M0>SIE\B
Tayme mieux vous escrire plus soun^nf , M vous p^iy/T à plu^i'-fir s fois. Cela sera plus commo^le [j^jiir votis fd pour rnoy . t\w, -.i n \u coup ie vous baiHoià vn«^ ^Tan^îe somni^r, qui 9^'Sh\i f-unnyt.n^f' a compter, et où il pourToiî;pa.rv:r Ui^ufoui^ (U-, faiHV!^ pi^;^/v:. yhfn^.^:>. pièces sont celle:* où il y ►rntre dn suif. C^f-Af. \uf', qi^':-.t.:'*fi ^^ l^-hf'! en Droit, Ytrum rr^tïHtor ^^jfjkpotxU ar^ip^r^. /M'/« port^r^^ *:t fédères tiennent qur non : (/>Jii^, fr r\\^f-^\\'W^ p'iriirulafK «<,/«'»'/ multa habet incommoda, Mi^U ^om r;^: :uf: rpriiV-j*'/ (^^ '*.'.*. ^i U ; gueur. Au5*i 5efir7 von.-» au hj^/af! rUi p-'-r^ir'-'; U fU\r*f: -'v';".:/-'!?^, ^ vous ne voi 1 1 lr2 n>Ti ?»■:»" r î j 0 ! r '^^'r ;; . ''j ■. , ^i. .-: •T;^f/\ ; > r ;. -: yj . f* î ■ aquitter en ^n ^.oiip dr tô:;^. '•■-^ «.t -.r-, \< ■ rr.< <'i', ?.. '',>:» y- .>-■ ^ j.,^ p-^c solualile p'>n r r,^À:\, Kt iv: ■■; y r: ■ : ^ ;.■•. i\r.-. '.■■■:■■■:.!. .-îr-^rj .» ., .. \-/ , ;.// . .. î de reSlr:. MaU fO»-*; • K: i'iit: .•^; vr-,:^ ry.-.'r- ..■■■ ;■. --î^ 0 K ■> :";:V":' comptant. VûiJi ■.:■;■ ;.V: y ■. .-: r! '■■ ,i; '", ■!. '.r: '!i- .V.rA ■•, . .. .[/■••i. Jrf. . f.''"'".
ie perdis it ti'ois 'i^/., i •■ ^ *r'>y. wc-i ■-. . •.•/-> 'V-'.-î >îr".j;: j.- li-îL?.---.
023 NOWELLE» LETTBE8
grande partie de mes chausses ; et il n'en faudnMt gueres de semblables pour m'emporter ma chemise. Gela va mal. Vous en sera fascfaé. Mais il y a trois mois que ie ne jouô plus : et î'ay fà grande, mais ie dis célèbre résolution de plus jouer. Si ie la garde, n'ay-je pas beaucoup gagné) le m'oserois pas t^ m'en asseoier. Car ie serois deuenu bien peu Philofophe, si ie n'osois répoodie asaeurément de moy-mesme. Tant-y-a que si j'en doute, c'est de II mesme sorte que ie ponrrois douter, » ie ne m'iray pas jetter ii» renouueau dans Breda. H n'y a pas grande apparence. Mais si rai voulez, que j'en sois encore plus asseuré, faites que ie vous le promette, et deniandez-le-moy par l'amitié que ie vdns dois. le m reseruay deux cens escus, comme vue taûe de naufrage^ sur hquelle j'ay vogué assez plaisamment d'vn costé et d'autee, touaioai rifflant, comme vous sçauez. Enfin, ie pris terre à Orléans, oh ie m suis r'affraichy deux mois durant le vous dirois ce qui m'y aten si long-temps. Mais il faudroit que* nous eussions vn chiffre entie nous deux. Cela seroit pldsant, qu'vn* paquet de la sorte tondMt entre lés mains des ennemis : et qu'après auoir bien exercé ton les déchifreurs de l'armée ; au lien d'y irouuer quelque entrqrà sur Anuers, ou quelque grand dessein sur l'armée du Alarquis ; on n'y trouuast que des *** de celle-cy , ou de celle-là; Mais vous, mandez-moy si vous-vous en passez ; et si vostre première resolution dure encore. Selon que Ton m'a parlé en ce païs-là, ie voudrois que vous "***. Mais ie m'imagine qu'il est bien difficile de *** sous des huttes, et principalement quand on les a faites. C'est vne estrangc vie que celle de delà. Monsieur de la lonquiere m'en a fort dégousté. Mais mandez-moy plus particulièrement tout ce que vous faites. Vous ne nous escriuez que des menaces : et si vous ne me faites réponce, ce dites-vous, celle-cy sera la dernière que ie vous escriray. Buena es la flemapor dios. On voit bien, que vous parlez en homme, qui a vingt-cinq mille hommes de pied, et quatre mille chenaux. Mais deffenses à vous pourtant de plus vser de tels termes. On vous a osté vostre muselière en ce païs-là. Mais nous irons vous la remettre. Vous ne voyez pas, que la pluspart du temps, nous n'avons rien à vous conter. Et vous auez tort de me dire, que j'ay plus de choses à escrire que vous, estant en lieu, où il y a plus de nouuelles. Car les farces de la Cour et les gazettes ***.
