‹ Les vacances du docteur drame en quatre actes en versChapitre 4 sur 61 · SCÈNE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE

JEANNE (seule, assise près de la (able à gauche).

Je ne puis travailler! Rien ne saurait me plaire,

De mes doutes mortels rien ne peut me distraire l Je sais que je n’ai pas de preuves contre lui,

Et cependant mon cœur écoute son ennui!

Armande mejraitait de fille romanesque Autrefois, au couvent; elle avait raison... presque! Car, dans ma soif d’amour, j’ai voulu mon roman.

Et j’ai pris un mari que je rCvais amant !

— Aimer! douter! souffrir! c’est notre sort à toutes! Armande n’aime pas, elle, et n’a point de doutes,

El ses jours à ses jours s’enchaînent doucement. Chacun portant sa pai.x et son contentement !

Je n’attristerai pas l’amitié qui nous lie;

Armande ignorera qu^auprès d’elle j’oublie Tout ce que j’ai de fièvre et d’exaltation :

N’est-elle pas ma sœur ? Ma sœur d’élection?

— Ah ! l’amitié vaut mieux que l’amour !

(Elle penche la tête et rêve.)

LKS VACANCES DU ÜOCTEUf».

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