ONSOLATION SUR LA MORT DE L'AUTHEUR
SONNET
C'est trop pleurer un mort^ à qui les Destinées Firent un si riant et si tranquille cours : Qui sçeut si bien vser des momens de ses iours^ Et vit de tant d'honneurs ses veilles couronnées.
Yne suitte^ en viuant, de Grâces enchaisnées, De leurs dons plus exquis ornèrent ses Discours ; Et Fart à leurs beautez adjoustant son secours ^ Sur un parfait modelle accomplit ses années.
Il est vray que la Mort par qui tout est détruit , Trop tost du noir bandeau de Teternelle nuit A voilé sa belle Âme^ et sillé sa paupière :
Mais sans plus rien deuoir au céleste flambeau^ Brillant dans ses Escrits de sa propre lumière , Ne va-t-il pas reuiure en dépit du tombeau ?
Db Pinghbsnb.
DE MONSIKVR
DE VOITVRE.