agnès Aochiati, Iroquoises, ainsi que Barbe et Michelle, Algonquines, filles de Jean-Baptiste Capitaine des Sauvages de Tadoussac.
“ Au mois de juin 1676, deux jeunes filles de la nation des Esquimaux sont entrées au séminaire.” Klles se nommaient Thérèse-Benedic et Martine. La tribu à laquelle appartenaient ces élèves, habitait les environs du détroit de Belle Isle, et leur famille était fort considérée des missionnaires et des Français en général, tant pour la bravoure du chef que pour la bonne conduite de tous les membres.
“ Le 26 mai 1683, dit notre récit, le R. P. Jacques Bigot S. J. qui a soin de la mission des Abénaquis, a mis en notre séminaire 4 deux petites Abénaquises; l’une s'appelle Denise, l’autre Théo- À dosie. à
“ Le 27 juillet de la même année le même R. P. J. Bigot nous a amené deux autres Abénaquises ; l’une se nomme Geneviève, l'autre Charlotte.
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Le 15 janvier 1684, le R. P. J. Bigot S. J. nous a amené la petite Anne-Thérèse. Le 19 du même mois, le R. P. Bigot, S. J., nous a amené Agnès 8eskSes, abénaquise de nation.”
Quelque temps après leur première communion, ces dernières élèves, déjà en état d’instruire et d’édifier leurs compatriotes, s’en retournèrent chez leurs parents qui demeuraient à la mission de Bécancourt. Une seule de ces jeunes Abénaquises eut le bonheur de mourir dans la maison de Dieu : ce fut Agnès, dont nous raconterons plus tard la mort édifiante.
Il paraît que plusieurs de ces petites filles sauvages restèrent un temps considèrable au Monastère car : “Le 15 juillet 1682, dit le vieux récit, Marie 'Jurant est sortie du séminaire, après y avoir été nourrie et entretenue environ dix ans. La petite Barbe, Iroquoise d'Agnié, est venue au séminaire le 7 janvier 1677, et elle est sortie pour retourner chez ses parents, retirés à l'ancienne Lorette, le 8 mai 1683.”
Dans le recensement du Canada fait en 1681 par M. du Chesnau, Intendant, on ne voit que les norus de neuf séminaristes, tandis que d’après nos régistres il devrait s’y en trouver douze. Mais c'était toujours très-peu comparé au passé. Les Intendants qui succédèrent à M. Talon travaillèrent à détourner les sauvages de se fixer à Québec, et parmi eux M. de Meulles se montra des plus animés. Au reste, vers 1683, les débris de la nation huronne s'étaient retirés à Lorette sous la direction du R. P. Chaumonot ; les Algonquins de Sillery se concentraient au Saguenay, et les Montagnais s'étaient fixés dans les îles du Golfe St. Laurent. Restaient les Iroquois chrétiens dont l’affluence devait naturellement se porter vers Montréal.
Cependant, sous la longue administration du Comte de Frontenac, nos Mères eurent toujours de petites Iroquoises adoptées ct protégées par lui, ainsi que d’autres petites filles sauvages; mais
le nombre en était considérablement diminué.
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