SCÈNE PREMIÈRE
JEANNE (seule, assise près de la (able à gauche).
Je ne puis travailler! Rien ne saurait me plaire,
De mes doutes mortels rien ne peut me distraire l Je sais que je n’ai pas de preuves contre lui,
Et cependant mon cœur écoute son ennui!
Armande mejraitait de fille romanesque Autrefois, au couvent; elle avait raison... presque! Car, dans ma soif d’amour, j’ai voulu mon roman.
Et j’ai pris un mari que je rCvais amant !
— Aimer! douter! souffrir! c’est notre sort à toutes! Armande n’aime pas, elle, et n’a point de doutes,
El ses jours à ses jours s’enchaînent doucement. Chacun portant sa pai.x et son contentement !
Je n’attristerai pas l’amitié qui nous lie;
Armande ignorera qu^auprès d’elle j’oublie Tout ce que j’ai de fièvre et d’exaltation :
N’est-elle pas ma sœur ? Ma sœur d’élection?
— Ah ! l’amitié vaut mieux que l’amour !
(Elle penche la tête et rêve.)
LKS VACANCES DU ÜOCTEUf».