A MONSIEVR ***
LETTRE XXI
MONSIBVR ,
Le soîn- que vous auez eu de Paffaire dont ie vous auois parlé, l'a pas esté employé si peu vtilement que vous dites. Car cela m'a îsté vn témoignage, que vous me faisiez Thonneur de m'aymer : et e tiens cette fortune-là beaucoup au dessus de Pautre que ie pre- ;endois. le vous le djs sans mentir, ie me laisse bien plus toucher à a gloire, qu'à Tambidon : et ainsi il n'y a point de place au monde, ani proche fust-elle,des Roys, que ie ne prisasse moins, que celle jue vous me donnez en vos bonnes grâces. 11 me déplaist seulement, ijae tant de faueur , que vous me faites, demeure sans reconnoissance ; et qu'il ne me reste plus 'rien que vous puissiez de nouueau aquerir en moy. Mais souffrez, s'il vous plaist, que ie ne donne aucune part de mon affection, à l'obligation que ie vous ay : puisque ie Tay desîa donnée toute entière à vos tre mérite ; et que dés le premier iour que j'eus le bon-heur de vous bien connoistre, sans sçauoir si vous m'aymeriez ou non, ie fus parfaitement, etc.
A MONSIEVR ***
LETTRE XXIL
MONSIEVfi,
le craignois que mes lettres, si elles venoient seules, ne fussent pas trop bien reçeuës de vous : et sans cela ie vous aurois remercié il y a longtemps de la faueur qu'il vous a pleù me faire. Mais j^ay pensé qu'elles n'arriueroient pas trop tard : pourueu qu'elles vinssent auec celles de Mademoiselle du Plessis ; et que vous leur feriez tousiours fort bon accueil les trouuant t;n si bonne compagnie, le portay à cette belle Dame la lettre que vous luy escriuiez, aussitost que ie l'eus receue : et ie vous puis dire, sans vous flatter, qu'elle fut leuê d'elle en ma présence plus d'vne fois; et qu'elle en demeura parfaitement contente et satisfaite. Ne croyez pas néantmoins f. pour ce que ie vous en dis , estre mieux dans ses bonnes
62i NOVVELLES LETTKES
grâces : et ne prenez pas cela pour vn témoignage de beaucoup d'affection. Car ce que vous luy auez escritestoit de sorte, qu'il eust causé le mesme effet en vne personne indifférente : el le ne crois pas qu'il y ait femme au monde, qui ne Teût reçeuëauec beaucoup de contentement; si ce n'est peut-estre qu'il y en ait quelqu'vne qui n'ait point de vanité. Aussi, si vous estimez à cpielque fortune la grâce que Pon vous fait de vous en remercier : ie nepretens pas, que vous m*en sçachiez aucun gré; ni que vouscrovei que mes prières et mes sollicitations y ayent contribué quelqœ chose. Car ie ne crois pas qu'il se pust faire, qu'vne si bonne lellie denieurast sans réponse; ni que celle qui Ta reçeuë pust rienc»' blier, de tout ce qui vous peut obliger à luy en faire \oir ^iie seconde. Dans celle qu'elle vous enuoye, vous verrez despreuueséc ce que ie vous dis. (Mais vous les aurez desia veuës en lisant cecj. Car sans doute elle aura esté ouuerte la première.) Et c'est-là,qne vous iugerez, si ie suis menteur, -et si vous ne Testes pas, lorsque vous- vous dites malheureux. Au moins, ayant des asseurancesdn contraire de si'bonne main. Vous ne deuez plus, ce me semble, voas appeller ainsi, ni vous plaindre dauantage d'vne absence, sans laquelle vous ne pouuiez pas receuoir celle faveur. Pour moy, quand toutes ces considerations-là n'y seroient point, je ne pourrois pas estre triste de vostre mal, tant que ie vous entendrois plaindre Je si bonne grâce ; ni estre touché de pitié, pour vous voir en vne condition, que j'estimerois plustost digne d'enuie. Car sans mentir, w, ne puis pas comprendre, que Ton puisse se plaindre de la solitude, estant auprès do Madame la Comtesse de Moret; ni croire qu vu lionneste honinie puisse estre mal-lieureux avec elle. Et tn vérité, depuis qu'elle est partie d'icy,et qu'elle vous en a eniiiieiié; ie trouue dans Paris ce désert, que vous trouuez dans vos Ibrests: et ie ne pourrois pas voir le Cloislre sans tristesse, quand niesniela phis belle Dame qui y soit se disposeroit à m'y donner tout couientement. Mais pourtant, parmy cet ennuy, ie ne m'estime pas encore tout à fait mal-heureux : puisque vous me faites l'honneiir il»' vous souuenir quelquefois de moy ; et de croire que je suis do tout mon cœur, et plus que personne du monde,
MoiNSiKVR, Vos Ire y etc.