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Boue de Notre-Dame. Ces deux bonnes religieuses reçurent de Mme. de la Peltrie, l'accueil le plus gracieux et le plus empressé. Cette généreuse fondatrice entourée de ses petites filles sauvages, allait toujours au débarcadère pour fêter l’arrivée des courageuses sœurs qui venaient partager les travaux et les privations de la petite communauté de Québec. Les Ursulines de Tours rivalisant de zèle et de générosité avec leurs sœurs de Paris, accordaient à chacune de leurs religieuses qui consentait à venir en Canada, une rente viagère de cinquante écus.
Dans la suite des années, une de ces bonnes sœurs ne pouvant s’habituer aux rigueurs du climat, désira revoir sa patrie. Ce fut la Mère A. Compain de Ste. Cécile qui, après avoir lutté avec une certaine générosité contre l’ennui, les privations et les souffrances, retourna en France après onze ans de séjour à Québec. Cet événement fut une épreuve sensible pour notre Vén. Mère de l’Incarnation et pour la petite communauté. Heureusement, ce manque de persévérance dans la pénible mission du Canada a été rare, puisque nos régistres n’en mentionnent que deux exemples.
La Mère Anne Le Boue de Notre-Dame, arrivée aussi en 1644, fut longtemps éprouvée par une maladie
. fort pénible, mais son courage ne fallit pas; dans les
intervalles de santé elle étudiait la langue Algonquine, et elle rendit de grands services à notre maison par l'instruction des sauvages.