Qui marche sur la plante des pieds comme les ours
est facile de la piller au moyen de ses ongulés» destinés à creuser le sol; raais qu'il lui est impossible de prendre le miel quand celui-ci est placé à une certaine hauteur, car il n'a pas la faculté de grimper aux arbres. Il n'en &it pas moins de vains efforts pour atteindre la ruche dont l'accès lui est interdit, et lorsqu'un Hottentot aperçoit l'empreintô des ongles du ratel sur l'écorce inférieure d'un arbre, il ne manque pas d'y chercher le miel que cette marque lui indique.
C'étaient Congo et Facetanné qui avaient donné tous ces détails à nos amis. Hans avait ajouté que le ratel se trouve dans toutes les parties de l'Afrique et forme un genre particulier dans la famille des plantigrades; que sa peau est assez épaisse pour que les abeilles ne puissent pas la pçrcer de leur aiguillon ; enfin qu'il doit à son odeur extrè» mement désagréable, le surnom de blaireau puanL
Mais ce qu'il y a de plus singulier dans l'histoire du ratel, c'est l'habitude qu'a celui-ci d'accourir à la voix du guide au miel; de son côté l'oiseau agit à l'égard dû quadrupède de la même manière que lorsqu'il rencontre un homme , et, d'après M. Verreaux, l'indicateur, en pareille circonstance^ vole plus bas et s'arrête plus fréquemment, dans la crainte que le ratel ne vienne à le perdre de vue.
Il était certain pour nos amis que c'était le cri du coucou indicateur qui leur valait la présence du
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nouvel arrivant. Toutefois, dès que le ratel eut aperçu les cavaliers, il tourna les talons et s'en fut au plus vite.
Le guide s'impatientait; mais la caravane s*ébranla, et notre coucou, battant des ailes, prit son vol et fut suivi de toute la bande.
L'oiseau s'en allait d'arbre en arbre, proférant son koui koui koui kit, avec une satisfaction non équivoque, et les chasseurs trottinaient derrière lui en jasant de l'aventure.
Bientôt l'appel du coucou s'entendit plus fréquemment, et l'animation croissante du petit indi^ cateur annonça aux cavaliers qu'ils approchaient d'un nid d'abeilles. Quelques minutes après, l'oi* seau s'arrêta sur un arbre, d'où il ne voulut pas s'envoler : c'était précisément dans cet arbre qu'était située la ruche. L*écorce en était lacérée à la base, de façon à prouver que plus d'un ratel avait été conduit en cet endroit, où il était arrivé plein d'espoir, et n'avait trouvé qu'une amère déception,
Facetanné et Congo sapèrent à coups de hache l'arbre qui renfermait la ruche ; ils etiftimèrent les abeilles, et les rayons, pleins de miel, furent emportés au bivouac, non sans en avoir laissé quelques fragments pour payer les services du petit indicateur. La provision des abeilles était considérable, et nos chasseurs, y compris les deux nègres, se donnèrent le soir même une indigestion de mieL
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