L£3 VACANCES
signalées , {>or(e les mêmes couleurs , toutefois un peu moins vives, et surtout d'un dessin moins arrêté.
La dépouille de ces deux jolies gazelles est trèsestimée des indigènes qui en font des harossy vêtement qui leur sert de manteau pendant le jour et de couverture pendant la nuit.
Blesboks et bonteboks ont absolument les mêmes habitudes ; ils vivent dans les plaines du Zuur-Y eldt» où ils forment des troupeaux de plusieurs miUiers dlndividus, qui couvrent le sol d'une masse com* pacte et pourprée.
Ils se rapprochent à cet égard des springboks et des autres gazelles, dont ils diffèrent néanmoins sous beaucoup d'autres rapports. Lorsqu'ils sont effrayés, les springboks se dispersent et s'enfuient dans toutes les directions, tandis que les antilopes dont nous parlons courent invariablement contre le vent, portant les narines à fleur de terre, comme des limiers sur la piste d'un cerf.
Plus rapides que les springboks, ils sont également plus défiants et plus rusés , comme si l'ex* périence leur avait appris que leur dépouille étant plus estimée des chasseurs, ils avaient besoin de plus d'adresse pour échapper aux attaques de ces derniers.
Autrefois, ces deux antilopes étaient fort communes dans toutes les parties du midi de l'Afrique où les Européens ont fondé leurs étabUssements,
et leur parcours s'étendait jusqu'à la pointe du Cap ; il est maintenant limité aux plaines du Zuur-Veldt, qui sont situées au nord de la rivière d'Orange.
On rencontre bien quelques bonteboks dans le district de Swellendam, en deçà des frontières de la colonie du Gap ; mais cela tient à une mesure protectrice du gouvernement, qui frappe d'une amende de six rixdals quiconque tue l'un de ces animaux, sans y être autorisé.