‹ Les Ursulines de Québec [microforme] (volume 4)Chapitre 98 sur 199 · TREMBLEMENTS DE TERRE · texte numérisé non relu

TREMBLEMENTS DE TERRE

Nos lectrices se rappellent ce que l’histoire du pays raconte de ces épouvantables phénomènes. (1) Selon le savant abbé Ferland, ‘“ Dieu voulut que ce bouleversement de l’ordre physique servît à rétablir l’ordre moral, gravement compromis dans le Canada par les excès des deux dernières années.”

Ces désordres causés par l'ivrognerie étaient tels qu’au téinoignage du R. P. Lalemant, “ les sauvages

Le Mercier, leur Supérieur, le signa le 21 décembre 1665, au nom de la Compagnie, et MM. de Bernières et des Mazerets pour le Séminaire. On promettait de vivre toujours en frères, de se donner mutuellement l'hospitalité, de dire une messe par année pour chaque associé défunt. On fit une association semblable avec le Séminaire de Montréal au mois de février 1688. Les Religieuses entrèrent dans cette association en s'engageant à faire des prières et des communions,

Il convenait surtout que celui de tous ces corps auquel l’'Evêque était personnellement uni, donnât l'exemple de la concorde et fût, pour ainsi dire, le lien de l’union générale. Rien ne représente mieux la primitive Eglise que la vie de ce clergé. Ils n'étaient tous qu’un cœur et qu'une âme, sous la conduite de Mgr. de Laval. Ils ne faisaient qu’une seule famille dont il étaitle père. Biens de patrimoine, bénéfices simples, pensions, présents et honoraires, ils mirent tout en commun. Mgr. de Laval ne faisait rien de considérable que de concert avec tout son clergé ; ses biens aussi étaient en commun. Il n’y avait ni riches ni pauvres, ils étaient tous frères. C’est à cette étroite union que la religion fut redevable des rapides progrès qu'elle fit en Canada. Ce que la piété avait d’abord inspiré, devint par la suite nécessaire, pour engager les prêtres à venir de France en Canada, où l'on pourait leur promettre les avantages d’une association qui les mettait à l'abri de tout chagrin et de toute inquiétude. Les faibles ressources du clergé multipliées, pour ainsi dire, par cette pauvreté évangélique, suffisaient pour l'entretien d’un grand nombre de prêtres. —Histoire manuscrite du Séminaire de Québec.

() Relation des Jésuites, 1663, Histoire du Canada, par l'abbé Ferland, p. 484.

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