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eurs sans la charité dont nous avons été entourées, nous seque rions mortes de faim et de misère. M. le Gouverneur elle, | d’Ailleboust et Madame sa femme nous ont aussi assisant tées. Enfin nous avons été l’objet de la compassion et ille, de la charité de tous nos amis. La compassion est passée tes. même jusqu'aux pauvres: l’un nous offrait une serviette, il y l’autre une chemise, l’autre un manteau. Un autre lont | nous donnait une poule, un autre des œufs, et un autre e et | d’autres choses. Parmi tant de témoignages de com-
passion, nos cœurs étaient attendris au dernier point.
et | Vous savez la pauvreté du pays, mais la charité y est 1 . , ee pt 4 encore plus grande. Cependant il n’y a que la divine ble | Providence qui nous puisse relever de la perte de nos vie biens, qui se monte à plus de cinquante mille livres, ént que valaient notre Monastère et nos meubles.”
“de Cette année, pour comble de misère, les vaisseaux arrivèrent extrêmement tard, et comme on ignorait en France l'accident de l'incendie, ces vaisseaux n’apportaient aux Ursulines que le secours ordinaire. Mais Dieu qui n’abandonne jamais les siens lors même qu’il les éprouve le plus rudement ne permit pas, pendant ce pénible été de 1651, qu’elles manquassent du pain de chaque jour ; et quand vint l’automne, il les soulagea d’une manière presque miraculeuse. Elles avaient une petite métairie (fief St. Joseph) qu’elles étaient dans l’impuissance de faire valoir: M. Vignal leur chapelain arrivé en 1648, touché de la misère où se trouvait réduite au printemps cette pauvre Communauté, résolut de cultiver leurs champs. Il y alla en personne; et, non content de surveiller les domestiques, il y travailla lui-même et plus qu'aucun autre comme simple
sensu imo et fratrum, de nous priver de nos desserts afin de secourir ces bonnes Mères qui ont plus de nécessité de ces douceurs que nous.” Extrait du Journal des Jésuites.
laboureur ! Dieu bénit tellement la charité de ce généreux ami, que cette terre donna une quantité prodigieuse de blé, de pois et d'orge; ce qui fut dans l’automne une grande ressource pour nos Mères.