‹ Les Ursulines de Québec [microforme] (volume 4)Chapitre 168 sur 199 · JOY · texte numérisé non relu

JOY

IHISTOIRE DU MONASTÈRE. 485

Chenaye, Charlotte Aubert de la Chenaye (Rel. Hôtel-Dieu), Marie Larche, M. Thérèse Lapierre, Marie-Catherine de Brisay

de son caractère, et les attraits de sa figure étaient rehaussés par la plus naïve expression de modestie. Ce fut probablement le Marquis de Denonville qui la fit connaître à Mme. de Maintenon, car celle-ci qui faisait alors régner la vertu sur le trône de France, dans la personne de Louis XIV converti” fit nommer la Marquise de Vaudreuil sous-gouvernante des enfants de France en 1708. La Marquise partit de Québec en 1709 pour se rendre à Versailles. Aprèsavoir essuyé sur mer de très-grands dangers, le navire où elle était fut pris par les Anglais, qui n’en étaient pas enrore à ‘ l’entente cordiale,”” heureux fruit du paisible règne de Victoria. Cependant le Capitaine vainqueur traita la Marquise de Vaudreuil et sa compagnie avec beaucoup d’honneur; leur laissant la liberté d’emporter tous leurs effets, il les débarqua près du Hâvre, où M. de Champigny, alors intendant, les accueillit avec distinction. Après quelques jours de repos, la Marquise de Vaudreuil continua son voyage et arriva enfin à Versailles, où Mme. de Maintenon la reçut avec bonté et la présenta au Roi. Elle fut confirmée dans la charge de sous-gouvernante des enfants de France, et on lui confia tout de suite le soin et l'instruction du jeune duc d’A- Jlençon. Ce petit prince étant mort la vertueuse femme voulut s'éloigner de la cour, car son cœur sensible souffrait de se voir ainsi séparée de son pays et de sa famille. Mais le duc de Berry, père du jeune prince qui venait de mourir, la retint pour élever ses autres enfants, et la Marquise de Vaudreuil ne put revenir en Canada qu’après une longue absence. Ce temps ne fut pas perdu pour sa fa. mille et ses amis. Elle servit puissamment son m:ri à la cour de France, soit en déjouant les ruses de ses ennemis, soit en lui procurant des grâces inespérées. Il se trouve dans les archives de la marine plusieurs lettres de la Marquise, adressées au ministère en faveur de ses amis, particulièrement de la famille Lajemmerais. Quelle sensibilité exquise dans cette correspondance où elle s’eftorce de justifier M. Sullivan, gentilhomme irlandais, qui avait épousé en secondes noces Mme. veuve de Lajemmerais. Par cette correspondance, on voit qu'une demoiselle née à Québec, et élevée en partie sur les rives du St. Laurent, n’était en rien inférieure aux plus spirituelles dames de son temps. ‘Le Sieur Silvain (Sullivan médecin à Montréal), dit-elle, ayant épousé la veuve de feu M. de Lajemmerais, capitaine qui avait six enfants et pas un sol de bien, en a usé envers cette

de Denonville (1), Marie-Catherine Robineau de Bécancourt (Rel. Urs.), Gen Le Vasseur, Angélique Roberge (Rel. Urs.) Ang. Catignon, Marie-Thérèse Migeon de Bransac, Marie de Grand'ville, Marie de la Fontaine, Marguerite Lemoine, Anne Bisson, Marie- Anne Gaillard (Rel. Hospitalière), Marie de Xaintes, Barbe Montminy, Jeanne du Gué, Ursule Denis, Marie de Contrecœur, Margte. de Cressé (une des premières professes aux Ursul. de Trois-Rivières), Marie M. Lemoyne, Jeanne-Louise Hazeur (2) (Rel. Hôtel-Dieu), Marie G. Joliet, Margte. Grandmenil, Agnès - Cloutier, Scholastique de Messeray, Louise Magnan, Catherine Gariépy, Anne-Thérèse Le Vasseur, Marie Damour des Chaufours, Anne Louvré, Louise Rinville, Marie-Anne Pageau, Catherine Brasarde, Marie-Gen. Gauvreau, Marie Mony, Cath. Perarde de Latouche, Jacqueline C. Juchereau de St. Denis, Marie des Prés, deux Dlles. Anglaises dont on ignore le nom (3), Margte. Lavallière, Barbe Cavalière, Marie-Anne Catignon, Jeanne Brise (4), Agnès Godefroy de Linctot, Marie de Cressé, Françoise Chorel de St. Romain, Marie-Françoise Hertel (5), Thérèse Mars, Marie-

