UVRE PREMIER
L*aatear décrit la création du mende et rapproche les fkbles payennes des récits contenas dans Tancien testament. Nous avons publié toute cette première portion du poème.
Vient ensuite la métamorphose de Lycaon. Vitry Hait de cet hôte barbare un roi d'Arcadie. Ce prince, dit-il , empêchait les Grées de se soumettre à Jupiter, roi de Crète : un jour, néanmoins , il lui donna Thospltalité ; mais pendant la nuit il voulut Tassassiner. Jupiter le détrôna. Lycaon se fit chef de voleun, et les grands vassaux de la couronne de Crète , ( c*est-li-dirft les dieux de la fable,) se réunirent pour punir ses brigandages. Ici le poète décrit les vices de Thomme; c*est pour le punir que le Seigneur lui envois le déluge. Mais le Christ vint sur la terre pour expier nos fautes. Hérodes, le Lycaon de la fable, le loup de la Judée , voulut faire périr le saint enfiint : le fils de Dieu triompha, et le judaïsme fut renversé. L'auteur, après avoir écrit quelques vers satyriques que nous éditons, peint Dieu dans toute sa gloire, entouré des phalanges célestes.
Cy M eomplaini Jupiter au» Dames Dieux de Vhumaine naÉure. — > Sous ce titre se place le déluge de Deucalion; Tauteur voit dans ce récit une anecdote de Thistoire de Crète. Les Cretois se sont insurgés ; Jupiter, pour les soumettre, lâche les eaux de ses étangs et inonde le pays. Le récit d*Ovide n*est d'ailleurs qu'une allunon au déluge raconté par la bible. Deucalion rappelle Noé et sa &mille. Le déluge est Timage du péché qui tue Thomme. Ici l'auteur fait une nouvelle sortie contre les
désordres de son temps. Les pierres jetées à terre par Deacalion et Pyrht sont les bonnes doctrines et la relii^on. La renaissance da genre hamain est uneallnsion au baptême, qui lui donne une nouvelle vie.
Cy parole de Nenibrot et des BabUonieM : — Ici se présente Thistoire de Noé et de ses enfants. Gham ou Zoroastre est Taïenl de Nembrot, premier roi de Babylone: celui-ci détrftne Assur, fils de Sem et roi de Gâldée. Après Nembrot vient fielus son fils. Ninus fils de Belus épouse Sémiramis et invente le culte des idoles. L'auteur parle h cette occasion des cinq cités du pays de Sodomols. Loth , finit prisonnier par les Babyloniens et délivré par Abrabam , fonde Solime ou Salem, depuis Jérusalem. Le chapitre finit par la ruine de Sodome.
Comment Phebus enama Daphné et comment elle fu muée en lorier : — Après le déluge, la terre fut couverte de monstres. Le serpent Phiton n*est autre que le diable. Apollon, qui le tue, est le Christ. Les jeux Pithoniens sont une allusion à la lutte que Dieu imposa à Thomme contre Tesprit du mal : s*il est vainqueur, au lien d*une couronne de lauriers, il aura rentrée du paradis. — Vient ensuite Thistoire de Daphné: Tauteur. voit dans ce récit la description d*one rivière dont les bords sont couverts de lauriers. La chaleur du soleil les fait croître. — Ovide a pu songer aussi k raconter la fin d*une jeune fille morte en défendant sa virginité. Elle a reçu probablement la sépulture sous un laurier. —Daphné est remblême de la pudeur. L'auteur vante la virginité du casur , sans laquelle celle du corps n*est rien. — Daphné peut encore représenter la vierge Marie : ici se place Téloge de la mère de Dien et le panégyrique de la vertu luttant contre le mal.
Comment To fut muée en vache: — Dans cette fable, on trouve simplement Thistoire d*un châtelain nommé Argus. Son castel avait cent tourelles : il s*élevait près d'une prairie au bord de la rivière Ynatos, sur une montagne.
du Mont d'Argi
Ot nom le chasteaux Montargi.
Dans la prairie paissaient des troupeaux de vaches. Mercure , fils de Jupiter, roi de Crète, tua Argus, s'empara de son château et de son bétail. — L'auteur explique encore cette fable autrement: Ynatns, premier roi de Grèce, eut un fils nommé Foronius, qui inventa les procès ( de là le mot de Forum), et une fille nommée Yo. Jupiter la séduisit, puis Tabandonna. Cette infortunée n'eut d'autre ressource que de se livrer à la prostitution. Son père alla la chercher dans les mauvais lieux et ne put la ramener au bien. Quand elle fiit vieille, elle gouverna une maison de débauche ; et, comme elle
avait acquis savoir et expérience, les Egyptiens en firent leur reine^ Elle leur enseigna la cleijie. — A cette étrange explication, Tanteur joint une allégorie que voici : Yo est la jeune fille longtemps vertueuse» qui finit par se laisser aller à tous les vices. Argus est remblême du siècle qui abuse de ses ftiblesses. Mercure représente la raison, qui parvient à la ramener au bien. — Enfin on peut encore la comparer à sainte Marie l'Égyptienne , dont l'éloge obtient ici quelques vers. — Quant à Thistoire de Pan et de Syrinx , qui se mêle à la fable d*Io , c'est une réminiscence de quelque historiette amoureuse et champêtre. La flûte de Pan ne fut-t-elle pas inventée par des bergers? Pan est le monde , et Syrinx le plaisir. Celui , qui s'occupe de l'un et de l'autre^ perd sa vie et les biens éternels. Argus est l'image de la mort , et ses yeux sans nombre, que Junon sème sur la queue du paon , nous représentent les vanités du siècle.
Comment Phéton ala querre son père, — La première partie de ce récit mythologique est un tableau des guerres qui divisèrent Epaphos, fondateur de Memphis , roi d'Egypte et Phaéton, roi de Lyope. Les prétentions du fils d'Apollon sont une allégorie à l'orgueil de Lucifer et à sa révolte. C'est aussi l'image de la vanité, qui parfois égare le sage : Dieu finit toujours par la chStier.