‹ Les vaches laitièresChapitre 107 sur 130 · bactéries · texte numérisé non relu

bactéries

Vingt-cinq heures plus tard. 5.600.000 —

Dans la seconde expérience, la progression de la multiplication bactérienne a été encore [tins extraordinaire cl arrivait au bout de vingt-cinq heures au chiffre fantastique de G3, 500, (100.

Les médecins, en Angleterre, en Allemagne, en France, etc., ont constaté, sans doute possible, la transmission, par le lait infecté, de la fièvre typhoïde, de la scarlatine, de la diphtérie n'atteignant que les personnes ayant consommé un lait suspect déterminé.

Malgré les dénégations de beaucoup de nos maîtres, Boulav d'Avesnes, a constaté la transmission de la vache à l'homme, par le lait, de la fièvre aphteuse. Et

M. Nocard a reconnu que, dans les épidémies, la contamination par le lait est de beaucoup la plus efficace.

Les matières septiques en suspension dans l'atmosphère et mélangées fortuitement au lait le rendent également très dangereux. Or, les différents accidents morbides provenant du lait ont été amenés par l'air du heu où ce produit a séjourné. C'est ainsi que du lait, déposé dans une salle d'hôpital, a été trouvé envahi par les bacilles pathogènes, provenant des malades couchés dans cette salle.

Mais l'air n'est pas le seul agent de contamination du lait. L'eau est au moins aussi coupable. Quand le laitier met de l'eau dans son lait, il ne prend pas la peine de la filtrer et encore moins de la stériliser et de la rendre ainsi inoffensive. On nous a conté la plaisanterie d'un laitier des environs de Paris (Bords de la Marne) qui avait la spécialité et le talent rare de l'élevage des goujons dans son lait. On voulait sans doute exprimer l'idée que le fraudeur ne s'occupait guère de la qualité de l'eau servant au « baptême » du lait qu'il vend à ses concitoyens.

Si les vases, servant à mettre le lait, ne sont pas parfaitement essuyés, séchés après le lavage avec des linges propres et chaque jour renouvelés, si l'eau, qui a servi au nettoyage, n'a pas été bouillie, elle peut laisser des germes nombreux qui altéreront la qualité du lait ou le rendront même nuisible.

Tous les infinimenfpetits, qui pullulent dans le lait, peuvent aussi, sans le rendre absolument malfaisant, faire développer des fermentations modifiant essentiellement ou détruisant même les principaux éléments constitutifs du lait : crème, caséine et lactose, chan-

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