famille en vrai père. Il s’est privé de son nécessaire pour élever ces enfants et leur donner toute l’éducation possible. Il a fait prêtre l'aîné, Charles Dufrost de Lajemmerais. Le second qui est cadet dans les troupes, mériterait bien une expectative d’enseigne en second, tant par rapport à lui, qui est un bon sujet, qu’en considération des services de feu M. de Lajemmerais son père.”

(1) Mlle. M. C. Brisay de Denonville se fit religieuse Carmélite à Chartres, après le retour de sa famille en France.

(2) Mlle. J. L. Hazeur, née à la Rochelle, fut amenée à Québec par son oncle, et placée par lui au pensionnat.

(3) Ces deux élèves furent envoyées ici de Trois-Rivières par Mgr. de St. Vallier,

(4) Cette enfant n’était âgée que de quatre ans, et ses rarents, qui étaient sans doute établis dans les postes avancés du pays, ne l’ont retirée du pensionnat que neuf ans après, le 26 octobre 1699,

(5) Mile. F. Hertel, fille du brave François Hertel qui a si bien mérité de son pays, se fit Relig'euse Ursuline à Trois-Rivières. Elle se réunit à notre Communauté en 1713. Nous verrons ailleurs sa biographie,

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Catherine ‘ Anglaise,” Judith Lavallière, Anne Ménage, Marie M. Roussel, Madeleine Cloutier, Angélique Aubert de la Chenaye (Rel. à l'Hôtel-Dieu), Marie-Françoise “ Anglaise,” Marie-Jeanne Lemoyne, Barbe Godefroy de St. Paul, Marie Amiot, Louise Huault, Gen. Charest, Ang. Le Boulanger, Marie C. d’Ailleboust, Cath. des Ruisseaux, Jeanne Racine, Anne-Cécile, fille. de Robert Caron, Ang. Pinard, Louise Roussel (Hospitalière), Gen. Juchereau, Louise-Cath. Denis de St. Simon, Anne Lézeau, Madeleine Joliet, Marie-Agnès Pilote, Marie M. de Bellefond, Marie Gagnon, Louise de Brussy (Hospitalière à Montréal), Catherine de Brussy, Marie Bonnet, Marie-Anne Picard, Catherine Becquet, M. Bizart, Elisabeth du Gué (Hospitalière), Margte. Jalot, Jacqueline de St. Romain, Françoise Senard, Marie-Anne Lemoyne, Françoise Aubuchon, Charlotte Rinville, F. M. Ferret, Catherine Aubé, Marie M. Le Clair, Madeleine Roberge, Madeleine Angers, Hélène-Marguerite du Menil, Cath. de Linot, Marie-Anne Noiron, Jeanne du Bois, Barbe de la Vallière, Marie-Renée de Varennes, Susanne de St. Germain, Jeanne Le Vasseur, Margucrite de la Vaillière, Ang. Liénard, Marie de Launay, Margte. Hamel, Margte. Langlois, Marie-Claire d’Ailleboust des Musseaux, Susanne Mourier, Anne d’'Hervieux, Jeanne du Puy, Cath. Le Vasseur dit La Vigne, Ang. Moni, Marie-Anne Jourdain, Louise de Lotbinière, Madeleine Joliet, Margte. Fortin, Véronique Grandmesnil, Ang. Gauthier de Ste Croix, Judith de Lamothe-Cadillae (Pensre. en chambre) (1), Marie M. de Lamothe-Cadillac, Marie- Anne Baudoin, Marie Galipeau, Louise Le Neir, M. Anne Neveu, Marie-Anne des Ruisseaux, Marie-Anne Gouin, Marie-Josèphe Le Boulanger, Angélique d’Ailleboust, Marie Villebon, Marie- Anne Loranger, Cath. Godefroy, Françoise Pachot, Margte. Trot-

