‹ Les vacances du docteur drame en quatre actes en versChapitre 14 sur 61 · SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

SCÈNE VIII

ARMANDE, JEANNE , aiiite,

ABMANDE, h part*

Je saurai le secret de sa mélancolie !

(Haut.)

Jeanne, se peut-il donc que ta mémoire oublie Les jours heureux passés à l’ombre du couvent ?

JEANNE

Hélas ! je les regrette et j’y rêve souvent!

ABUANDE, s'a5seyant près d’ellfl,

- En ces jours après qui, comme toi je soupire ,

Nos lèvres s’entrouvraient pour prier et sourire.

Et nos plus grands chagrins se trouvaient consolés Par une confidence en ces jours envolés !

JEANNE

Je n’ai pas de chagrins, et ta sollicitude...

ARMÂNDE.

Tu ne sais pas mentir, lu manques d’habitude !

Mais ton mal se trahit dans ta voix, dans tes yeux :

Conte-moi ta douleur ! — ton secret ? — je le veux !

(silence.)

Lorsque je t’ai revue après un long voyage ,

Ton cœur s’est souvenu des plaisirs d’un autre âge,

J’étais seule à Paris; tu m’as dit : « Viens, ma sœur,

« Le temps fuira peut-être avec plus de douceur;

« A deux, la vie est belle et bonne quand on s’aime,

« Et d’ailleurs n’es-tu pas comme une autre moi-même ! d

(silence.)

J’acceptai franchement ton hospitalité.

Et pourtant ton silence est une dureté !

JEANNE y éclatant*

Eh bien! oui, vois, je pleure ! Eh bien ! oui, tiens, je souffre. Je porte sur le corps une robe de soufre

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