CONVERSE
“ Le 29 juin 1657, dit le Récit, nous reçûmes avec joie dans notre communauté notre chère Mère Marie
(*) Relation de 1664.
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de Villiers de S. André, professe de Magny. Elle nous était envoyée par le R. P. Lalem int, que nous avions supplié de nous trouver quelqne religieuse qui eùt une solide vocation pour le Canada.” La suite a prouvé que le choix avait été judicieux ; nous donnerons plus loin la Notice de cette bonne Mère. La Mère S André, ajoute le Récit, amenait avec elle une fille séculière nommée Antoinette Mékinon, choisie à notre demande par nos Mères de Dieppe. Nelon la coutume de ce temps, son noviciat courunt du jour de son embarquement, Peu après son arrivée, elle reçut l'habit de l'Ordre sous le nom de Ste. Marthe, et fit profession le matin même du jour de l’arrivée de Mgr. de Laval. “ C'était une fille fort laborieuse, propre en tous ses emplois, zélé pour le bien de l& ÜUommunauté, ayant ie véritable esprit de sa vocation.”
$6.—Surérieurs EcuzLésiastiquus; M. Du Queyius.
Suivant la discipline de l'Église, chaque communauté d'Ursulines se trouve sous la dépendance de l'Évêque diocésain, et l'on voit par la maghifique floraison d'œuvres de zèle qui s’accomplissent à l'heure qu'il est par les filles de sainte Angèle, dans les dittérentes parties (!)du monde, combien cette organisation est sage, et favorable au but de l’Institut. Une com: munauté a donc, avec l'approbation de l'Ordinaire, le pouvoir de s’assimiler au diocèse où elle se trouve, de régler ses travaux sur les besoins de la localité, en tout ce qui n’est pas réservé dans les bulles qui établissent la Congrégation à laquelle elle est affiliée, Mais comme d'ordinaire le premier Pasteur est occupé aux grandes atfaires de son diocèse, un Supérieur
(@) Il y actuellement près de trois cents couvents d’Ursulines, et plus de onge mille religieuses.
ecclésiastique est choisi avec son agrément pour voir aux affaires importantes du Monastère, tant au spirituel qu’au temporel. ‘“ Depuis l'année 1639, dit le Récit, jusqu’à l'année 1657, les RR. PP. Jésuites, supérieurs des Missions de la Compagnie de Jésus dans la Nouvelle-France, ont été les Supérieurs de notre Communauté. L'an 1646, le R. P. J. Lalemant fut fait, dans ce but, grand vicaire de Mgr. l'Archevêque de Rouen.”
En 1657, le Récit dit : “ Cette année par les derniers vaisseaux arriva en ce pays M. l'abbé de Queylus,grand vicaire de Mgr. l’Archevêque de Rouen et par suite Supérieur de notre Communauté. Pendant le pet dé temps qu’il fut à Québec, il donna bien de l'exercice surtout à nos RR. PP. Jésuites, pour lesquels il ne paraissait pas avoir bonne volonté. Il détourna aussi M. Vignal, qui était chapelain et confesseur de notre communauté, et l’'engagea de monter à Montréal, «en quoi il nous desservit beaucoup.”
L'arrivée de Myr. de Laval ne tarda pas à rétablir les choses. Le R. P. J. Lalemant redevint Supérieur de la communauté et il le fut jasqu’à sa mort. Dans la dernière partie du siècle, le Récit mentionne avec gratitude, comme Supérieurs dévoués de notre maison, MM. de Muizerets, de Merlac, Trouvé, de Montigny et de ia Colombière, du Séminaire des M. E. de Québec.