(1) Les demoiselles de Lamothe-Cadillac étaient au nombre des plus favorisées des biens de la fortune. Au moment de partir pour le Détroit, leur père les plaça au pensionnat. Deux ans après, voyant que Mille. Madeleine était suffisamment instruite, et que Mile. Judith désirait rester au Couvent en qualité de pensionnaire perpétuelle, M. de Lamothe-Cadillac, en retirant l’aînée, fit pour sa cadette les arrangements suivants. D'abord, il affecta la somme de six mille livres

tar, Marie-Josèphe de St. Romain, Renée Gagnon, Charlotte La Mouene, Marie Dumont, Claire Joliet; Ang. de St. Simon, Madeleine Le Grand, Catherine La Vallée-Lemoyne, Madeleine Cadieux, Charlotte Hubert, Barbe Caroy, Madeleine Roberge, Barbe St. Germain, Marie Aubert de la Chenaye, Agathe ‘ Anglaise,” Charlotte .de Louvigny, Anne Dandonneau, Mlle. Bienville-Lemoyne, Angélique Aubert, Madeleine Baby, Jeanne Brissette, Marie-Anne Migeon de Bransac (Rel. Ursul. Québec), Thérèse L’'huillier, Marie Côté, Marie Racine, Thérèse Amiot, Marie- Anne Manfis, Madel“ine de Lotbinière, Elisabeth de Lotbinière, Françoise le Duc (Kel. Hôtel-Dieu), Angélique Le Gardeur, Marie Berthiaume, Françoise Bouthillier, Marie-Antoinette de Boucherville, Louise Lalemant, Françoise La Chenaye, adeleine Turcotte, Margte. St. Pierre, Françoise Godefroy de St. Paul, Marie Fafard, Margte. de Launay, Marie Martel, Marie Pepin, Marie Mars, Cath. de la Bruyère, Marie-Madeleine Leduc (Rel. Hôtel-Dieu), Geneviève du Plessis, Barbe St. Germain, Jeanne Catalogne, Charlotte du Pré, M. Pinault, Madeleine Faber, Anne Margucrite de Varennes (Rel. Urs.), Marguerite Crevier, Marie J. Poulin, Antoinette de St. Simon, Margte. Toupin, Marie Gauthier, Françoise du Puy, Charlotte Battanville, M. la Joye, Catherine Marchand, Margte. des Prés, Thérèse Mony, Marie T'hérèse Voyer, Madeleine Dumont, Louise Dumont, Madeleine Ménage, M. d’Ailleboust de Mantet, Marguerite de Bécancourt, Margte. Philippe de Muy, Marie-Josèphe de Muy, Charlotte Le Gardeur de Repentigny, Angélique du Buisson, Angélique de Verchères (1), Catherine Donville, Anne Bertigny, Marie Mer-

pour son entretien, allouant mille livres pour ses meubles. De plus, on convint qu’en cas que la demoiselle désirât sortir du Couvent, on lui rendrait cinq mille livres, réservant seulement cent francs pour chaque année de pension. Cette Demoiselle resta longtemps au Monastère; nous ignorons l’époque de son départ, mais il est probable que ce fut en 1716, lorsque son père, qui avait gouverné la colonie de la Louisiane pendant trois ans, fut remplacé par M. de l'Espinay.

(1) On attribue à Mile, de Verchères et à sa mère, des actions de valeur guerrière qui les élèvent au rang des héroïnes, ‘En 1690,

te La Madene Ca- Barbe aise,” ille-Leissette, l'hérèse Mariebinière, tardeur, ette de adeleine st, Paul, e Pepin, luc (Rel.

1, Jeanne er, Anne er, Marie arie Gauoye, Caarie Théleine Méécancourt, arlotte Je gélique de arie Mcr-

De plus, ouvent, on francs pour mps au Moest probable a colonie de üspinay.

