ACTE PREMIER
Une fois enfoncés dans leurs matbéaiatiques,
D’un tas d’inventions ont le cerveau farci,
Quand ils lèvent le nez de leur papier noirci,
C’est pour ouvrir des yeux, atones, dans l’espace.
Des yeux qui ne voient pas I et si leur femnae passe Dans le rayonnement de toute sa beauté.
Ils lui disent que B plus X égale T 1
Ils ne comprennent pas que le mot du problème
Se trouve dans les yeux de la femme qu’on aime!
Ce sont de grands nigauds ! — Cependant ton mari N’est qu’à moitié malade et peut être guéri.
Seulement, c’est à toi qu’en appartient la cure;
La cure en est toute simple et je fais h gageure Qu’il suffit bonnement pour le guérir du coup.
De tes deux jolis bras à l’entour de son cou.
JEANNE
Le remède est bien simple, et cependant je doute...
BRDNEL , à pari.
Serais-je sur la voie?... — Il faut coûte que coûte M’assurer dès demain si j’ai tort ou raison.
En tous cas mon discours est de toute saison;
S’il porte fruit, tant mieux ! C’est comme le remède Qu’on donne au moribond ; si Dieu lui vient en aide. On le guérit ; s’il meurt, la science est en paix.
Car un remède nul ne peut être mauvais.
(Haut.)
A propos, mon enfant, il faut que je te dise Une décision depuis ce matin prise;
J’ai besoin de grand air, je me suis consulté,
Et comme Paris manque à présent de gaîté.
Je me suis ordonné quinze jours de campagne.
AnMANUE.
Vos malades, docteur, y perdront !
BRCNEL.
Qui perd gagne !
Et comme je rirais de retour à Paris,
Si j’allais retrouver mes malades guéris!
ÂBMANDE , h pari.
Pourquoi veut-il rester ?
JEANNE
Je vais à l’instant même...
BBCNEIij la retenant.
.In connais le chemin ! Ma chambre est au deuxième. Et donne sur le bois — un splendide coup d’œil!
(a part, en torUnt.)
Il faut soigner d’abord les malades d’Âutcuil !