BALADE
Vous de qui l'œil: est mon vainqueur^ Belle, qui causastes Torage, Qui soufla premier en mon cœur, tes feux de FAmoureuse rage :
Dans Tardent brasier, qui m^outrage, Vous ne sçauriez plus me garder ; Si vous ne me donnez pour gage, Ce que ie n'ose demander.
le ne souhaite le bon-heur, D'auoir vn Empire en partage, Ny les pompes de cet honneur, A qui le Monde fait hommage.
Toutes les richesses du Tage le ne pretens pas posséder :
Et i'estimerois dauantage.
Ce que ie n'ose demander.
Ck)mment puis-ie voir la douceur, Qu'Amour a peinte en ce Visage ?
Les feux de cet oeil rauisseur, La grâce de ce beau corsage?
Cette belle et diuine Image, A qui toute autre doit céder?
Sans désirer en mon courage, Ce que ie n'ose demander.
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Relieiiimit OMi ivrigiie tro{» mge.
liw le inal cattMrtmlaagoear, Par mes yeux A ttoaiié passage.
. •' Ils vont pour mon cœur en message :. Et quaud i'ose vous regarderj ■ Ils demandent en leur langage^ ^ . Ce que la n'ose demander. ^M
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