‹ Les Ursulines de Québec [microforme] (volume 4)Chapitre 175 sur 199 · DERNIÈRES NOVICES AU DIX-SEPTIÈME SIÈCLE · texte numérisé non relu

DERNIÈRES NOVICES AU DIX-SEPTIÈME SIÈCLE

Nous avons encore à faire connaître à nos lectrices sept membres de notre famille, qu’elles rencontreront à plusieurs reprises dans la suite de cet ouvrage, car presque toutes ont vécu à un âge très-avancé, quelques unes mêmes ayant compté soixante-huit et soixante et douze années de profession religieuse.

Lorsque la Mère Jeanne Chorel de Ste. Ursule entrait au noviciat, on amenaït au pensionnat sa jeune sœur Françoise. Sa vocation pour le cloître ne tarda pas à se manifestér, ct elle ne cessa d’importuner sa famille qu’elle n’eût obtenu la permission de suivre les traces de son aînée. Elle avait à peine seize ans quand elle prit au mois de février 1693, l’habit de notre ordre sous le nom de sœur Marie du Sacré-Cœur (1).

(1) Mlle. Louise Chorel, jeune sœur des deux précédentes, était, comme ses aînées, d’un tempérament fort délicat ; mais résolue de se faire religieuse, elle voulut y réussir à quelque prix que ce fût Après en avoir obtenu la permission de ses parents, Mile. Louise demanda son entrée à l’Hôtel-Dieu, et sortit du pensionnat le 8 décembre 1706, pour s’y rendre. Autant sa vie avait été pieuse au pensionnat, autant fut-elle régulière et fervente en religion. Voici le témoignage que lui rendent les Hospitalières. ‘Le 11 fevrier 1711, mourut Sr. Louise Chorel de St, Romain, dite Sr. des Séraphins, n'étant âgée que de vingttrois ans et encore du noviciat. Dans le peu de temps qu’elle a vécu parmi nous, elle a si bien rempli ses devoirs qu’elle fut extrémement regrettée de tonte la Communauté, où elle était fort aimée par sa douceur, son humilité, sa ferveur, son obéissance, sa simplicité, et par dessus tout pour sa charité. Elle était fort adroite.”?

Au mois de septembre suivant, le noviciat s’ouvrait pour trois aimables et fraîches jeunes filles.

Mile. Anne-Marie de Comporté, fille de Philippe Gauthier de Comporté et de Mme. Marie Basire, prit à sa vêture le nom de St. Gabriel, et elle prononça ses vœux dans sa dix-huitième année.

La compagne de profession de la Mère St. Gabriel fut Mlle. Angélique Roberge, fille de M. Denis Roberge et de Mme. Geneviève Aubé. Elle reçut à sa vêture le nom de Ste. Marie.

Mile. Marie du Puy, dite de l'Enfant-Jésus, fille de M. Paul du Puy, ancien officier du régiment de Carignan et Lieutenant civil de Québec, et de Mme. Jeanne Couillard, n’ayant pas encore quinze ans accomplis, à sa prise d’habit, dut différer un peu l’émission de ses vœux, les règles ne permettant pas de prendre un engagement définitif avant dix-sept ans accomplis.

Ces trois demoiselles natives de Québec, furent suivies au chemin qui conduit à la solitude, par deux jeunes Montréalaises, Miles. Geneviève Boucher et Marguerite de Varennes.

Mlle. Geneviève Boucher, fille de Pierre Boucher écuyer, Seigneur de Boucherville, et de Mme. Jeanne Crevier de la Meslée, entra au noviciat le 10 juin 1694. Elle prit le voile sous le nom de Sr. St. Pierre, et fit profession le 18 septembre 1696, dans la dix-neuvième année de son âge.

Mile. Anne-Marguerite de Varennes, fille de René Gauthier de Varennes, Gouverneur de la ville de Trois-Rivières, et de Mme. Marie de Boucherville, entra au noviciat le 2 avril 1699 ; elle reçut l’habit sous le nom de sœur Marie de la Présentation, et fit profession en 1702. Elle était l'aînée des nièces de la Mère Geneviève Boucher de St. Pierre.

Vers le même temps (1699) l’on admit au noviciat, une demoiselle Anglaise, Mile. Marie-Anne Davis, captive de guerre, prise par les Abénaquis et rachetée par la charité généreuse et persévérante du R. P. Sébastien Râle, S. J, Nous allons dès maintenant en dire quelques mot:.

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