‹ Les Ursulines de Québec [microforme]Chapitre 20 sur 156 · LE · texte numérisé non relu

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Nous ne saurions mieux terminer cet article qu'en mettant sous les yeux de nos lectrices les dernières lignes écrites par notre Vén. Mère sur le sol de France, au moment où elle s'exilait si généreusement, pour venir consumer sa vie au milieu des sauvages du Canada. Cette lettre, en date du 18 avril 1639, est adressée à ja Supérien+ les Ursulines de Tours.

“ Ma très-révérende et très-chère Mère,

“ Votre sainte bénédiction. C’est tout de bon qu'il faut vous dire le dernier adieu, et s’en aller où notre Époux nous appelle par «ot infinie miséricorde. Le vaisseau va en rade au; ia lot, après quoi nous n'avons plus de temps que pour tee un vent propre qui nous y puisse conduire sans dans r dens une chaloupe.

“ Vous pouvez juger «les mome: re semblent pas trop longs à une Âme qui est dans ie 1e: #1 dans l’impatience de donner sa vie pour son Bien-Aimé. O ma chère Mère! que le Maitre de nos cœurs est puissant ! Si vous saviez ce qu'il opère en notre troupe canadoise, vous en béniriez mille fois sa bonté : tout est en feu, et pourtant il semble que ce feu se réduise en cendre et en humilité, tant l’on se voit bas dans l’abime des ülvines miséricordes, Je ne puis dire, ma très-chère Mère, ce que j'en pense

6... Mme. de la Ville-aux-Clercs étrenne notre établissement d'un beau tabernacle, d'un très-beau voile de calice, et d'un grand nombre de fleurs de broderie pour orner un parement. C’est notre première bienfaitrice après vous, très-chère Mère, qui serez toujours incomparable, puisque,sans parler de vos autres bienfaits, vous nous avez données nous-mêmes, Aussi serez-vous toujours mon unique Mère, et je serai toujours votre très-obligée et très-affectionnée fille en Jésus-Christ.”

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