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cier, Marie-Josèphe Godefroy de St. Paul, Marie-Clémence Guenet, Judith La Bretonnière, Geneviève Couïllard, Geneviève Baudoin, Angélique Poisson (Rel. Urs. Québec), M. Hubert, Elisabeth Belleperche, Margte. Durand, Margte. Danois, Cath. Manfis, Madeleine Pachot, Jeanne du Buisson, Charlotte Pachot, Margte. de Repentigny, Elisabeth Marchand, Marie M. de La Lande, Madeleine de Beaupré, Marie-Ursule Charest, Agnès Bonhomme, Marie Cadet, Marie-Madeleine de Muy, Charlotte de Muy (Rel. Urs. Québec), Louise Clérin, Agathe de Repentigny, Marie J. Descorneaux, Catherine de Brussy, Marie Le Fébvre, Angélique des Prés, Catherine de Messeray, Elisabeth Gauthier, Charlotte Baudoin, Marie-Anne du Bosquet, Louise Racine, T. Louise des Meloises (Rel. Ursul. Québec), Marie L. Thérèse des Meloises (Rel. Hôtel-Dieu), Marie Amiot de Vincelot, Louise dela Valtrie, Jeanne Catalogne, Annc-Gertrude Perrot, Elisabeth de St. Simon, M. Arnauld, Louise de Lotbinière, Rosalie Du Gué des Rochers,

dit le R. P. de Charlevoix, les Iroquois ayant su que Mme. de Verchères «tait presque seule dans son fort, s’en approchèrent sans être aperçus, et se mirent en devoir d’escalader la palissade, Quelques coups de fusil les écartèrent d’abord, mais ils revinrent bientôt. Ce qui leur causait le plus d’étonnement, c’est qu’ils ne voyaient qu’une femme et qu'ils la voyaient partout, faisant paraître une contenance aussi assurée que si elle avait eu une nombreuse garnison. L’espérance que les assiégeants avaient conçue d’avoir bon marché d’une place qu’ils savaient être dégarnie d'hommes, les fit retourner plusieurs fois à la charge, maïs la dame les écarta toujours. Ainsi elle se battit pendant deux jours avec une bravoure et une présence d’esprit qui auraient fait honneur à un vieux guerrier, et elle contraignit enfin l’ennemi à se retirer, bien honteux d’être obligé de fuir devant une femme. Deux ans après, un autre parti de la même nation, beaucoup plus nombreux que le premier, vint investir le même fort, tandis que tous les habitants étaient dehors, la plupart occupés aux travaux de la campagne. Les Iroquois les trouvant ainsi dispersés, les saisirent tous les uns après les autres, et marchèrent ensuite vers le fort. La fille du seigneur, âgée au plus de quatorze ans, en était à deux cents pas. Au premier cri qu'elle entendit, elle courut pour y rentrer : les sauvages la poursuivirent, et l’un d’eux la joignit au moment où elle mettait le pied sur la porte; mais l'ayant saisie par

Marie-Andrée Guyon, Louise Macart, Angélique Landron, Cath. de Launay, Thérèse La Mare, Cath. Picard, Françoise Roussel, Marie du Chesnay, Agathe Clarke, Gen. Baudoin, Madeleine d'Auteuil. Thérèse Lalemant, Catherine Chaunière, Gen. de Launay, Jacqueline Poisson, Marie Pinard, Madeleine du Puy, Angélique Riverin, Madeleine Riverin, Charlotte Arnaud, Margte. Mercier, Charlotte St. Germain, Louise Roussel, Marie L, Racine, deux Dlles. de Blainville, Marie-Catherine d’Ailleboust, Thérèse Huault, Louise Pinguet, Madeleine de Beaulieu, Marguerite du Breuil, Elisabeth ‘“ Anglaise,” Margte. de Courtemanche, la petite Louise ‘‘ Sauvage,” Margte. de Cournoyer, J. La Rue, Françoise Couïllard, Barbe St. Maurice, Elisabeth St, Romain, Elisabeth Lachapelle, Marie G. Joriam, Marie M. St. Godard, Madeleine St. Germain, M. M. Gravelle, Marie-Anne Bailli, Louise Pinguet Vancours, M. Catherine Châtel, Jeanne-Charlotte du Gué, Marie-Anne Gué, deux Dlles. Anglaises dont nous ignorons le nom.

