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où se tint le chafit aux religieuses eant vivement à raient, à la suite visita ensuite les
lieux réguliers du Monastère, témoignant partout une grande satisfaction de l’état où il trouvait l’intérieur de la maison.
Au mois de janvier précédent, à l’occasion de la prise d’habit de Mile. d’Ailleboust, à laquelle Mgr. de St. Vallier avait présidé, (cérémonie qui pour la première fois s'était faite l'après-midi), ‘“ Sa Grandeur voulant donner pleine et entière satisfaction à toute l'assemblée, dit que tous ceux qui désiraient visiter le bâtiment neuf le suivissent. Puis, prenant par la main le Marquis de Denonville, suivi de M. de Champigny, Intendant, de plusieurs messieurs du séminaire, de la plupart des Pères Jésuites, et d’un grand nombre de messieurs et de dames, il parcourut en entier le Monastère,” sans oublier ces petites cellules à loquets de bois ‘ sans luxe ni superflu,” que les religieuses appelaient les ‘“ antichambres du paradis.” Les visiteurs et les visiteuses furent si aimables et s’amusèrent si bien, que ce ne fut qu’à six heures du soir que l’on ‘put ‘“ fermer les grandes portes.”
Pour faire voir les cérémonies aux personnes du dehors, il fallait alors de toute nécessité les admettre dans la clôture ; mais l’ancien bâtiment était enfin sorti de ses ruines, et un joli chœur voûté allait abriter plus convenablement notre divin Sauveur.
“ Le 23 juin 1689, M. de Merlac, grand-vicaire de Mgr. de Québec, ayant dit la messe dans notre petit chœur sous la salle de Communauté, porta le St. Sacrement dans la nouvelle chapelle au bout du bâtiment. On avait fait une allée de branchages et d’arbres, et jonché de fleurs le chemin par où devait passer le St. Sa. crement. Toute la Communauté marchait processionnellement avec le manteau d'église et un cierge ardent à la main ; les pensionnaires suivaient. On chantait pendant la procession Pange lingua et l’antienne O Sacrum. Le lendemain, jour de la Nativité de St. Jean-Baptiste, on dit la première messe dans la nouvelle chapelle.”
A cette même année se rattache un touchant souvenir de la complaisauce des messieurs du Séminaire pour notre Communauté,
Nos Mères avaient préparé un beau reposoir dans la chapelle afin d’y recevoir le très-St. Sacrement à la Fête-Dieu ; mais comme la procession partait de la Basse-Ville, la pluie sur-
vint et la cérémonie manqua, ‘“ Pour réparer la perte que nous avions fuite, les messieurs du Séminaire eurent la bonté de venir en procession à notre reposoir le dernier jour de l’octave, et nous donnèrent aïnsi la consolation de recevoir avec solennité notre divin Sauveur.”
Le très-St. Sacrement reposa dans cette chapelle voûtée (vieux
dépôt), jusqu’à la construction de l’église actuelle, c’est-à-dire l’espace de trente-cinq ans.