un fichu qu’elle avait au cou, elle le détacha lestement et ferma la porte sur elle. Il ne se trouvait alors dans le fort qu’un jeune soldat et une troupe de femmes qui, à la vue de leurs maris qu’on garottait et qu’on emmenaïit prisonniers, jetaient des cris lamentables- La jeune demoiselle, cependant, ne perdit ni le jugement ni le cœur. Elle commença par ôter sa coiffure, puis noua ses cheveux, prit un chapeau et un juste-au-corps, et enferma sous la clef toutes ces femmes, dont les pleurs et les gémissements ne pouvaient qu’inspirer du courage à l'ennemi. Ensuite, elle tira un coup de canon et quelques coups de fusil, se montrant avec son soldat, tantôt dans une redoute et tantôt dans une autre, changeant de temps en temps d’habit, et tirant toujours fort à propos, dès qu’elle voyait les Iroquois s'approcher de la palissade. Ainsi, ces sauvages se persuadèrent qu’il y avait beaucoup de monde dans le fort: et lorsque le Chevalier de Crisasy, averti par le coup de canon, parut pour secourir la place, l’ennemi avait déjà levé le camp.’

on, Cath.

$l.—LES GARDIENS DU MONASTÈRE.

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Roussel,

fadeleine CHAPITRE IV.

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Puy, An- Le siècle finit sous les auspices de Marie,

Margte.

nn k Les Gardiens du Monastère—Visite des Fondatrices de l'Hôpital Abus dt © Général—Mme. de Champigny et les Ursulines—Notice sur la Mère uerite du ÿ Marguerite de Flécelles de St. Athanase—Cérémonie de profession he, la pe- 4 troublée par un accident—Fondation du Monastère de Trois-Riue, Fran- 4 vières—Mort de Frontenac—Mlle. Davis, la jeune captive—Mort in, Elisa- 4 de deux Ursulines de la nouvelle fondation—Une scène inattendue d, Made- Ÿ —Première supérieure canadienne—Dernir: coup-d’œil à l’intéli, Louise 4 rieur du Monastère.

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une soldat de Marie au Monastère, et n garottait nos lectrices aussi, nous le saables- La vons, aiment à voir souvent œur. Elle revenir sur les pages de l’histoire de p eos AT) cette maison, le nom béni de celle SAN te AE LL qui en est la première et principale t quelques = VS supérieure ; elles apprennent avec bon- : redoute et WW heur qu'on a rendu quelque nouvel t, et tirant

EL 6} hommage à cette “Etoile de la mer” ) + # qui guide la barque d'Ursule à travers les flots orageux, et qui l’a préservée jusqu'ici des écueïls semés sur la lon-

RER gue route qu'elle a parcourue. Sans séparer Joseph de sa sainte épouse, nous attirerons en ce moment l'attention sur de pieux souvenirs de temps qui sont déjà loin de nous, mais dont il est resté au Monastère tant de traces ineffaçables.

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Voyez-vous cette petite statue de Marie Immaculée qui sourit aux passants, dans un des corridors les plus fréquentés du Monastère ? Voici les détails de son intronisation en ce lieu.

Le 7 décembre 1689, l'intérieur du cloître offrait le spectacle d’une cérémonie fort simple à la vérité, mais bien propre à toucher des cœurs pieux et sensibles ; c'était une procession où les religieuses et les élèves se dirigeaient en chantant hes hymnes, vers la salle de Communauté. Mais qu’y a-t-il sur ce brancard si soigneusement paré ? Ce sont deux statues dorées : l’une de Marie conçue sans péché, l'autre du bon père St. Joseph. Ù

Arrivée au lieu désigné, la procession fait halte ; on place avec respect la Vierge dans sa petite niche, et toute l’assistance se jette à genoux. On entonne le Tota pulchra es, ce chant simple et pieux que la tradition nous a transmis dans toute la naïveté de son antique harmonie. Après ce premier salut à la Vicrge tutélaire, la procession prend la route du grand escalier St. Augustin, et l’on y pose dans une autre niche, la statue de St. Joseph qu’on y voit encore. Quelques jours auparavant, c’est-à-dire le 21 novembre 1689, on avait placé, d’une manière non moins solennelle, une statue de la bonne Madone au-dessus de la porte d'entrée du Monastère, et tout auprès de la cuisine, la belle petite statue de l'aimable et tant aimé père St. Joseph, qui a été depuis transférée à la chapelle du chœur actuel. Qu'il nous soit permis de rappeler ici quelques unes des touehantes réflexions que ces petits oratoires domestiques ont suggérées à notre vénéré Père Maguire, dont l'âme pieuse s’épanouissait soudain, à la vue de tout objet qui élevait sa pensée vers le ciel. “Qui pourrait décrire, dit-il, dans ses notes historiques, les douces émotions qui s'élèvent dans l’âme à la vue de ces monuments de la ferveur du temps passé ! Ici, c'est un vieil autel du Saint Enfant Jésus érigé autrefois par la piété la plus tendre : là c’est une antique image de la Mère de Dieu placée en ce lieu dans un temps d’affiction, et devant laquelle tant de vierges pieuses ont depuis épanché leurs cœurs ! Ailleurs, c'est un petit oratoire orné par des mains pures, et dédié au dernier membre de la Ste. Famille, le père nourricier de Jésus. Quel cœur ne serait attendri jusqu'aux larmes en contemplant ces objets et

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tant d’autres, qui parlent aux yeux et qui rappellent d’une manière si sensible les chastes joies, les douleurs profondes, le courage soutenu des saintes fondatrices, et de tant d’autres vertueuses filles de Ste. Ursule qui ont fait la gloire de ce Monastère, et qui sont maintenant placées dans le sein d'Abraham !...…. C’est du haut de ce séjour de paix et de bonheur, qu’elles contemplent avec un tendre intérêt leurs sœurs qui sont encore dans la carrière ; elles suivent d’un œil attentif leurs progrès dans la ferveur, épiant, pour ainsi dire, le moment où quelqu’une d'elles doit briser ses chaînes pour aller se réunir à elles.”

$2.—vISITE DES FONDATRICES DE L'HÔPITAL-GÉNÉRAL.

Dans ce dernier chapitre que nous avons déjà commencé, l'intérêt de la narration naîtra surtout d'incidents, en général agréables, que nous aimons à faire connaître à nos lectrices, et qui viennent ci et là rompre ia marche uniforme d’une vie régulière.

C’est une joie toute particulière pour nous, d’avoir à mentionner tout d’abord la fondation de l’Hôpital- Général de Québec, qui donna lieu, dans notre Monastère, à une réunion qu’on pourrait presque appeler une fête de famille. Les trois religieuses fondatrices de cet asile des pauvres, avaient eu permission de nous faire visite avant de se séparer finalement de leur Communauté de l'Hôtel-Dieu; elles vinrent donc ici le 26 mars 1693, sous la conduite de M. de la Colombière et de la Rév. Mère Françoise Juchereau de St. Ignace, Supérieure de l’Hôtel-Dieu de Québec.

A la tête du nouvel établissement se trouvait la Mère Louise Soumande de St. Augustin, religieuse d’une grande piété, d’une douceur admirable qui reluisait dans tous ses traits, et d’une haute intelligence pour la conduitedes affaires; la dépositaire était la Mère Marguerite

Bourdon de St. Jean-Baptiste. La réunion fut très. agréable de part et d'autre, car c’étaient d'anciennes élèves fort aimées et estimées dans notre maison. Ces deux Mères si dignes de leur noble entreprise, avaient reçu pour aides Sr. Geneviève Gosselin de Ste. Madeleine, jeune professe de chœur, et sœur Madeleine Bacon de la Résurrection, converse. Cette journée se passa dans une joie très-intime et cordiale ; ces élèves d'autrefois retrouvaient ici leurs anciennes Mères, fraîches encore et vigoureuses en dépit des années, preuve évidente que les travaux ne pèsent pas au service de Dieu. Quelles douces effusions de cœur entre ces anciennes servantes de Dieu qui, en se rencontrant, ne cherchaient d’autre consolation que de s’animer d’une nouvelle ardeur au service du divin Maître ! ‘ On aurait bien voulu prolonger les instants de ce jour de réjouissance; mais à quatre heures il a fallu se séparer et ce ne fut pas sans verser des larmes.”

Cinq jours plus tard, ces ferventes religieuses firent leurs adieux aux Mères et sœurs de l’Hôtel-Dieu pour aller prendre possession de leur Couvent de “Notre- Dame des Anges,” dou de leur digne et généreux fondateur Mgr. de St. Vallier. Ce séjour charmant et s0litaire consacré à l'exercice de toutes les vertus par les RR. PP. Récollets, avait été cédé par eux au zélé Prélat, qui leur donna en échange un lot de terre sur la Grande Allée ou rue St. Louis, entre notre Mopastère et le Château (1).

Peu de temps après leur fondation, les Rév. Mères de l’Hôpital-Général proposèrent à notre Communauté une union de prières, semblable à celle qui avait été contractée entre nos premières Mères et l'Hôtel-Dieu.

(1) Emplacement de l’église anglicane actuelle,

HISTOIRE DU MONASTÈRE. 495 très. F On acquiesça de grand cœur à cette proposition, à la »nnes 4 seule réserve de l'office des morts et du service funèbre,

Ces à les Constitutions de Paris adoptées en 1682, ne permetaient à tant pas de s'imposer des obligations de cette nature. [ade- 1 L'acte d'union (1) fut signé de part et d'autre avec e Ba- 4 consolation, et bien des circonstances sont venues rese ge À serrer, comme nous le verrons plus tard, les liens qui lèves À ont uni, dès leur origine, les Ursulines et les Hospita-

fraî- 1 lières de cette ville.

‘euve 4 L | ,

d 1 (1) ‘Nous Supérieure et Religieuses Hospitalières de la Miséricorde td À de Jésus de l'Hôpital-Général de Québec, avons entendu la lecture 8 an- ; d’une copie de l'acte signé par les Rév. Mères Ursulines de Québec, ft, ne Ë par lequel elles nous font connaître vouloir bien nous donner part et l'une À communication aux prières et bonnes œuvres qui se feront dans leur urait 1 sainte Communauté, tant en particulier qu’en général, et de plus

A d’t «order au décès de nos religieuses, une communion, un chapelet, JDERr U s que chacune des leurs pourra faire de bonnes œuvres penet ce Cut 125 auit jours qui précèderont le décès de nos défuntes, afin de

4 leur mériter une sainte mort et de hâter le temps de leur béatitude. rent 1 ‘ Remplies de reconnaissance, nous souhaiterions pouvoir témoigner 4 notre gratitude pour la condescendance qu’ont eue les Révérendes et Pour à très-honorées Mères à la très-humble prière que nous leur avons otre- | faite de nous accorder cette grâce, afin de nous unir plus particulièfon- À rement à elles par le lien de la sainte charité de Jésus-Christ Notret S0- î Seigneur, et qu’aidées par le secours de leurs saintes prières, nous ir les 0 puissions dans notre nouvel établissement mener une vie sainte et conélé ! forme à notre saint Institut.

s . ‘ ‘6 Nous les prions d’agréer que nous leur offrions la communication sur

des biens spirituels, et la participation à toutes les bonnes œuvres et JpAS- É les prières qui se feront dans cette Communauté tant qu’elle subsistera : nous noue engageons de plus à faire une communion générale

à et à dire un chapelet pour le repos de chaque défunte de leur Commu- [ères 4 ; LA AN Rte

' nduté, aussitôt que la Rév. Mère Supérieure nous aura donné avis de son auté e décès; et en outre chacune dans son particulier offrira à Dieu tout ce s été À au’elle pourra faire de bonnes œuvres durant les huit jours qui le pré- Dieu. | 4 céderont, renonçant pour cet effet autant que nous le pourrons à toute

autre intention afin de mériter aux mourantes une sainte mort et de leur procurer au plus tôt le bonheur éternel.

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